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Full text of "Bulletin Societe D'Histoire Naturelle de Toulouse (et de Midi Pyrenees)."

BULLETIN 




DE LA 



SOCIÉTÉ 



D'HISTOIRE NATURELLE 



DE TOULOUSE. 



DIXIEME ANNÉE. — 1875-1876 




TOULOUSE 

IMPRIMERIE RONNAL ET GIRRAC 

RUE SAINT-ROME, 44 

1876 




BULLETIN 



DE LA. 



SOCIÉTÉ D HISTOIRE NATURELLE 



DE TOULOUSE. 



BULLETIN 



DE IA 



r v 



SOCIETE 

D'HISTOIRE NATURELLE 

DE TOULOUSE 



DIXIÈME ANNÉE. — TOME X. 



PARIS 
SAVY, LIBRAIRE-ÉDITEUR 

RUE HÀUTEFEUILLE, 24 

4S9S-18Ï6 



ETAT 

DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 
DE TOULOUSE. 
5 Février 1876. 

Membres nés. 

M. le Préfet du département de la Haute-Garonne. 

M. le Maire de Toulouse. 

M. le Recteur de l'Académie de Toulouse. 

Membres honoraires. 

MM. 

1 866 D r Clos, Directeur du Jardin des Plantes, 3, Jardin-Royal, Toulouse. 

— E. Dulaurier & , Membre de l'Institut, Professeur à l'Ecole des 

Langues orientales vivantes, 27, rue Nicolo, Paris. 

— D r N. Joly ^, Professeur à la Faculté des sciences , membre 

correspondant de l'Institut, 23, quai de Brienne, Toulouse. 

— D r J.-B. Noulet $s Directeur du Musée d'histoire naturelle, 44, 

rue du Lycée, Toulouse. 

— Lavocat $f, Directeur de l'Ecole vétérinaire, Toulouse. 

1868 Daguin ^, Professeur à la Faculté des sciences, 44, rue Saint- 
Joseph, Toulouse. 
- D r Léon Soubeyran, Professeur à l'École supérieure de pharmacie 
de Montpellier. 

1872 L'abbé D. Dupuy ft, Professeur au Petit-Séminaire, Auch (Gers). 

— Paul de Rouville *fc , Prof, à la Faculté des sciences, Montpellier 

(Hérault). 

1873 Emile Blanchard 0. $f, membre de l'Institut, Professeur au 

Muséum. Paris. 
1 875 Delesse $* , Ingénieur en chef des mines, Professeur de géologie 
à l'Ecole Normale, rue Madame, 37, Paris. 

Membres titulaires. 

Fondateurs. 

MM. D'Aubuisson (Auguste), 1 , rue du Calvaire, Toulouse. 
Bonnal (Edmond), 44, rue Saint-Rome, Toulouse. 



MM. Cartailuac (Emile), Conservateur-adjoint du Musée d'histoire 
naturelle, 5, rue de la Chaîne, Toulouse. 
Chalande (J. -François), 8, rue Clémence-Isaure, Toulouse. 
Fouque (Charles), 20, rue de la Pomme, Toulouse. 
D r Félix Garrigou, 38, rue Valade. Toulouse. 
Lacroix (Adrien), 20, rue Peyrolières. Toulouse. 
Marquet (Charles), U, rue Saint-Joseph. Toulouse. 
De Montlezun (Armand). Gimont (Gers). 
Pla, Inspecteur des Ecoles primaires, à Carcassonne (Aude). 
Trutat (Eugène), Conservateur du Musée d'histoire naturelle, rue 
des Prêtres, 3. Toulouse. 

MM. 

4 866 Colonel Belleville (Eugène), *£, 28, rue Saint-Rome. Toulouse. 

— Bordenave (Auguste), Chirur. -dentiste, 7, rue St-Rome. Toulouse. 

— Calmels (Henri), propriétaire à Carbonne (H. -G.). 

— D r Gourdon (Jean). Professeur à l'Ecole Vétérinaire. Toulouse. 

— Lassère (Raymond) #, capitaine d'artillerie en ret., 9, rue Mata- 

biau. Toulouse. 

— De Malafosse (Louis), château des Varennes, près Baziège (H. -G.). 

— DePLANET (Edmond), Ingénieur civil, 46, rue des Amidonniers. 

Toulouse. 

— Regnault (Félix), 28, rue des Balances. Toulouse. 

— Rozy (Henri), Professeur à la Faculté de Droit, 10, rue Saint- 

An toine-du-T. Toulouse 

1867 Ue Constant- Bonnev al (Hippolyte), 18, rue des Arts. Toulouse. 

— D r Thomas (Philadelphe). Gaillac (Tarn). 

1868 Gantier (Antoine), Château de Picayne, près Cazères (H. -G.) 

— Comte de Sameucy-Luzençon (Félix), rue du Vieux -Raisin, 31, 

Toulouse. 

1869 Izarn, Commis principal des douanes, 43, allée Lafayette. Toulouse. 

1870 Bdffet del Mas, 33, rue des Couteliers. Toulouse. 

— Fagot (Paul), notaire à Villefranche-de-Lauragais (H. -G.). 

— Flotte (Léon). Crépy- en- Valois (Oise). 

1871 Delevez, Directeur de l'École normale, à Toulouse (H. G). 

— Desjardins (Edouard), Jardinier en chet à l'Ecole vét. Toulouse. 
Guy, Directeur de l'Aquarium Toulousain, 15, rue de Cugnaux. 

Toulouse. 

— De Malafosse (Gaston), avocat, 1 3, Grande rue Nazareth. Toulouse. 

— D r Resseguet (Jules), 3, rue Joutx-Aigues. Toulouse. 

1872 L'abbé Avignon, rue Romiguières, Toulouse. 

— D r Bégué, Inspecteur des Enfants assistés. Aurillac (Cantal). 

— Bidaud (Louis), Chef des travaux chim. à l'Ecole vét. Toulouse. 

— Biociie (Alphonse), avocat, 10, rue de Rennes. Paris. 



MM. 

1872 Du Bourg (Gaston), 6, place Saintes-Scarbes, Toulouse. 

— Castel (Julien), 16, rue Montplaisir. Toulouse. 

— Detroyat (Arnaud), banquier. Bayonne (B.-Pyr.). 

— Esparseil (Marius), Architecte. Carcassonne (Aude) . 

— Fontan (Alfred), Receveur de l'enregistrement. Mazamet (Tarn). 

— Germain (Victor) *fc, capitaine de cavalerie en retraite, rue 

Raymond IV. Toulouse. 

— Gèze (Louis), 17, place d'Assézat. Toulouse. 

— Gourdon (Maurice), à Luchon (H. -G.). 

— De Cardenal (Joseph), juge-suppléant à Mirande (Gers). 

— Huttier, inspecteur faisant fonctions d'agent-voyer en chef. Rue 

Mustapha- Ismaël, 1. Alger. 

— Général de Nansouty (Charles), C $f Bagnères-de-Bigorre (H. -P.) 

— Pougés (Gabriel), 5, rue St- Aubin. Toulouse. 

— Rey-Lescure. Faubourg du Moustier, Montauban (T.-et-G.). 

— De Rivals-Mazères (Alphonse), 50, rue Boulbonne. Toulouse. 

— Rouquet (Baptiste), pharmacien. Villefranche-de-Lauragais (H. -G.) 
De Saint-Simon (Alfred), 6, rue Tolosane. Toulouse, 

— Seignette (Paul), Principal du Collège. Foix (Ariége). 

— Teulade (Marc), 8, rue Malcousinat. Toulouse. 

1873 Abeille de Perrin (EIzéar), 7, r. deGrignan. Marseille (B.-du-R.) 

— Acloque (Paul), à la Société métallurgique de l'Ariége, boulevard 

de Strasbourg, 36, Toulouse. 

— Balansa, botaniste, membre de la Société géographique, r. Riquet. 

3, Toulouse, en mission dans le Paraguay. 

— Baysselance, ingénieur de la marine, rue Saint-Genesse , 64 ? 

Bordeaux (Gironde). 

— Comte de Bouille, 33, rue Bayard, à Pau (B.-P.). 

— Carriol, conducteur des ponts-el-chaussées, à Cahors (Lot). 

— Cazeneuve de Laroche, docteur-médecin, rue du Lycée, 11, cà 

Pau (B.-P.) 

— Chaplain-Duparc, ancien officier de marine, 11, r. Royer-Collard 

Paris. 

— Courso, manufacturier, rue des Récollets, 41, à Toulouse. 

— Delvaille, docteur-médecin, à Bayonne (B.-P.). 

— Doumet-Adanson, à Cette (Hérault). 

— Duc (Jules), pharmacien, à Caylux (T.-et-G.). 

— Fabre (Georges) , sous-inspecteur des Eaux et Forêts , Alais 

(Gard) 

— D r Folie-Desjardins tft , médecin-major au 2 e génie, à Montpellier 

(Hérault). 

— Fournie, ingénieur des ponts-el-chaussées , directeur des travaux 

publics de la province de Pernambuco (Brésil). 



MM. 

1873 Gavoy (Louis), rue de la Préfecture, 5, à Carcassonne (Aude). 

— Genreau, ingénieur des mines, place du Palais, 17, à Pau 

(Basses-Pyrénées), en mission dans la Tunisie. 

— Gobert, docteur- médecin, à Mont de-Marsan (Landes]. 

— Lecacheuv , directeur des hauts fourneaux de la Société mé'allur- 

gique de l'Ariége. à Tarascon. 

— Mazières (Gabriel), rue du May, H, Toulouse. 

— Mazuc, rue des Chapeliers, 14, Toulouse. 

— De Nerville #, inspecteur général des mines, boulevard Males- 

herbes, 85, Paris. 

— De Raymond-Cahuzac (Georges), r. du Vieux-Raisin, 18, Toulouse. 

— De Senty (Louis), rue Dalayrac, 1 5, Toulouse. 

— Tbore, place Grammont, 10, à Pau (B. P.) 

— Tissandier (Gaston) , directeur du journal La Nature, 3, rue 

Bleue, à Paris. 

— Vaïsse (Louis), docteur -médecin, inspecteur des eaux de Rennes, 

à Quillan (Aude). 

— De la Vieuville (Prosper), boulevard de Strasbourg, 36, Tou- 

louse. 

1874 Bastide, négociant, place Saint-Etienne, 9, Toulouse. 

— Chalande (Jules), 3, rue Clémence-Isaure, Toulouse. 

— L'abbé Delherm de Larcenne, professeur au collège de Gimont 

(Gers). 

— Derome (Paul), 13, rue des Salenques, Toulouse. 

— De Gréaux (Laurent), naturaliste, 126, rue Consolât, Marseille 

(Bouches-du-Rhône). 

— Monclar, propriétaire, à Albi (Tarn). 

— Pianet (Sébastien), à Toulouse. 

— Reyel (Achille), à Cazères (Haute-Garonne), 

— Rousseau (Théodore), sous-inspecteur des Eaux et Forêts. Square 

Sainte-Cécile, 22, Carcassonne (Audv). 
1«*5 Ancely 'Georges), 63, rue de la Pomme, Toulouse. 

— Du Boucher (Henri). Dax (Landes), président de la Société scien- 

tifique de Borda. 

— Cothonay (Auguste), négociant, 6, rue Sainte-Hélène, Lyon (R). 

— Estelle, avoué au tribunal de première instance, 13, rue Sainte- 

Ursule, Toulouse. 

— Fabre (Charles), secrétaire de la Société photographique de Tou- 

louse, rue des Renforts, s, Toulouse. 
Focn (Charles), à Lédar, près Saint-Girons (Ariége). 

— Garcin (Francis), ingénieur civil. Narbonne (Aude). 

— De Jai.lerange (Philibert), château de Jallerange , canton d'Au- 

deux (Doubs). 



— 9 - 

MM. 

1875 Lajoye (Abel), Reims (Marne). 

— Martel (Frédéric', place St-Sernin, 5 Toulouse. 

— Paquet (René), avocat, 34, rue de Vaugirard, Paris. 

— Peyronnët (Charles), pharmacien, à Rabastens (Tarn). 

— Pdgens (Georges), ingénieur des ponts et chaussées, r. Çantegril. 2. 

Toulouse. 

— Tassy, garde-général des Eaux et Forêts, 26, rue du Taur , 

Toulouse. 

Membres correspondants. 

MM. 

1866 D 1 Bleicher, Médecin-major. Au Camp de Ghâlons. 

— D r Délaye %■ , médecin, rue de Cugnaux, Toulouse. 

1867 D' Caisso. Clermont (Hérault). 

— Joly (Arthur), professeur au Lycée de St-Denis (Réunion). 

— Fourcade (Charles), naturaliste. Bagnères-de-Luchon (H. -G.) 

1868 Aimard, Archiviste. Le Puy (Haute-Loire). 

— D r Bras, à Villefranche (Aveyron). 

— Chantre (Ernest), sous-direcleur du Muséum de Lyon, 37, Cours 

Morand. Lyon (Rhône). 

— Desbrochers des Loges, Percepteur. Gannat (Allier). 

— Lalande (Philibert), Receveur des Hospices. Brives (Corrèze). 

— M assenât (Elie), Manufacturier. Brives (Corrèze). 

— Papakel, Percepteur. Mende (Lozère). 

— Poujol (Henri). Mende (Lozère). 

— Comte de Saporta (Gaston). ;$ , Aix (Bouches-du-Rhône). 

— Valdemar Schmidt , attaché au Musée des antiquités du Nord. 

Copenhague (Danemarck). 

— Venkkr, Naturaliste. Charlevilie (Belgique). 

1869 Malinowski, Professeur au Collège. Cahors (Lot). 

— De Messemeker, Bergues près Dunkerque (Nord). 
1871 Biche, Professeur au Collège. Pézénas (Hérault). 

— Peyridieu , ancien Professeur de Physique dans l'Université, 

quai deTounis, 20. Toulouse. 

— Piette (Edouard), Juge de paix. Craonne (Aisne). 

— De Cbapel-d'Espinassoux (Gabriel), avocat, 25, Boulevard de l'Es- 

planade. Montpellier (Hérault). 

— Marquis de Folin (Léopold), Commandant du port. Bayonne (B.-P.) 

— Pasteur Frossard, Président de la Société Ramond. Bagnères-de- 

Bigorre (H.-P.). 

— Gassies, Conservateur du Musée préhistorique. Bordeaux (Gironde) 



— 10 - 

mm. 

1871 Isskl (Arthur), Professeur à l'Université. Gènes (Italie). 

— Lacroix, Pharmacien. Mâcon (Saône- et- Loire). 

— D 1 De Montesqdiou (Louis). Lussac, près Casteljaloux (L.-et-G). 

1873 Arnaud (ils, boulevard d'Arcole, 23, Toulouse. 

— D 1 ' Blandin, ruede Sully, 4, Nantes (L.-Inf.). 

— Berthelot, ingénieur civil, rue de la Charité, 35, Lyon. 

— Abbé Boissonade, professeur de sciences au Petit-Séminaire, 

Mende (Lozère). 

— Cavalié, prof, d'hist. naturelle au collège deSt-Gaudens (H. -G.). 

— De Courréges (Félix), propriétaire, château de bibernède, près 

Cazères (Haute-Garonne). 

— D 1 ' Delas (Adolphe), médecin de la marine. Hôpiial militaire, 

Fort de France (Martinique). 

— Germain (Rodolphe) ^ , vétérinaire au 2J (i d'artillerie, à Nouméa 

(Nouvelle-Calédonie). 

— Comte de Limur. Vannes (Morbihan). 

— Pottier .Raymond). Correspondant de la Commission de Topogra- 

phie des Gaules, rue Boulbonne. Toulouse (Haute-Garonne;. 

— Poubelle (J.), professeur à la Faculté de Droit, rue des Couteliers, 

43. Toulouse. 

— D r Retzius 'Gustave, , professeur à l'Institut Karolinien de 

Stockholm. 

— Reverdit (A.), vérificateur de la culture des tabacs, à Montignac- 

sur-Vézère (Dordogne;. 

— D r de Rochas (Victor), place de la Nouvelle-Halle, Pau (B.-P.). 

— D r SAr\AGE (Emile), aide-naturaliste au muséum, rue Monge, 2, 

Paris 

— Triadou (Jean-François), propriétaire, à Pezénas (Hérault). 

— Vaussenat, ingénieur civil, à Bagnères-de-Bigorre (H. -P.) 

1874 Camé, à Stockholm (Suède). 

— Combes, pharmacien, à Fumel (Lot-et-Garonne 1 ). 

— Jougî.a (Joseph), conducteur des Ponts et Chaussées, à Foix (A). 

— L'abbé Landesque, a Devillac (LoO. 

— Lemarié, imprimeur-libraire , à Saint-Jean-d'Angély (Char.-Inf.) 

— Lucante, naturaliste, à Lectoure (Gers). 

— Molard (Victor), homme de lettres, à Copenhague (Danemarck). 

— Peiseold (William), esq. Westminster-bank, 217 Strand. London, 

W. C. 

— Schmidt (François), conducteur principal des Ponts- et-Chaussées, 

à Foix (Ariége). 

— Sers (Eugène), ingénieur civil, à Saint-Germain, près Puylaurens 

(Tarn). 

1875 Caillaux (Alfred^, Ingénieur civil des mines, rue Saint-Jacques,. 

240. Paris. 

— D r Rmllard, Médecin aux eaux de Dax (Landes). 

— Richard, 1, rue Esprit des Loix (Bordeaux). 

— W. de Maïnof, secrétaire de la Société de géographie. St-Peters- 

bourg. 

— A. de l'Isle, à Nantes. 



— M 



LISTE 



des Académies et {Sociétés savantes 

Avec lesquelles la Société d'Histoire naturelle est en correspondance. 



Association française pour l'avancement des sciences. 

Association scientifique de France, à Paris. 

Académie des Sciences. — Institut. 

Académie des sciences., inscriptions et belles-lettres de Toulouse. 

Académie des sciences, arts et belles-lettres de Caen (Calvados). 

Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermond-Ferrand (Puy-de 

Dôme). 
Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon (Côte-d Or). 
Académie du Gard, à Nîmes. 

Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon (Rhône). 
Académie des sciences, arts et belles-lettres de Mâcon (Saône-et-Loire). 
Académie des belles-lettres, sciences et arts de La Rochelle (Charente-Inf ,, 
Académie des sciences, belles-lettres et arts de la Savoie, à Chambéry. 
Académie des sciences, belles-lettres et arts de la Somme, à Amiens. 
Académie Stanislas, à Nancy (Meurthe). 
Société d'anthropologie, à Paris. 
Société de géographie à Paris. 
Société géologique de France, à Paris. 
Société eutomologique, à Paris. 
Société zoologique d'acclimatation, à Paris 
Réunion des Officiers, à Paris. 

Société archéologique du midi de la France, à Toulouse. 
Société d'agriculture de la Haute-Garonne, à Toulouse. 
Société de médecine, chirurgie et pharmacie de Toulouse. 
Société scientifique et littéraire d'Alais (Gard). 
Société algérienne de climatologie, à Alger. 

Société d'émulation des arts., sciences et belles-lettres de l'Allier, à Moulins. 
Société centrale d'agriculture et acclimatation des Alpes-Maritimes, à Nice. 
Société des lettres, sciences et arts des Alpes-Maritimes., à Nice. 
Société d'études scientifiques d'Angers (Maine-et-Loire). 
Société linnéenne d'Angers (Maine et Loire). 

Société des sciences naturelles et historiques de PArdèche, à Privas. 
Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron, à Rodez. 
Société littéraire, scientifique et artistique d'Apt (Vaucluse). 
Société d'agriculture, sciences et arts d'Agen (Lot-et-Garonne.). 



_ 12 - 

Sociélé (lorimontane d'Annecy (Hte Savoie). 

Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers (Hérault). 

Société linnéenne de Bordeaux (Gironde). 

Société des sciences physiques et naturelles de Bordeaux (Gironde). 

Sociélé académique de Brest (Finistère). 

Sociélé des sciences et lettres de Blois (Loir-et-Cher). 

Sociélé académique d'archéologie à Beauvais (Oise). 

Société des sciences naturelles et historiques de Cannes (Alpes Maritimes). 

Société des sciences naturelles de Cherbourg (Manche). 

Société d'agriculture, sciences et arts de Douai (Nord). 

Société d'études scientifiques et archéologiques de Draguignan (Var). 

Sociélé départementale d'archéologie et de statistique delà Drôme, à Valence, 

Sociélé Dunkerquoise pour l'encouragement des lettres, des sciences et des arts, 
à Dunkerque (Nord). 

Société académique des Hautes-Pyrénées, à Tarbes. 

Sociélé hàvraise d'études diverses, au Havre (Seine-Inférieure). 

Société d'émulation du Jura, à Lons-le-Saulnier. 

Société des sciences, de l'agriculture et des arts, à Lille (Nord). 

Société d'agriculture, industrie, sciences, arts et belles-lettres de la Loire, à 
Saint-Etienne. 

Sociélé académique de la Loire-Inférieure, à Nantes. 

Sociélé des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, à Cahors. 

Sociélé d'agriculture, industrie, sciences et arts de la Lozère, à Mende 

Sociélé d'agriculture, histoire naturelle et arts utiles de Lyon (Bhône). 

Sociélé académique de Maine-et-Loire, à Angers. 

Société d'émulation de Montbéliard (Doubs). 

Société polymathique du Morbihan, à Vannes. 

Société linnéenne de Normandie, à Caen. 

Société nivernaise des sciences, lettres et arts, à Nevers. 

Société d'étude des sciences naturelles à Nîmes (Gard». 

Société d'agriculture, sciences, arts et commerce du Puy (Haute-Loire). 

Société agricole, scientifique et littéraire de Perpignan (Pyrénées Orientales). 

Société des lettres, sciences et arts de Pau (Basses-Pyrénées). 

Sociélé d'agriculture, sciences et arts de Poligny (Jura). 

Sociélé Ramond, à Bagnères-de-Bigorre (Htes-Pyrénées). 

Société académique des sciences, arts, belles-lettres et agriculture de Saint- 
Quentin (Aisne). 

Société des sciences historiques et naturelles de Semur (Côtc-d'Or). 

Société d'agriculture, sciences et arts de la Sarihe, au Mans. 

Société des sciences, agriculture et belles-lettres du Tarn-et-Garonne, à Mon- 
ta uban. 

Société d'agriculture, scieiices, arts et belles-lettres de Troyes (Aube). 

Sociélé d'agriculture et d'horticulture de Vaucluse, à Avignon. 

Société d'émulation des Vosges, à Epinal. 

Sociélé des sciences naturelles et médicales, à Versailles (Seine-et-Oise). 

Sociélé des sciences naturelles de Vitry-le-Français (Marne). 

Société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne, à Auxerre. 



Société d'archéologie, sciences, lettres et arts de Seine-et-Marne. 

Société d'Agriculture de la Marne. 

Société d'agriculture et d'histoire naturelle de la Manche. 

Société d'histoire naturelle de la Moselle. 

Société des sciences de Nancy 

Société botanique de Lyon. 

Société d'émulation de l'Allier. 

Société des amis des sciences naturelles de Rouen. 

Société académique de Poitiers. 

Société industrielle de Rouen. 

Société de statistique et sciences naturelles de l'Isère. 

Société des sciences de Bayonne. 

Société linnéenne du nord de la France. 

Société d'agriculture d'Orléans. 

Institut des provinces de France 

Club alpin de Ghambéry. 



Société d'histoire naturelle de Colmar (Alsace). 
Société d'histoire naturelle de Metz (Lorraine;. 



Académie royale des sciences de Belgique. 

Société entomologique de Belgique. 

Société vaudoise des sciences naturelles de Lausanne. 

Société italiei ne des sciences naturelles de Milan. 

Société des sciences naturelles de Pise. 

Société des naturalistes de Modène. 

Société des naturalistes de Moscou. 

Université royale de Norwège. 

Société d'histoire naturelle de l'Asie orientale, Yokohama (Japon). 

Institution Smithsonienne, Washington (États-Unis). 

Comité géologique des États-Unis, Washington (Étals-Unis). 



Journaux et Revues. 

Matériaux pour l'histoire primitive et naturelle de l'homme. — Paris et 

Toulouse. 
Revue scientifique. Paris. 
Revue des sciences naturelles. Montpellier. 
Revue et Magasin de zoologie. Paris. 



RÈGLEMENT 



DE L\ 



SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 



DE TOULOUSE 



AUTORISÉE PAR ARRÊTÉ PRÉFECTORAL PU 13 AOUT 18GG. 



TITRE I«. 



But de la Société. 



Art. 1 er La Société a pour but de former des réunions dans 
lesquelles les naturalistes pourront exposer et discuter les 
résultats de leurs recherches et de leurs observations. 

Art. 2. Elle s'occupe de tout ce qui a rapport aux sciences 
naturelles, Minéralogie, Géologie, Botanique el Zoologie. Les 
sciences physiques et historiques, dans leurs applications à 
l'Histoire Naturelle, sont également de son domaine, 

Art. 3. Son but plus spécial sera d'étudier et de faire con- 
naître la constitution géologique, la flore et la faune de la 
région dont Toulouse est le centre. 

Art. i. La Société s'efforcera d'augmenter les collections 
du Musée d'Histoire Naturelle de Toulouse. 



— lô — 
TITRE II. 

Constitution tic ïn Société. 

§ 1. — Composition générale et dispositions concernant les 

membres. 

Art. 5. La Société se compose : de Membres-nés. — 
Honoraires. — Titulaires. — Correspondants. 

Ceux qui ont concouru à la formation de la Société sont 
appelés membres titulaires fondateurs. 

Les membre-nés sont : Le préfet de la Haute-Garonne, le 
Maire de Toulouse, le Recteur de l'Académie de Toulouse. 

Les membres honoraires sont choisis parmi les personnes 
auxquelles la Société veut témoigner sa gratitude ou sa haute 
considération. 

Art. 6. Les membres honoraires doivent être présentés par 
cinq membres qui inscriront leur proposition signée sur un 
registre spécial. 

Art. 7. Les membres correspondants doivent être présentés 
par deux membres avec les mêmes formalités. 

Art. 8. Le titre de membre titulaire ne sera accordé qu'aux 
personnes qui ont fait acte de candidature par écrit ou dont 
le désir sera garanti par l'affirmation des deux membres 
titulaires, qui, dans tous les cas, inscriront sur le registre la 
présentation signée par eux. 

Art. 9. L'admission sera prononcée à la majorité des mem- 
bres présents, dans la séance qui suivra celle où aura été 
faite la présentation. 

Art. 10. Les membres titulaires paient une cotisation 
annuelle de 12 francs, payable au commencement de l'année 
académique contre quittance délivrée par le Trésorier. 

Art. 11 . Le droit au diplôme est gratuit pour les membres 
honoraires et correspondants ; pour les membres titulaires, 
il est de cinq francs. 

Art. 12. Le trésorier ne peut laisser expédier les diplômes 
qu'après avoir reçu le montant du droit et de la cotisation. 
Alors seulement les membres sont inscrits au Tableau de la 
Société. 



— 16 — 

Art. 43. Les membres titulaires ont voix délibérative dans 
toutes les opérations de la Société. Les membres correspon- 
dants ont voix consultative. Ils sont invités à adresser leurs 
publications à la bibliothèque de la Société. 

Art. 1 4. Lorsqu'un membre néglige d'acquitter son annuité, 
il perd, après deux avertissements, l'un du Trésorier, l'autre 
du Président, tous les droits attachés au titre de membre 

Art. 15. Les démissions, pour être acceptées, devront être 
adressées, par écrit, au Président 

Art. 16. Tout membre dont la Société aurait à se plaindre 
pourra être blâmé ou exclu. Le vote aura lieu au scrutin 
secret. Le blâme ou l'exclusion seront prononcés si l'affirma- 
tive réunit les deux tiers des suffrages. La demande d'appli- 
cation de cet article et le vote ne pourront avoir lieu dans la 
même séance. 

Art. 17. Tout membre qui cesse d'appartenir à la Société 
pour quelque cause et pour quelque motif que ce soit, ne 
peut rien réclamer de ses propriétés ; la perte de la qualité 
de membre le rendant aussi étranger à celle-ci que s'il n'en 
avait jamais fait partie 

Art. 18. Le but delà Société étant exclusivement scienti- 
fique, le titre de membre ne saurait être utilisé dans une 
entreprise industrielle. 

§ 2. — Bureau de la Société. 

Art. 19. La direction de la Société est confiée au Bureau, 
assisté d'un Conseil d'administration et d'un Comité perma- 
nent de publication. 

Art. 20. Le bureau de la Société se compose des officiers 
suivants : 

Président, 

1 er et 2 e Vice-présidents, 

Secrétaire-général , 

Secrétaire-adjoint , 

Trésorier, 

Bibliothécaire-Archiviste. 

Art. 21. Le Président occupe le fauteuil h toutes les séan- 
ces de la Société ; il propose les sujets de délibération dirige 



les discutions, résume les opinions, recueille les avis et 
prononce les décisions. En cas de partage, sa voix est prépon- 
dérante. Il nomme les commissions. 

11 est spécialement chargé de l'exécution du règlement. 

Il porte la parole au nom de la Société dans les circons- 
tances solennelles. 

Il signe les principaux actes de la société et ordonnance 
les dépenses, 

Art. 2*2. Les Vice-Présidents remplacent le Président en 
cas d'absence ou d'empêchement. Enleur absence, le fauteuil 
de la présidence est occupé par le doyen d'âge. 

Art, 23. Le Secrétaire- général est chargé de recevoir, de 
dépouiller et de rédiger la correspondance. 11 prépare l'ordre 
du jour de concert avec le Président, le communique par 
lettres au membres de la compagnie ; il fait les convoca- 
tions. 11 rédige les procès-verbaux des séances. Il fait, 
chaque année, un rapport analytique sur les travaux de la 
Société. 

Il dresse un Catalogue et un inventaire des objets qui lui 
sont remis, et en rend compte tous les ans à la Commission 
d'économie. 

Art. 24. Le Secrétaire-adjoint aide le Secrétaire-général, 
et le remplace en cas d'absence ou d'empêchement. 

Art. 25. Le Trésorier reçoit et garde les fonds ordinaires 
et extraordinaires ; il poursuit le recouvrement des sommes 
dues, et paie toute les dépenses sur le vu des ordonnance- 
ments du Président. 

Il rend ses comptes à la Société dans la dernière séance 
de décembre ; il les dépose avec les pièces à l'appui entre 
les mains du Président, qui nomme une commission d'écono- 
mie pour les vérifier. Cette commission composée de trois 
membres fait connaître le résultat de cet examen à la 
Société, qui est appelée à approuver les comptes. Cette 
approbation est contresignée au procès-verbal de la séance 
et sert de décharge au Trésorier. 

Art. 26. Le Bibliothécaire-Archiviste a la garde de tous les 
manuscrits, registres et livres de la Société. Chaque année, 
dans le courant de décembre, il dresse la situation de la 
bibliothèque et des archives et la soumet à l'examen du con- 

2 



- 18 - 

seil d'administration. 11 est chargé de l'échange du Bulletin 
avec les publications des autres Sociétés savantes. 

Art. 27. Les membres du bureau font partie de droit avec 
voix consulative de toutes les commissions temporaires. 

Art. 28. Le Conseil d'administration se compose du Prési- 
dent, du Secrétaire-général, du Trésorier, plus de deux 
membres annuellement élus au scrutin secret. 

Art. 29. Le Conseil d'administration est chargé de l'exa- 
men de toutes les affaires financières, mobilières et conten- 
tieuses de la Société. Ses délibérations doivent toutes être 
ratifiées par la Société. 

Art. 30. Le Comité de publication se compose du Secré- 
taire-général et de quatre membres titulaires élus chaque 
année au scrutin secret et à la majorité absolue des suffrages. 
Ses attributions sont déterminées à l'art. 40. 

Art. 31 . L'élection des membres du Bureau, du Conseil 
d'administration et du Comité de publication, a lieu au 
scrutin secret le premier mercredi de décembre. Ils sont 
nommés pour une année et entrent en fonctions à la pre- 
mière séance de janvier. Le Secrétaire-général, le Trésorier, 
l'archiviste et les membres du Conseil et du Comité peuvent 
seuls être réélus immédiatement dans les mêmes fonctions. 

Le 1 er Vice-Président est celui qui a réuni le plus de 
suffrages. 

Art. 32. Le Président pourra être pris parmi les membres 
honoraires résidant à Toulouse. Les autres membres du bu- 
reau seront choisis parmi les membres titulaires résidants. 

Les membres titulaires non résidants son invités à voter 
par correspondance pour l'élection du Président. Ils reçoi- 
vent une circulaire à cet effet. 

TITRE III. 

Travaux de la Société. 

§ 1 er . — Séances. 

Art. 33. La Société tient ses séances le mercredi, à 8 
heures du soir. Elle s'ouvre le premier mercredi après 



— 19 — 

le 15 novembre, et ont lieu tous les quinze jours, jusqu'au 
1 er mercredi du mois d'août inclusivement. 

Art. 34. Les séances ordinaires de la Société seront réglées 
de la manière suivante : 

1° Lecture du procès-verbal de la séance précédente* 

2* Communication de la correspondance et des dons faits 
à la Société. 

3° Présentation et nomination de nouveaux membres de 
la Société. 

4° Communications verbales ou lecture des Mémoires pré- 
sentés par les membres de la Société. 

Art. 35. Avant chaque séance, le Président et le Secrétaire- 
général compléteront l'ordre du jour. 

Tout membre qui aura l'intention de faire une communi- 
cation à la Société, devra se faire inscrire avant la séance, 
pour être appelé par le Président, à son tour. 

Art. 36. Les votes seront pris à la majorité des membres 
présents par assis ou levé pour les questions ordinaires : et 
au scrutin secret pour les cas prévus par le règlement, ou 
chaque fois que trois membres le demanderont. 

Art. 37. Nul ne pourra prendre la parole, s'il ne la tient du 
Président. Toute discussion étrangère aux travaux de la 
Société est formellement interdite. 

Art. 38. La Société tient, tous les ans, une féance publique. 

Après le discours d'ouverture, prononcé par le Président, le 
Secrétaire-général fait un rapport sur les travaux de la 
Société. 11 pourra être fait, dans cette séance, des lectures 
sur un sujet d'histoire naturelle. Dans ce cas, aucun membre 
ne pourra prendre la parole, sans avoir communiqué son 
travail à la Société, qui devra donner ou refuser son appro- 
bation. 

§ 1 . — Publications. 

Art 39. La publication des découvertes ou études faites 
par les membres de la Société et par les commissions, a lieu 
dans un recueil imprimé aux frais de celle-ci, sous le titre 
de : Bulletin de la Société d'Histoire naturelle de Toulouse. 
Chaque livraison porte son numéro et la date de sa publi- 
cation. 



Art. 40. Tous les mémoires, manuscrits lus ou communi- 
ques à la Société, tous les rapports scientifiques sont soumis 
au Comité de publication ; il décide l'impression des travaux 
qui lui sont remis, s'entend avec les auteurs pour les modi- 
fications, suppressions, etc., q<ù lui paraissent opportunes. 
Ses droit sont absolus et ses décisions sans appel. Il donne 
le bon à tirer et surveille l'impression. 

Art. 41 . La Société laisse aux auteurs la responsabilité de 
leurs travaux et de leurs opinions scientifiques. Tout Mémoire 
imprimé devra donc porter la signature de l'auteur. 

Art. 42. Celui-ci conserve toujours la propriété de son 
œuvre. Il peut en obtenir des tirages à part, des réimpres- 
sions, mais par l'intermédiaire de ia Société. 

Art. 43. Les frais de gravures et de lithographies, etc., 
accompagnant les Mémoires, et approuvé par la commission, 
sont au compte particulier de l'auteur. Toute dérogation à 
cette disposition devra être autorisée par le Comité d'admi- 
nistration. 

Art. 44. Les procès-verbaux doivent être remis aux Jour- 
naux et Revues dans la quinzaine. Les membres qui auraient 
t'ait une communication, sont invités à remettre dans un délai 
de cinq jours leurs notes pour servir au Secrétaire. S'ils ne 
répondent pas à cette invitation, ils ne seront admis à élever 
aucune réclamation sur la manière dont le Secrétaire aura 
rendu dans son procès-verbal leurs paroles ou leurs opi- 
nions. 

Art. 45 Les membres honoraires et titulaires auront droit 
au Bulletin. Les membres correspondants pourront se le 
procurer, moyennant la somme de 6 fr. Les livraisons et 
volumes seront mis en vente aux prix déterminés par le 
Bureau. 

§ 3. — Excursions. 

Art. 46. La Société fait, lorsqu'elle le juge convenable, des 
excursions scientifiques, dans la région dont Toulouse est le 
centre. 

Art. 47. Un règlement spécial est consacré à ces explora- 
tions. Le choix des localités, le but des recherches, le mode 
d'organisation, les détails d'exécution et toutes choses utiles 



— 2\ - 

pour en assurer le bon ordre et les résultats sont l'objet de 
ses prescriptions 

§i. — Collections. 

Art. 48. Les membres de la Société sont tous invités à lui 
adresser les échantillons qu'ils pourront réunir, 

Les objets sont délivrés, sur reçu, à l'administration du 
Muséum ; chaque objet porte le nom du donateur et celui de 
la Société. 

S 5. — Etudes particulières. 

Art. 49. Les livres appartenant à la Société ne peuvent 
être confiés à ses membres que sur reçu et pour un temps 
déterminé qui n'excédera jamais quinze jours. 

Art. 50. Les archives ne pourront être consultées que dans 
le local de la Société : toutefois, lorsque l'auteur d'un tra- 
vail désire en faire une copie, le manuscrit peut lui être 
confié, aux mêmes conditions que les livres. 

TITRE [V. 

Dispositions générales. 

Art. 51. Les revenus de la Société sont : 

\° Droits de diplôme ; 

2° Cotisations aunuelles des membres titulaires ; 

3° Abonnement facultatif des membres correspondants ; 

4° Produit delà vente des publications de la Société ; 

5° Subventions accordées par l'Etat, le Département, la 
Municipalité ; 

6° Legs et dons. 

Art. 52. En cas de dissolution, les diverses propriétés de 
la Société reviendront de droit à la ville de Toulouse. 

Art. 53. Le présent Règlement sera valable à partir du 
jour de son adoption par la Société : sa révision ne pourra 
avoir lieu que sur une demande signée par dix membres et 
après avoir été adoptée à la majorité des deux tiers des voix 
des votants, dans une séance spécialement annoncée. 



— 22 — 

RÈGLEMENT DE LA BIBLIOTHÈQUE. 

Art. 1 er . 11 ne peut être emporté qu'un ouvrage à la fois ; 
l'inscription de la remise en est faite cur le registre par le 
Sociétaire qui signe en marge. 

Art. 3. Chaque ouvrage ne peut être conservé plus de 
quinze jours. En cas de besoin, la prolongation peut être 
accordée par le Bibliothécaire, si l'ouvrage en main n'a pas 
été demandé. 

Art. 3. Ne peuvent être emportés hors de la Bibliothèque: 

1° Les ouvrages non encore catalogués ; 

2° Les numéros reçus de chaque revue, journal ou tout 
autre ouvrage périodique , tant qu'ils n'ont pas été réunis 
en volume ; 

3° Les Dictionnaires, quand ils ont moins de trois volumes; 

4° Les Albums, Atlas, Cartes, Plans, etc.; 

5° Les ouvrages déposés par les Membres, pour être mis à 
la disposition de la Société, sauf le consentement des dépo- 
sants ; 

6° Les livres rares ou d'un prix élevé, sans une autorisa- 
tion spéciale du Bibliothécaire ; 

7° Les Archives et les Manuscrits ne peuvent être consul - 
suites que sur place; toutefois, lorsque l'auteur d'un travail 
désire en faire une copie, le manuscrit peut lui être confié, 
aux mêmes conditions que les livres [Art. 50 du Règlement). 

Art. 4. Les ouvrages perdus ou détériorés par le fait des 
Sociétaires qui en sont détenteurs sont remplacés, complétés 
ou réparés à leurs frais, à la diligence du Bibliothécaire. 

Art. 5. Les Membres titulaires non résidants peuvent jouir 
de la Bibliothèque aux mêmes conditions ; les frais de port 
f aller et retour) sont à leur charge. 

Toulouse, le 21 avril 4875. 

Le Bibliothécaire, 

Colonel E. Belleville. 

Approuvé en séance du 4 9 mai 1875. 
Le Secrétaire-général, 

Gaston de Malafosse. 



BULLETIN 



DE LA 



SOCIETE D'HISTOIRE NATURELLE 

DE TOULOUSE 

DIXIÈME ANNÉE 1875-1876 



Séance du l"7 novembre ïS'ÎS». 



Présidence de M. Marquet. 



M. Trutat dépose sur le bureau, en la motivant, une pro- 
position signée de dix membres de la Société, demandant 
que les élections pour le renouvellement du bureau aient 
lieu dans la première quinzaine de décembre 

M. Trutat annonce à la Société que le Musée vient de s'en- 
richir d'une pièce capitale, d'un squelette de baleine. Cet 
animal appartient au sous-genre Baleinoptère ou Rorqual, 
qui se distingue du genre baleine par la présence d'une 
petite nageoire dorsale et par quelques particularités du sque- 
lette. 

L'individu que possèdent maintenant nos collections a été 
péché sur la côte d'Alger ; il mesure 17 mètres de long ; c'est 
un mâle adulte. Scientifiquement il appartient à l'espèce 
imparfaitement décrite par Linnée sous le nom de Balœna 
boops. Lacépède lui a imposé le nom dw Rorqual de la Médi- 
terranée ; enfin il est connu maintenant sous celui de Balœ- 
noptera musculus. M. Trutat s'engage à donner plus tard à la 
Société une note détaillée sur les particularités les plus inté- 
ressantes de ce squelette. 



.... 24 — 

A propos d'un défaut de symétrie signalé chez ce côtacé 
par M. Trutat, M. Gourdon fait remarquer que chez un ani- 
mal destiné a vivre sur l'eau, cette anomalie n'a pas l'impor- 
tance qu'elle aurait pour un animal se mouvant sur la terre 
ferme, l'équilibre n'étant pas modifié. 11 ne serait pas étonné 
que cet état ait pour origine une monstruosité qui aurait été 
transmise par voie d'hérédité. 

A ce sujet, M. Gourdon pense que l'on exagère quelque- 
fois à tort les phénomènes de tératologie qui, à de rares 
exception, peuvent s'expliquer par des arrêts de dévelop- 
pement. 



Séance <!ti B er décembre. 
Présidence de M J. Gourdon. 

M. le Président fait part de la mort de M. Méguelle, mem- 
bre correspondant. 

La Société a reçu les ouvrages suivants : 

Compte-rendu de l'Académie des Sciences, t. 81, no 21. 

Association scientifique de France, Bulletin n° 421. 

Bulletin de la réunion des officiers, 5 e année, n° 48. 

Revue scientifique, 5 e année, 2 e série ,n os 21 -22. 

Petites nouvelles entomologiques, 7 e année, n° 137. 

Bulletin de la Société d'agriculture, sciences et arts de Poli- 
gny, 16 e année, n° 9. 

Bulletin de a Société des amis des sciences tiaturelles de 
Rouen, 1 er semestre 1875. 

Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou, 
année 1874, n» s 1, 2, 3, 4. 

E. Acollas. — La philosophie de l'histoire et le droit. 

La Société Linnéennedu Nord, à Lille, demande à échan- 
ger son Bulletin avec celui de la Société. 

L' « Office T. S. Geological Survey of the territories » de 
Washington demande également l'envoi des publications de 
la Société. 

Ces deux échanges sont acceptés. 



- 25 — 

M. Richard, rue Esprit-des-Lois, 1, à Bordeaux, présenté 
par MM. Marquet et Gastel, est admis en qualité de membre 
correspondant. 

L'ordre du jour appelle la discussion d'un projet de modi- 
fication de l'article 31 du règlement, tendant à reporter la 
date de, élections à la première quinzaine de décembre. 

Après rechange de quelques observations, la Société décide 
de tenir le mercredi, 8 décembre, une séance extraordinaire 
dans laquelle la proposition sera discutée à fond. 

M. l'Abbé Avignon met sous les yeux de la Société un 
pied de radis Daï-ko. Cette variété du Raphanus sativus, 
originaire du Japon, atteint, même dans nos climats, une 
taille extraordinaire. L'échantillon présenté par M. l'abbé 
Avignon mesure m ,90 de long, tige comprise, sur m ,28 de 
circonférence. 

M. l'abbé Avignon fait remarquer combien la culture de 
ce végétal serait facile et avantageuse dans nos contrées. 



Séance du 8 décembre. 
Présidence de M. Marquet. 

La Société reçoit : 

Bulletin de la Société d'acclimatation, octobre 4875. 

Journal d'agriculture pratique pour le Midi de la France, 
octobre 1875. 

Bulletin de l'Académie royale des sciences de Belgique , 
44 e année, 2 e série, t. 40, n os 9 et 10. 

Bulletin de la Société de géographie, novembre 1875. 

Bulletin de la Société des sciences naturelles et historiques de 
YÂrdèche. n° 8, 1874. 

Bulletin de la Société Ramond, 2 e série, juillet 1875. 

Bulletin de la Réunion des officiers, 5 e année, n<> 49. 

Bulletin de la Société centrale d'agriculture des Alpes- 
Maritimes, oct., nov., déc. 18" 3. 

Revue scientifique, 5 e année, 2 e série, n° 25. 

Revue savoisienne, 16 e année, n° H . 



— 26 - 

Association française pour l'avancement des sciences, 3 e ses- 
sion ; Lille, 1774. 

P. Strobel. — Solidnngulo biungulato. Extrait des actes de 
la Société italienne des sciences naturelles , Milan 1876. 

A. del'Isle. — De l'hybridation chez les amphibies Anoures 
et Urodèles. 

Le Président annonce deux présentations. 

La discussion est ouverte sur une proposition de modifica- 
tions à l'art. 31 du règlement, signée par dix membres titu- 
laires et déposée à l'avant-dernière séance. Elle ainsi conçue : 
« Les soussignés demandent que les élections annuelles aient 
lieu dans la première quinzaine de décembre. » 

Après l'échange de quelques observations sur ce projet 
et sur la possibilité de le mettre à exécution immédiatement , 
la Société adopte les propositions suivantes : Substituer à la 
première phrase de l'article 31 du règlement celle-ci : 
« L'élection des Membres du bureau, du Conseil d'adminis- 
tration et du Comité de publication a lieu le premier mer- 
credi de décembre. Le nouveau bureau entre en fonctions à 
la première séance de janvier. » 

M. le Bibliothécaire- archiviste demande que l'on nomme 
une commission chargée de désigner les ouvrages à acqué- 
rir pour la bibliothèque. 

La Société arrête qu'une décision sera prise à cet égard à 
la prochaine séance, après que le trésorier aura fait con- 
naître le chiffre des fonds disponibles et que les membres 
de la Société auront pu présenter leurs propositions pour le 
choix des ouvrages. 



Séance du i 5 décembre. 

Présidence de M. Marquet. 

La Société reçoit : 

Bulletin hebdomadaire de l'Association scientifique de France, 
h" i23. 



- n - 

Compte-rendus hebdomadaires de l'Académie des Sciences, 
t. 81, n» 23. 

Bulletin de la Société des études littéraires scientifiques et 
artistiques du Lot, t. 2, 2 e fascicule. 

Bulletin de la réunion des officiers, 5 e animée, ri 50. 

Revue scientifique, 11 décembre 1875. 

Revue des sciences naturelles, t. IV, n° 2. 

M. Cartailhac fait don à la Société d'une série de bro- 
chures traitant de questions géographiques. 

MM. de Maïnoff, à Saint-Pétersbourg, et A. de l'Isle, natu- 
raliste à Nantes, sont élus membres correspondants sur la 
présentation de MM. Gartailhac et G. de Malafosse. 

M. Lacroix, signale l'abondance sur le marché de Tou- 
louse des Outardes canepetières {Otis tetrax). Ces oiseaux, 
peu communs autrefois, effectuent depuis quelques années, 
en grand nombre, leur passage par nos régions ; ils traver- 
saient jadis des contrées moins méridionales. 

En revanche, la grande Outarde [Otis tarda) devient de 
plus en plus rare. 

Plusieurs membres de la Société proposent l'acqusition 
de divers ouvrages pour la bibliothèque. Ces propositions 
sont renvoyées à l'examen du Conseil d'administration. 



Séance du 29 décembre 18*75. 

Présidence de M. Marquet. 

La Société reçoit : 

Une collection de documents relatifs au projet d'expédi- 
tion au pôle nord de Gustave Lambert , offert par M. E. 
Gartailhac. 

Bulletin de la réunion des officiers, 5 e année, n os 51 et 52. 

Bulletin de la Société d'acclimatation, juillet et novembre 
1875. 

Chronique de la Société d'acclimatation, \ ib année, n° 22. 

Revue scientifique, 18 et 23 décembre 1875. 



- 2H 



Association scientifique de France ; bulletins hebdomadaires 
n ns 424, 425, et séries de bulletins de l'année 1872. 

Comptes-rendus de l'Académie des sciences, t. 81 , n os 24 et 
25 ; table des matières du t. 80. 

Emsley. — Quelques chapitres d'un livre d'instruction 
géographique; Copenhague, 1675. 

Annales de la Société académique de Nantes, 1875. 1 er se- 
mestre. 

Ces deux derniers ouvrages offerts par M. Gartailhac. 

Histoire naturelle des Diptères des environs de Paris, par 
Robineau-Desvody , 2 vol. 

Les insectes utiles et les insectes nuisibles, par Ch. Goureau, 
5 vol. 

Cesouvrages, envoyés parla SociétédesSciencesdel' Yonne. 

Une circulaire de la Société Havraise, d'études diverses, 
annonçant l'ouverture d'un concours. 

Le Secrétaire donne lecture du rapport de M. le Bibliothé- 
caire-archiviste sur l'état delà bibliothèque. Il résulte ce 
document que la bibliothèque, qui comptait 473 ouvrages 
au commencement de l'année, en renferme actuellement 
38:2, formant un total de 715 volumes de tous formats. 

Au 1 er janvier 1875, la Société correspondait avec 102 
Sociétés savantes, dont 6 étrangères. Dans le courant de 
l'année, 9 Sociétés nouvelL s, dont 4 étrangères, ont demandé 
ou accepté l'échange. 

A la suite de cette lecture, la Société vote des remercî- 
ments unanimes à M. le colonel Belleville. 

M. le Trésorier donne un aperçu de la situation financière 
actuelle de la Société. 

L'encaisse actuel s'élève à la somme de 1 ,414 fr. 

Les recettes de l'année ont atteint le chiffre de 2,527 fr. 

Les dépenses ont été de 1 ,498 fr. 

En exécution de l'art. 25 du règlement , les comptes 
de gestion du Trésorier sont renvoyés à l'examen d'une 
Commission composée de MM. Cartailhac et de Saint-Simon. 

Il est ensuite donné lecture du Catalogue suivant , dont 
la première partie a été publiée dans le Bulletin, t. IX, 
p 137. 



- 59 — 

E. Gobert : Catalogue raisonné des Coléoptères des Landes. 
POEDERID/E. 

Scimbalittm, Er. 

Planicolle, Er très-rare. Au printemps dans les détritus d'inon- 
dation. Sos. (S'. B.) 

Latlirobium, Grav. 

Brunnipes, F / assez rare. Sous les mousses humides aux bords 

Punctatum, Fourc. . . ) des mares et dans les iétritus d'inondation. 
Elongaturn, Lin. .... commun. Sous les feuilles, aux bords des eaux et 

dans les détritus des inondations de i'Adour. 
Fulvipenne, Grav. . . . commun. Dans les détritus des inondations de 
el type aptère. I'Adour, et sous les feuilles humides aux bords 

des eaux, surtout au printemps et en automne. 
Rufipenne, Gyl rare. Signalé par M. Bauduer comme ayant été 

pris aux environs de Bordeaux. 
Multipunctum, Grav... . pas commun. Sous les détritus végétaux au prin- 
temps. 
Lusitanicum, Grav.. . . rare. Eu tamisant les mousses aux pieds des 

arbres, Sos (l\ B.) 
Angustatum, Lac .... très-rare. En tamisant des mousses aux bords des 

eaux, en piétinant la vase. Landes ^E. P.) 

Sos (P. B.) 
Quadratum, Payk assez rare. Sous les feuilles aux bords des fossés 

pleins d'eau. Sos (l\ B.) Dans les détritus 

d'inondation de I'Adour (Duverger). 
Longulum, Grav très-rare. Sous des pierres aux bords des eaux 

vives. Sos (P. B.; 
Angusticolle, Lacd. . . . très-rare. Trouvé u ne seule fois par M. Perris, 

sous des pierres au bord d'un ruisseau. 
Labile, Er très-rare. Sous des pierres aux bords des eaux, au 

printemps et en automne. 

Achenium, Stepll. 

Depressum, Grav. . . . commun. Sous les feuilles humides mais surtout 
dans les délrilus des inondations de I'Adour à 
Dax, au printemps. 

Rufulum, Fairm rare. idem. idem. 



- 30 - 

Humile, Nicol rare. Sous les feuilles humides aux bords des 

eaux. Sos(l\ B.) 

Dolicaou, Gast. 

Biguttulus, Er rare. En tamisant les feuilles aux bords des eaux. 

Sos (P. B.} 

Cryptobium, Manll. 

Fracticorne, Payk. . . . très commun. Dans les détritus des inondations de 
PAdour, à Dax. Arcachon, sous les Algues 
(Souverbie). 

stiiicus, Latr. 

Fragilis, Grav. rare. Sous les détritus végétaux humides. Parfois 

au vol au printemps, aussi dans les détritus des 
inondations. 

Rufipes, Germ rare. Dans les endroits un peu frais sous les her- 
bes Sos (P. B.) 

Orbiculalus, Payk. . . ) commun. Au vol autour des fumiers au printemps et 

Affînis, Er \ en automne, ainsi que sous les détritus végétaux. 

Erichsonis, Fauv. . . . ] plus rare. Sous les détritus végétaux. En tamisant 

Orbiculalus, Kr. . . . i des mousses. 

£»oopceus, Er. 

Erichsoni, Kol très-rare. Dans les détritus des inondations de 

PAdour au printemps. 

Lsevigatus, Gyl très-commun. Sous les feuilles aux bords des 

eaux et dans les détritus des inondations 

Didynius, Er très-rare. Sous les feuilles humides au printemps 

et en automne. Sos (P. B.) 

Minulus, Er rare. Sous les écor es soulevées et un peu humi- 
des au printemps. 

Uthocharis, LaCfJ. 

Castanea, Grav très- rare. En tamisant Us mousses au printemps, 

parfois au vol autour des fumiers, 
avec m y r mica sc.ibrinodis. 



- 31 - 

Diluta, Er Irès-rare. En tamisant les mousses aux pieds des 

chênes et en raclant les mousses des troncs. 
Fuscula, Manh rare. Sous l'écorce des pins morts où vil sa larve. 

(E. P.) 
Picea, Kr très-rare. En tamisant les mousses et les feuilles 

humides au printemps 

Ripicola, Kr très-rare. En piétinant la vase autour des marais. 

Apicalis, Kr commun. En secouant les vieilles toitures de 

chaume. 
Ochracea, Grav.. .... assez commun. Sous les feuilles, les mousses, 

mais surtout au printemps au vol autour des 

fumiers. 

Vicina, Bris . très-rare. En tamisant des mousses. Sos (P. B.) 

Melanocephala, F peu commun. Sous les détritus des inondations au 

printemps. 

Ruficollis, Kr rare. Sous les détritus végétaux. Sos P. B.) 

Nigritula, Er commun. Dans les détritus des inondations au 

printemps, aussi en tamisant les feuilles sur les 

bords des fossés humides. 
Obsoleta, Nord m peu commun. Sous les feuilles au bord des eaux, 

printemps. Automne. 

Sunius, Steph. 

Filiformis, Latr très-commun. Sous les détritus végétaux et les 

pierres au printemps et en automne. 

Intermedius, Er commun. En fauchant dans les prairies au prin- 
temps et en tamis;. ut les mousses et les feuilles 
en hiver. 

Diversus, Aube peu commun. Sous les détritus végétaux. 

Oibellus, Baudi extrêmement rare. En tamisant les mousses. Sr>s 

(P. B.) 

Angustatus, Payk. . . . commun. Sous les feuilles au printemps -, en fau- 
chant dans les prairies, parfois sous les pierres 
et les écorces en hiver. 

Bimacuialus, Er rare. En battant les toitures de chaume surtout en 

automne. 

Pœderus, Grav. 

Littoralis, Grav commun. Sur le sable et sous les détritus aux bords 

des eaux. 



- 32 — 

Kiparius, L très commun. En ballant les branches cPaulnes au 

printemps, en tamisant les fouilles cl les mousses 

aux bonis des eaux. 
Longipennis, Er très-commun. Dans les détritus des inondations de 

l'Adour. 
Caligalus, Er raie. Sous les détritus aux bords do l'étang de 

Cazaux (E. P.), dans les détritus d'inondation. 
Limnopliilus, Er très rare. Sous les di'trilus aux bords des eaux, 

sous les graviers de l'Adour (E. P.) 
Kuiicollis, F commun. lui arrosant cl piétinant le sable aux 

bords des eaux. 
SangUÎninoliis, Steph. . . moins commun. idem. idem. 



STENID^E. 

J'ai déclaré, au début de ce travail, que je suivrais la classification adoptée 
dans le catalogue de M. de Marseul ; mais pour le groupe des stenus et pour 
d'autres peut-être, je- suivrai la classification aloptée par M. Fauvel dans 
sa faune Gallo-Rhénane. J'indiquerai les synonymies qui permettront de retrou- 
ver sur le catalogue de JVI. de Marseul les insectes que je signale. A propos de la 
faune Gallo-Rhénane, que mon collègue M. Nouvel me permette de lui adresser 
mes sincères félicitations. Ses tableaux synoptiques et ses descriptions sont fort 
bien faits et on peut diro de son travail (multa in paucisj. 

Evœstlsetus, GraV. 

très-rare. Trouvé dans un for-sé marécageux parmi 

des sphcKjnums. (E. P.) 
très-rare. : d. 

rare. Dans des détritus végétaux sur les bords de 

l'étang de Biscarosse. Sous des végétaux pourris. 

(E. P.) 
assez rare. Au printemps, dans les fossés humides 

et marécageux, en secouant des mousses des 

marais, notamment des spliagnums. 



Bipunclatus, Ljung. 



Scaber, Grav. . . . 
Ruficapillus, Lacd. 



Lœviusc.ulus, Manh 



Cœrulescens, Gyl. 
Bigultalus, Linn. 



Edianons, Curt. 

. . rare. Dans les fossés humides à Sanguinet. (E. P.) 
S te u us, Latr. 



commun. Sous les détritus aux bords des eaux, 
sous les pierres et en piétinant la vase ; on le 
trouve aussi dans les prairies. 



— 33 - 

Bipunclatus, Er plus commun idem. 

Longipes, Heer assez rare. Sur le sable aux bords des ruisseaux, 

dans les détritus des inondations. 
Guttula, Mull assez commun idem. et sous les gra- 

viers de PAdour (E. P.) 

Aterrimus, Er rare. Sous les feuilles et les mousses. Pris à Sos, 

dans les fourmilières de formica rufa. 

Asphaltinus, Er très-rare. J'en ai trouvé un individu le 2 mars 

4 874 sur un mur exposé au midi. M. Bauduer 
Ta trouvé à Sos dans les détritus végétaux. 
Oreophilus, Fairm. ... Cet insecte cité des Landes par M. Fauvel avec un 
point de doute, n'y a jamais été trouvé à ma 
connaissance. 

Incanus, Er très-rare. Sous les feuilles humides et les détritus 

des inondations. 

Nanus, Steph ) rare. En tamisant les mousses et les détritus 

Declaratus, Er j végétaux. 

Bimaculatus, Gyl très- rare. Sous les pierres et les mousses aux 

pieds des arbres. 
Clavicornis, Scop. . . . ) pas commun. Sous les feuilles aux pieds des arbres, 
Speculator, Lac. . . . \ sous les graviers de l'Adour ; en tamisant les 
mousses en hiver. 

Providus, Er rare. Sous les mousses et les feuilles en hiver ; 

parfois sous des troncs d'arbres morts et couchés 
à terre. 
Juno, Fabr très-commun. Surtout dans les détritus des inon- 
dations de l'Adour. 

Ater, Maun assez commun. En fauchant dans les prairies, sous 

les détritus végétaux, en battant des fagots de 
* vigne. Dans les détritus des inondations de 

l'Adour à Dax. 

Pusillus, Er assez rare. Sous les détritus aux bords des eaux. 

Buphthalmus, Grav. . . assez commun. Sous les détritus aux bords des 

marais et ceux laissés par les inondations. 
Melanarius, Steph. . . ) assez commun. Dans les détritus des inondations 

Cinerascens, Er j de l'Adour. 

Melanopus, Marsh. . . } rare. Sur le bord des ruisseaux, sous les algues 

Nilidus, Lac $ marines. 

Atratulus, Er rare. Dans les détritus des inondations de l'Adour. 

Morio, Grav commun. En fauchant dans les prairies au prin- 
temps, dans les détritus des inondations. 
Fuscipes, Grav commun. idem. 

rr^vpntri? Thnm« ' ( raie - SoQS les détritus végétaux et dans les prai- 



Crassiventris, Thoms. . 
Littoralis, Thoms 



ries humides. 



3 



- 34 - 

Oplicus, Grav rare. Dans les détritus des inondation? de l'Adour. 

Argus, Grav rare. En tamisant les feuilles sur les bords des 

fossés. Sos (P. B.) 

Uumilis, Er très-rare. Dans les détritus des inondations de 

l'Adour. 

Nigritulus, Gyll très-rare. En tamisant les mousses au bord des 

marais. 

Brunnipes, Steph.. . . ) très-rare. Sous des détritus végétaux à Mugron 

Unicolor, Er j (E. P.) 

Latifrons, Er rare. En tamisant des mousses humides au prin- 
temps. 

Paganus, Er très-rare. Sous les détritus au bord des marais. 

Tarsalis. Ljung assez-rare. En tamisant des mousses humides et 

sous les détritus végétaux au bord des eaux. 

Similis Herbsl ) assez commun. idem. et en 

Oculatus, Grav i fauchant dans les prairies humides. 

Solutus, Er rare. Sous les détritus au bord des étangs. 

Cicindeloides, Schall. . . commun. En fauchant sur les plantes au bord des 
eaux. 

Fornicatus, Steph. . . -, i rare. idem. et dans 

Conlractus, Er ) les détritus des inondations de l'Adour. 

Binotatus, Ljung assez rare. idem. 

Pallitarsis, Steph. . . . ) très-commun. Dans les détritus des inondations de 

Planlaris, Er ! l'Adour. 

Picipes, Steph ) commun. Sous les mousses et les feuilles au prin- 

Rusticus, Er > temps, parfois mais rarement sous les pierres. Dans 

Testaceicornis, Perris. . ) les détritus des inondations de l'Adour. Sur les 
bords de l'étang de Biscarosse (E. P.) 

Bifoveolatus, Gyll. . . . assez commun. En battant les saules^au printemps, 
sous les mousses humides, parfois au vol autour 
des fumiers. 

Picipennis, Er rare. Dans les détritus des inondations de l'Adour 

à Dax. 

Flavipes, Sleph | rare. En fauchant sur les joncs au bord des 

Filum, Er j étangs. 

Elegans, Rosch très-rare. Trouvé à Sos par M. Bauduer en fau- 
chant çà et là. 

Subœneus, Er commun. En fauchant dans les prairies au prin- 
temps ; en battant les aubépines en fleurs. Au 
vol le soir autour des fumiers. 

Œrosus, Er rare. En tamisant des mousses en hiver. Sos 

(P. B.) 

Impressus, Germ rare. Dans les détritus des inondations. 



- 35 — 

Ossiura, Steph I assez commun. Dans les mêmes conditions que le 

Impressipennis, Jac. Duvj Subœneus et en outre dans les détritus des inon 
dations de PAdour. 

Geniculatus, Grav assez rare. Sous des touffes de cistes (E. P.) 

Pallipes, Grav. ..... rare. Sous les feuilles au bord des eaux. 

Fuscicornis, Er rare. En tamisant des feuilles au bord des eaux. 

Sos (P. B.) 

Erichsonis, Rye. . . . ) commun. En fauchant dans les prairies humides ; 

Flavipes, Er ] en tamisant les feuilles au bord des fossés ma- 
récageux. 



OXYTELULE. 

Oxyporus, F. 

Rufus, L assez commun. Dans les champignons et en géné- 
ral toutes les matières végétales en décompo- 
sition. 
Larve. Met. Eleut. Schiœdte, tab. XI, fig. 1 à 14. 

Bledius, Gurt. 



Les premiers états de quelques larves de Bledius 
ont été indiqués par M. Schiœdte (Nat. 
Tidsskr ., 1864, p. 212-214, pi. 12 r fig. 
4-32). 

Unicornis. Germ très-commun. Sur les bords de la mer où il voie 

parfois par milliers au roucher du soleil. Rare, 
dans les détritus des inondations de l'Adour. 

Tricornis, Herbst rare. Sur les rives des étangs salés du liltor.il 

(E. P.) 
Larve. Met. el. Schiœdte, p. 213, pi. 12, fig. 
4-13. 

Spectabilis, Kr rare. Sous les algues au bord de la mer (E.-P.) 

Verres, Er assez rare. Au vol, sur les bords du bassin d'Ar- 

cachon. Trouvé également dans les environs de 
Mon<-de-Marsan. 
Fossor, Heer assez rare. Au vol dans les environs de Mont-de- 
Marsan et dans les détritus des inondations de 
l'Adour. 

Arenarius, Payk très-commun. Sur le sable et parfois au vol sur les 

bords de la mer. 



_ 30 — 



Tristis, Aube. 



Hispidulus, Fairm. 
Subterraneus, Er. . 
Pallipes, Grav. . . 



Opacus, Block. . . 

Cribricollis, Heer. . 
Rufipennis, Er.. . 

Fracticornis, Payk. 



, Je ne connais pa> ce Bledius. Il est signalé par 

M. Fauvel comme ayant été pris dans la Gironde. 

La localité n'étant pas indiquée il est probable 

que c'est sur la rive droite de la Garonne, 
assez commun. Sur le sable au bord des eaux 

douces et aussi sur les dunes du littoral. 
. rare. En fauchant au bord des eaux, sur les dunes 

du littoral. 
. rare. En fauchant dans les prairies humides ; en 

tamisant les feuilles au bord des marais, au 

printemps. 
Larve. Met. Eleut. Schiœdte, tab. XII, Gg. 21-22. 
. commun. Au vol le soir autour des fumiers 5 sous 

les feuilles autour des marais de mai à octobre. 
j rare. Sous les détritus au bord des étangs mariti- 
$ mes (E. P.) Trouvé aussi aux environs de 

Mjnt-de-Marsan. 
. assez rare. Sur le sable au bord des eaux, dans 

les détritus des inondations de l'Adour -, au vol 

le soir autour des fumiers. 
Larve. Met. Eleut. Schiœdte, tab. XII, fig. 20. 



Platystethus, Manll. 



Arenarius, Fourc. . . j commun. Dans les bouses, les feuilles pourries , le 
Morsitans, Payk. . . . j soir au vol autour des fumiers. 

Larve. Pub. par divers, voy. Ch. Cand., pag. 60. 

Met. Eleut. Schiœdte, tab. XI, Gg. 15 à 22. 

Cornutus, Grav assez commun. En tamisant les mousses et les 

feuilles au bord des marais, surtout au prin- 
temps. 
Alutaceus, Thoms. . . . assez commun. idem, et dans les 

détritus des inondations de l'Adour. 
Spinosus, Er. . , . . . . rare. Dans les détritus des inondations de l'Adour. 

Pris à Sos par M. Bauduer. 
Capito, Heer très-rare. Dans les détritus des inondations, sous 

les mousses et les feuilles au bord des marais. 
Nodifrons, Sahlb rare. Sous les feuilles et les mousses au bord des 

marais. 
Nitens, Sahlb commun. Dans les détritus des inondations de 

l'Adour, à Dax. 



- 37 - 



Oxytcius, Grav. 



Rugosus, Fabr très-commun. Dans les bouses et les détritus végé 

taux; toute l'année. 

Insecatus, Grav peu commun. Sous les détritus des inondations. 

Sos (P. B.) 

Fulvipes, Er assez commun. Dans les bouses et les détritus 

végétaux. 

Piceus, Lin assez rare. Dans les bouses, les crottins-, au vol 

autour des fumiers, et aussi sur les bords de 
la mer. 

Sculptus, Grav assez rare. Sous les détritus végétaux, parfois au 

vol, surtout au printemps. 
Larve. Voy. Ch. et Cand., p. 60. 

Inustus, Grav commun. Dans les bouses, sous les détritus végé- 
taux, au vol le soir au coucher du soleil. 

Sculpluratus, Grav.. . . commun. idem. idem. 

Nitidulus, Grav. . . . i très-commun. idem. idem. 

Complanatus, Er très-commun. idem. idem. 

Pumilus, Er très-rare. En tamisant des excréments dans les 

bergeries (E. P.) 

Speculifrons, Kr rare. Sous des pierres au bords des eaux. Sos 

(P. B.) 

Clypeonitens, Pand. . . rare. Sous les bouses et les feuilles. Sos (P. B.) 

Tetracarinatus, Block.. ) très-commun. Sous les détritus végétaux, les bou 

Depressus, Grav. . . . ) ses, les écorces; aussi au vol autour des fumiers, 
toute l'année. 
Larve. A été trouvée par Waltl (Isis, 1837- 
277) vivant par milliers au premier printemps, 
sur Y Anémone nemorosa; mais Germar 
remarque que cet habitat n'est, sans doute, que 
fortuit et que cette larve doit se tenir plutôt 
sous terre, d'où elle sort au retour de la saison 
chaude (Fauvel). 

Hamatus, Fairm assez rare. En tamisant les excréments secs de 

porc. 



Hap Iode rus, Steph. 



Cœlatus, Grav 



très-commun. Dans les bouses, les détritus végé- 
taux; au vol le soir autour des fumiers. 



— 38 - 



Ti'ogophlœus, Manh. 



Dilatatus, Er. 



Bilineatus, Steph. 
Riparius, Lac. . 
Erichsonis, Sharp 
Memnonius, Er.. 
Obesus, Kiesw. . 
Fossulatus, Mots. 
Fuliginosus, Grav 



Politus, Kiesw. . 
Gorlicinus, Grav, 



Elongatulus, Er. 
Nitidus, Baudi. . 



Exiguus, Er. . . . 
Halophilus, Kiesw. 



Pusillus, Grav. 
Tenellus, Er. . 



assez commun. Sous les graviers de l'Adour en 
juin; sous les pierres au bord des eaux. 

assez commun. Sous les pierres et les feuilles au 
bord des eaux. 

rare. Sous les mousses. Sos (P. B.) 

très-rare. Sous les détritus d'inondation. Sos 
(P. B.) 

assez rare. En tamisant les mousses au printemps 

et en automne -, sous les poutres pourries de 

chêne, dans les celliers, 
très-rare. Sur le sable au bord des rivières en 

mai(E. P.) 
peu commun. En tamisant les mousses et les 

feuilles; sous les écorces en hiver, 
rare. En fauchant sur les bords des marais, 
très-rare. En tamisant des feuilles et des mousses 

au bord des eaux, 
très-rare. Sous les détritus végétaux humides. 
Cet insecte signalé d'Arcachon par V. Bruck doit 

être bien rare, car il n'a jamais été trouvé par 

les naturalistes de la région, 
rare. En piétinant la vase au bord des marais, 
très-rare. Dans les détritus des inondations au 

printemps. 



Thinobius, Kiesw. 

Longipennis, Heer peu commun. Bords des eaux en arrosant le sable; 

sur les graviers de l'Adour tout-à-fait sur les 
bords. Très-difficiles à prendre ; quelquefois ils 
montent sur les cailloux et alors on les prend 
avec les doigts préalablement humectés ; autre- 
ment, il faut les submerger et les prendre dans 
l'eau (E. P.) 

Ancyrophorus, Kr. 



Homalinus. Er. 



très-rare. Dans les détritus des inondations de 
l'Adour à Dax. 



- 39 - 
0MAL1D/E. 

Anthophagus, Grav. 

Prœustus, Mullr très-rare. En battant les saules sur les bords des 

prairies humides, en Armagnac. 
Caraboïdes, L très-rare. Signalé de Sos par M. Bauduer. 

Leste va, Latr. 

Pubescens, Mann rare. Le 2 juillet 1870, M. Perris en a capturé 

six individus dans la mousse très-humide qui 
entourait un piquet de digue de moulin aux envi- 
rons de Mont-de-Marsan. M. Bauduer l'a égale- 
ment trouvé à Sos. 

Longœlytrata, Gœze. . j 

Bicolor, Fabr > assez commun. Sous les détritus au bord des eaux. 

Oblonga, Mots ) 

Punctata, Er rare. Dans les marais au pied des plantes. Juillet 

et août. Sos (P. B.) 

Olophrum, Er. 

Piceum, Gyl rare. Sous les mousses humides; dans les détritus 

d'inondation. Sos (P. B.). Dax (Duverger) . 

Lathrimœum, Er. 

Atrocephalum, Gyl.. . . rare. En tamisant les mousses dans les bois au 
printemps et en automne. 

Deliphrum, Er. 

Crenatum, Grav très-rare. Sous les écorces et dans les plaies 

d'arbres. 

Philorinuin, Kl\ 

Humile, Er rare en général. Commun, parfois en fauchant sur 

les Ajoncs. Nerbis. mars 1871 (E. P.) Bayonne 
Larralde). 



— 40 



Coryphium, Stepll. 



Angusticolle, Steph. 



Trouvé par M. Cussac en octobre sous des détritus. 
M. E. Perris l'a obtenu à l'aide d'éducation de 
nymphes et de larves. Voici d'ailleurs ce que 
dit ce savant observateur dans son traité des 
insectes du pin maritime. 

« J'ai trouvé cette larve pour la première fois et en 
assez grand nombre en avril 1853, sous l'écorce 
de pins de 1 5 ans qui avaient nourri une géné- 
ration de Bostrychus laricis. Elles vivaient 
des excréments laissés par les larves de ce 
xylophage. Parmi elles se trouvaient des nym- 
phes de la même espèce, couchées dans les gale- 
ries ou dans une toute petite cellule pratiquée 
au milieu des détritus. » 

Voy. 1ns. Pin. mar., pag. 51. — Perris, Soc. 
ent., 1853, p. 573. 



Omalîum, Grav 



Pygmseum, Gyll. .... très-rare. Sous les écorces et en tamisant les feuil- 
les au printemps et en automne. 

Rufipes, Fourc ) peu commun. Dais les boleis pourris. Parfois le 

Florale, Payk ) soir au vol autour des fumiers. 

loplerum, Steph. . . . \ très-commun. Sous les écoi ces très-pourries. Sos 

Ludidum, Er \ (P. B.) Sous les écorces d'orme; avril. 

Vile, Er î commun. Sous les écorces de pin au printemps et 

Brevicorne, Er ) en automne. Vit également sur le chêne. On en 

trouve une variété à Elytres d'un brun ferrugi- 
neux. 
Larve. Se trouve dans les galeries du Bostrychus 
slenographus. V. Ins. Pin. mar., p. 54. — 
Perris, Soc. ent.. 1853, p. 576. 

Deplanatum, Gyl rare. Dans les bolets pourris. 

Concinnum, Er commun. Sous les écorces et les feuilles sèches et 

aussi parfois sous les excréments de volailles. 

Planum, Payk rare. Sous les écorces de pin au printemps et en 

ballant des branches sèches. 

Monilicorne, Gyll. . . . rare. Au vol sur les bords du bassin d'Arcachon 
(E. P.) 



— 41 — 



Pusillum, Grav. 



Minimum. Er. . . 
Oxyacanthse, Grav. 



Csesum, Grav. 



Excavatum, Steph. 
Fossulatum, Er.. . 



Rivulare, Grav. 
Allardi, Fairm. 



assez commun. Sous les écorces de pins et aussi de 
tauzins aa printemps et à l'automne. M. E. Per- 
ris a trouvé au mois de mars, la larve, la nym- 
phe et l'insecte parfait, sous l'écorce d'un pin où 
avaient vécu des larves de Bostrychus laricis 
et qui nourrissait des larves de Pissodes 
notatus. 

V. 1ns. Pin. mar., p. S6. — Perris, Soc, ent., 
1853, p. 576. 

rare. Sous les écorces de divers arbres. 

rare. Dans les détritus des inondations; en tamisant 
des feuilles au bord des eaux. 

assez commun. Dans les détritus végétaux; en 
tamisant des mousses ; au vol surtout le soir au- 
tour des fumiers. 

rare. Dans les champignons pourris ; en tamisant 
des feuilles et des mousses ; au vol autour des 
fumiers. 

très-commun. idem. 

rare. Sous les fientes de volailles dans les poulail- 
lers. Sos >P B.) 



Aiithohitim, Stepll. 



Florale, Panz. 
Minulum, F. 



très-rare En fauchant sous bois au printemps, 
très-rare. En tamisant des feuilles et des mousses 
au bord des eaux. 



PRQTEINÏD/E, 



Protciims, Latr. 



.Ovalis, Steph.. . . 
Brevicollis, Er. . . 



Brachypterus, Latr. 

Limbalus, Maeckl.. 
Macropterus, Gyll. 

Glavicornis, Steph. 
Atomarius, Er. . . 



) assez commun. Sous les détritus ; les matières 
$ végétales en décomposition. 
Larve. V. Ch. Gaud., p. 62. 
. assez commun. idem. 

et sur les fleurs. 
. rare. En tamisant les pailles pourries. Sos (E. P.) 
. rare. Sous les détritus; en tamisant les mousses. 

Aussi en fauchant, sur les fleurs. 
) rare. Dans des champignons pourris. Pris dans les 
) élirons de Bayonne. 



— 42 — 

Megartlirus, Steph. 

D'après Westwood, Schmilh a observé qu'une larve 

de ce genre, vit en parasite sur celle de la Sa- 

perda populnea. 
V. Int. to themod. class., 1839, tom. I, p. 365 

(Note). 
Depressus, Payk assez commun. Dans les détritus, le terreau, au 

vol autour des fumiers. 
Sinuatocollis, Lacd. . . . très-rare. Dans les végétaux pourris. 

Denticollis, Beck très-rare. En tamisant des feuilles et des mousses. 

Hemipterus. lllig très-rare. Dans les bolets qui croissent sur les 

arbres. 
Affinis, Mill très-commun. Sous les pailles pourries. Sos (P. B. ) 

Phkeobium, El'. 

Clypeatum, Mùll commun. En tamisant les mousses un peu humi- 
des. Sos (P. B.) 

MICROPEPLIDiE. 

Micropeplus, Latl". 

Porcatus, F assez rare. En tamisant des mousses; sous Jes 

détritus ; sous des poutres pourries. 
Fulvus, Er assez commun. idem. 

PHLCEOGHÀRID/E. 

Phkeocharis, Manll. 

Subtilissima, Manh.. . . très-rare. En secouant do vieux fagots en automne 
et en hiver. Sos (P. B.) 

PIESTIDyE. 

fîlyptoma, Er. 

Corticinum, Mots rare. Dans les fourmilières des vieux troncs. Sos 

(P. B.) 



— 43 - 

PSÉLAPHIDES. 
ciieiiuiiim, Lalr. 



Bitubercnlatum, Latr. 



Palpalis, Reichb. 



très-rare Le 30 avril 1854, M. Pems en a pris 
deux individus 5 l'un en rase lande sous une 
bouse sèche avec la formica nigra ; l'autre dans 
un bois de pin au vol, au déclin du jour. D'après 
M. Rouget, cet insecte vit à Dijon avec la 
myrmica cœspitum. 

Ctenistes, Reicllb. 

. assez rare. Le soir en fauchant dans les prairies un 
peu humides; mai, juin. Sos (P. B.) 



Faronus. A. 



Lafertei. A 



. rare. En secouant une toiture de chaume et un tas 
de feuilles de pin accumulées au pied d'un arbre. 
(E. P.) Juin 1862, en fauchant à l'entrée de la 
nuit dans une prairie, principalement sur des 
Cyperus fongus (E. P.) En tamisant des feuilles 
pourries en hiver. Sos (P. B.) 

Pseiaphus, Herbst. 



Heisei, Herbst peu commun. Dans les détritus de l'Adour. Le soir 

en fauchant dans les prairies un peu humides, 
mai, juin. Sos (P. B.) En fauchant aux environs 
de Mont-de-Marsan dans un fossé aquatique 
parmi des sphagnum (E. P.) Avec Lasius fuligi- 
nosus, F. rufa trufa et fusca (Mœrkel) . Myrmica 
scabrinodis (Mœklin). Solenopis fugax (Rouget). 

Dresdensis, Herbst. . . . très-rare. Pris en fauchant (E. P.) 



Niger, Payk. 



Tychus, Leach. 

assez rare. En fauchant dans les marais le soir, en 
été. Un seul individu trouvé dans les détritus des 
inondations de l'Adour. Avec Lasius fuliginosus 
(Rouget). F. rufa (Mœrkel). 



- 44 - 

ïbericus, Mots assez commun. Dans les détritus des inondations 

de PAdour, àDax. 
Jacquelini, Boield. . . . rare. En tamisant les mousses et les feuilles sèches 

pendant l'hiver. Sos (P. B.^ 
Tuberculatus, A rare. idem. idem. 

Batrisus, A. 



Formicarius, A. 



Venustus, Reichb. 



Adnexus, Hamp. 
Oculatus, A. . . 



Puncticollis, Tour. 



commun. Avec la Formica fuliginosa. Sos (P. B.) 
En mai, sous les feuilles sèches de chêne avec la 
formica emarginata (E. P.) avec Lasius Brunneus 
(Rouget). F. rufibarbis (Mœrkel). 

assez rare. Se trouve en mars avec la formica 
fuliginosa, se trouve aussi en même temps que 
le Formicarius avec Lasius emarginatus (Fairm. 
et Lab.) F. rufibarbis (Mœrkel). 

très-rare. idem. 

très-rare. idem. avec F. rufi- 

barbis (Mœrkel). M. scabrinodis (Fairm. et Lab.) 

assez rare. idem. trouvé avec 

la formica emarginata dans un vieux tronc 
d'orme (E. P.) 



Bryaxis, Leach. 



Sanguinea, F très-commun. Dans le terreau et sous les feuilles 

en fermentation ; dans les détritus des inonda- 
tions de PAdour à Dax. 

Fossulata, Reichb moins commun. En fauchant le soir dans les marais, 

parfois en battant les saules dans les endroits 
humides. 

Hsemoptera, A très-rare. Dans les détritus des inondations. 

Lefebvrei, A très-commun. Sur les bords des eaux; dans les 

marais au pied des plantes. 

Helferi, Scht très-rare. idem. 

Haematica, Reichb. . . . rare. En fauchant dans les lieux humides et dans 
les détritus des idondations. Avec Lasius fuliçi- 
nosus (Rouget). 

Juncorum, Leach rare. idem. 

Impressa, Panz très-rare. idem. 



— 45 — 

Antennata, A très-rare. idem. 

Guillemardi, Saulcy. . . très-rare idem. 

Xanthoptera, R très-rare. idem. 

Bythinus, Leacll. 

Bulbifer, Reichb .... peu commun. En tamisant des mousses aux bords 
des marais au printemps. Sos (P. B.) Avec 
Lasius fuliginosus (Mœrkel). 

Curtisi, Leach assez commun. En fauchant le soir dans les prai- 
ries de mai à juillet. Sos (P. B.) 

Nodicornis, A Se trouve dans la collection de M. Perris, signalé 

des Landes, je n'en connais pas l'habitat. 

Burelli, Denny très-rare. En tamisant les mousses et les feuilles 

sèches pendant l'hiver. Sos (P. B.) Avec Lasius 
fuliginosus (Rouget). Lasius brunneus (Rouget). 

Mulsanti, Kiesw très-rare. idem. 

Pandellei, Saulcy trss-rare. idem. 

Normanus, Saulcy. . . . très rare. Quatre individus trouvés sous une pierre 
dans un jardin avec la Langelandia anophthalma 
en juillet 1868. Sos (P. B.) 

Baudueri, Saulcy très-rare. En compagnie de YAnillus cœcus et de la 

Raymondia Perrisii, en mars et avril. Sos 
(P. B.) 

Eupiectus, Leach. 

Signatus, Reichb assez rare. Sous les écorces pourries de pin, où il 

court avec agilité ; sous les bois pourris de chênes. 

Rarement au vol près des fumiers. Avec Lasius 

fuliginosus et F. rufa (Mœrkel) . 
Fischeri, A très-rare. Pris un individu en mai, 1868, sous 

Pécorce d'un peuplier mort, aux environs de 

Mont-de-Marsan (E. P.) 
Sanguineus, Denny.. . . très-rare. Dans les souches très-pourries de pin, 

avec Yastatopteryx. En juin, au vol autour d'un 

fumier (E. P.) 
Nitidus, Fairm très-rare. Dans la vermoulure de châtaigner 

(E. P.) 
Karsteni, Reichb assez commun. Entre les feuillets des vieux troncs 

d'arbres, atteints de pourriture sèche. 
Punctalus, Muls très-rare. Dans la vermoulure des pins (E. P.) 



— 46 — 

Kirbyi, Waterh très-rare. En fauchant le soir dans les prairies. Sos 

(P. B.) Avec Lasius fuliginosus (Mœrkel). 
F. rufa (Mœklin). 

Nanus, Reichb rare. Au vol autour d'un fumier, avril. Dans une 

souche de pin contenant des formica pubescens ; 
mai ; également sous Pécorce d'une souche 
d'aulne (E. P.) 

Ambiguus, Reichb. . . . assez rare. En fauchant dans les prairies le soir. 
Sos (P. B.) En secouant des mousses humides 
surtout des sphagnum autour des marais au 
printemps. Avec F. rufa (Mœrkel). 

Perplexus, Duv très-rare. Deux individus pris au vol le soir au- 
dessus d'un tas de fumier, en juin 1870. Sos 
(P. B.) 

Minutissimus, A très-rare. Pris au vol. 

Bicolor. Denny très-rare. idem. 

Sulcatulus, Saulcy. . . . très-rare. En tamisant les feuilles sèches en hiver. 
Sos P. B.) 

ciaviger, Preyss. 

Longicornis, Mull. . . . très-commun. Toute l'année avec la formica mixia. 

Sos (P. B.) 
Bruckii, Saulcy très-rare. M. Bauduer en a pris deux individus 

avec la formica {lava, en avril 4 868. 

SGYDMÉNIDES. 

Scydmœnus, Latl*. 



Godarti, Latr. 



Sculellaris Mull. 



Collaris, Mull. . . 



. très-rare. Dans les vieux troncs de saule et de 
peupliers. Sos (P. B.) Avec Lasius fuliginosus 
et formica rufa (Mœrkel). 

. très-rare. Dans les fourmilières et sous les détritus. 
Sos (P. B.)Un individu trouvé dans les détritus 
des inondations de l'Adour. Avec L. fuliginosus 
(Rouget). F. rufibarbis (Mœrkel). F. rufa 
(Mœklin). 

. rare. Dans les marais au pied des plantes. Avec 
L. fuliginosus (Rouget). F. rufibarbis et rufa 
(Mœrkel). 



- 47 - 

Pusillus, Mull Bayonne (Larralde). Avec F. rufa et M. ruginodis 

(Mœklin). 

Minulus, Chaud très-rare. Pris au vol autour d'un fumier. 

Subcordatus, Fairm. . . assez rare. En tamisant les mousses et les feuilles 
sèches en novembre et décembre (Sos). 

Hirticollis, Illig pas commun. Sous les détritus près des grands 

étangs (E. P.) Sous les détritus des inondations 
de l'Adour, à Dax. Avec F. rufibarbis (Mœrkel). 

Gonfusus, Bris Un seul individu pris au vol, le soir, dans une 

clairière. Sos (P. B.) 

Wetterhali, Gyl commun. Dans les matières végétales en décompo- 
sition. Sos (P. B.) 

ïntrusus, Schm assez rare. Dans les débris d'inondation. Sos 

(P.B.) 

Nanus, Schm très-rare. Dans un vieux tronc de chêne liège. 

Sos (H. B.) Avec F. rufa. Ent. Zeit. Stett. 
1851, p. 169. 

Helwigi, Herbst assez rare. Dans les fourmilières et les détritus 

d'inondation avec L. fuliginosus (Rouget). 
F. rufa. Ent. Zeit. stett. 1851, p. 170. 
F. rufibarbis, Gistel. ins. sec. det. 

Rufus, Mul rare. Dans les détritus d'inondation. 

Tarsatus, Mul commun. Sous les détritus des inondations, au vol 

autour des fumiers. 

Baudueri, Saulcy .... rarissime. En tamisant les mousses en hiver. Sos 
(P. B.) 

Angulatus, Mul très-rare. Pris au vol le soir. 

Perrisii, Saulcy commun. Avec L. fuliginosus et F. rufa, en com- 
pagnie de larves de Scraplia minuta elà'Abrœus 
globosus. 

Cérastes, Saulcy plus rare. Dans les mêmes conditions que le Per- 
risii. M. Bauduer l'a pris également sous des 
feuilles pourries en hiver. Avec M. scabrinodis. 
Abeille ent. IX, p. 40. 

Eutheia, Stepll. 



Plicata, Gyl rare. Avec L. fuliginosus et F. rufa. Avec F. eoc- 

sedta (Rouget). 
Schaumi-Kiesw Insecte douteux? D'après M. de Saulcy, ce serait 

peut-être le Méridionale. 
Formicetorum, Saulcy. . très-rare. Avec une petite fourmi sous les écorces 

de chêne. Sos (P. B.) 



— 48 — 

Ccpheiiniiim. Mul. 

Minutissimum, Aube.. . rarissime. En tamisant des mousses. 

NOTE DE L'AUTEUR. 

J'ai terminé les familles des Carabiques, des Hydrocanlhares, des Palpicomes, 
des Staphylins et des Psélaphiens ; j'aborde maintenant la grande et intéressante 
famille des Clavicomes. Il semblo que l'intérêt des mœurs des insectes croît avec 
leur petitesse et que le Créateur ait voulu nous montrer la perfection de son 
œuvre, snrtout dans les infiniments petits. La région dont je m'occupe est riche 
en insectes de celte famille, cela tient sans doute aux investigations patientes 
des savants qui l'ont explorée. M. Léon Dufour et M. Edouard Perds ont inter- 
rogé la nature, et, avec le génie d'observation qui les caractérise, ils ont tracé 
des éludes de mœurs qui, sans eux, seraient longtemps restées inconnues. Rien ne 
les arrête, et pendant que le regretté Léon Dufour dissèque des animaux micros- 
copiques, M. E. Terris les suit pas à pas dans leurs évolutions ; il surprend, par 
une étude attentive, leur manière de vivre et leur transformation. Ce maître 
éminent, dont je m'honore d'être l'élève, met la dernière main à un travail fort 
remarquable sur les insectes du Châtaigner, et toujours bienveillant et aimable, 
il a mis à ma disposition la description des larves, des clavicomes compris 
dans la faune Landaise. Ce travail inédit va donner à mon Catalogue raisonné 
une valeur scientifique qui lui manquait, et j'en remercie sincèrement mon maî- 
tre et mon ami- 



Avant de commencer la famille des Clavicomes, je vais donner la description 
d'une larve inédile, celle de VHelophorus rugosus, larve qui a été trouvée par 
M. Perris dans des tiges de navet et dans la galerie d'une larve de Psy Modes. 

Larve de l'Hclophurus rugosus. 01. 

Long., 6 millim., hexapode, charnue, subcylindrique, se rétrécissant aux 
deux extrémités,, peu convexe en dessus , très-convexes en dessous. Tète un 
peu transverse, subcornée, jaunâtre, déprimée en dessus et creusée de deux 
sillons profonds convergeant antérieurement ; bord antérieur trilobé, lobe médian 
triangulaire et bombé, représentant le labre et l'épistome qui sont soudés au 
front ; les deux autres lobes encore plus bombés, arrondis, séparés du front par 
un sillon qui les dirige transversalement vers la base de chaque antenne. Man- 
dibules crochues, jaunâtres, avec l'extrémité brune, munies d'une assez forte 
dent vers le milieu de la tranche interne ; mâchoires et menton descendant â 



- 49 - 

peine jusqu'au tiers de la tête, dont le surplus forme une sorte de plaque convexe 
et lisse, marquée antérieurement d'une dépression triangulaire; les premiers 
cylindriques, leur lobe petit, grêle, papilliforme, terminé par une très-petite 
soie. Palpes maxillaires courts, de trois articles dont le deuxième paraît un peu 
plus long que chacun des deux autres, ces organes débordant de beaucoup la tête ; 
menton très-petit, lèvre inférieure cordiforme, dépourvue de languette, surmontée 
de palpes labiaux de deux articles dont le premier est le plus court. Antennes 
assez longues, de trois articles visibles, le quatrième, s'il existe, étant très-court 
et rétractile ; 4 e1 ' article cylindrique tronqué un peu obliquement au sommet : le 
2 e , de même longueur, grossissant un peu de la base au sommet où il porte exté- 
rieurement deux petits articles supplémentaires papilliformes, le postérieur extrê- 
mement petit et suivi d'une très-petite soie; 3 e article, plus court, beaucoup 
plus grêle, cylindrique, subtronqué, surmonté de deux très-petites soies diver- 
gentes; sur chaque joue, près de la base de l'antenne, une tache noirâtre, sur 
laquelle se montre un groupe de six ocelles disposés sur deux lignes obliques et 
parallèles, ceux de la première série paraissant un peu plus grands. 

Prothorax subcorné, jaunâtre, avec les bords antérieurs et postérieurs bruns, 
marqué d'un fin sillon médian, à peu près droit sur les côtés, s'élargissant un 
peu du sommet à la base, aussi long au moins que les deux autres segments tho- 
raciques réunis. Mésothorax et mélathorax charnus, un peu jaunâtres, une ligne 
blanche médiane, avec le bord postérieur brunâtre et deux taches brunes de 
chaque côté. 

Abdomen blanchâtre, charnu, de neuf segments, les huit premiers ayant sur le 
dos une sorte de plaque transversale brune et luisante, coupée en deux par uu 
sillon blanchâtre ; de chaque côte do cette plaque, une saillie également brune et 
luisante et sur chaque flanc deux mamelons de la même couleur : sur chaque 
plaque médiane, deux poils bruns, un poil semblable sur chaque saillie ou ma- 
melon. Sur la face ventrale, chacun de ces segments munis de petits écussons 
luisants et symétriquement disposés, au nombre de neuf et d'une série transverse 
de six petits poils inclinas en arrière. Toutes ces saillies, ces poils, ces écussons sont 
destinés à faciliter les mouvements. Dernier segment beaucoup plus étroit que les 
précédents, se rétrécissant d'avant en arrière, très finement ruguleux en dessus, 
pourvu ; e quelques écussons en dessous, de deux poils rapprochés sur chaque côté, 
et terminé inférieurement par un mamelon anal un peu saillant, et supérieure- 
ment par deux longs appendices, moins longs pourtant que ceux de la larve 
tfHelophoms grandis, et de trois articles presque égaux, portant à l'extrémité : le 
premier, deux ou trois longues soies : le deuxième et le troisième, une seule ; 
stigmates au nombre de neuf paires, la première sur une petite saillie entre le 
protkorax et le métathorax, les autres, plus petites sur les huit premiers seg- 
ments abdominaux. 

Pattes de médiocre longueur, pouvant à peine déborder le corps, assez robus- 
tes, hérissées de quelques soies, formées de cinq pièces, y compris un ongle corné 
et subulé. 

Le nymphe m'est inconnue. (E. Perris). 

4 



- 50 - 

CLAVICORNES. 

SILPHID.E. 

iVeciopliorus, F. 

Consultez pour les larves du genre, Schiœdte, 
p. 37. 

Humator, Gœz assez rare. Sous les cadavres. 

Larve. Publiée par divers, voy. Ch. Cand., p. 51. 

Vespillo, L assez rare. idem. 

Larve. Ch. Cand.. p. 51. Met. Eleut. Schiœdte, 
p. 33. 
Vestigator, Hersch . . . . assez commun. idem. 

Larve. Met. Eleut. Schiœdte, tab. VII, flg. 1 à 10. 
Variété Interruptus, Brul. rare. Pris à Sos par M. Bauduer. 

Fossor, Er commun. idem. 

Gallicus, Duv rare. idem. M. Bauduer en a 

pris, à Sos, une variété très-remarquable, chez 
laquelle les élytres sont toutes rouges avec un 
seul point noir au milieu de chacune d'elles. 

Silpha, L. 

Consultez pour larves du genre, Schiœdte, p. 34. 

Litloralis, L rare. Sous les cadavres. 

Larve. Voy. Ch. Cand., p. 52. 

Rugosa, L assez commun. idem. 

Larve. Met. Eleut. Schiœdte, tab. IX, fig. 1 à 14. 

Sinuata, F commun. idem. 

Opaca, L commun. Çà et là dans les champs. 

Larve. Fairmaire, Soc. ent. 1852. Guérin Méne- 
ville, Ann. soc. ent. 1846, t. IV, 2 e série, Bull., 
p. 72. Mœurs, Soc. ent. 1848, B. LXXII. 

Carinata, Illig rare. 

Larve. Faune fr., Fairm. et Lab., p. 295. 

lieliculata, F assez commun. Çà et là sur les chemins. 

Nigiïta, Creutz assez commun sur les herbes dans les prairies. 

Tristis, Illig rare. Sous les végétaux pourris. 



— 51 - 

Obscura, L. commun. Sous les cadavres, les troncs d'arbre, les 

pierres. 
Larve. Publiée par divers, voy. Ch. Cand., p. 52. 
Met. Eleut. Schiœdte, tab. IX, fig. 15 à 19. 
Lsevigata, F commun. En fauchant, dans les bois et les prai- 
ries. 
La larve vit d'escargots et se transforme en nym- 
phe dans la terre. 

Alrata, L très-commun En hiver sous les écorces. 

Larve. Vit d'escargots. Voy. Ch. Cand., p. 52. 



Choiera, Latr. 

Angustata, F assez commun. Sur les sablières et surtout au m\ 

en mai et juin par les temps d'orage. 
Cisteloïdes, Frœhl. . . . très-rare. Çà et là le soir au vol. 

Agilis, Illig très-rare. idem. 

Intermedia, Kr très-rare. Sous les feuilles humides. Sos (P. R ) 



Catops, Payk. 



Nigricans, Spence. . . . très-rare. Trouvé à Sos par M. Bauduer. 

Var. Fuliginosus D'après M. Rouget vit avec L. fuliginosus. 

Fuscus, Panz rare. En tamisant des mousses dans les bois. 

Larve. Erichson, Archiv. de Wiegen, 1841, 1 
p. 10.:. 

Morio, F assez rare. Sous les charognes. 

Anisotomoïdes, Sp. . . . rare. Sous les détritus végétaux humides. Ses 
(P. B.) Avec L. fuliginosus (Rouget). 

Chrysomeloïdes, Pan.. . très-rare. Sous les feuilles et les charognes. 

Watsoni, Spence rare. Sous les charognes. 

Sericeus, F commun. En fauchant dans les prairies. Avec 

L. fuliginosus et F. rufa ou pratensis (Rougtij. 

Colonoides, Kr rare. Un individu trouvé dans un vieux tronc de 

chêne liège, en janvier 1870. En novembre 
1870, plusieurs individus trouvés dans un vieux 
nid de Uespacrabro. Sos (P. B.) Avec L. fuli- 
ginosus (Rouget). F. rufa et rufibarbis. Ei t. 
Zéit. Stett. 1851, p. 169. 



— 52 



Cntopsimoi'plius, À. 



Pilosus, Muls. 



très-rare. En mai 1 863, pris Jeux individus avec 
une fourmi à grosse tôle dans un terrain cal- 
caire. Sos (P. B.) Avec Alla struclor (Rouget'. 



Colon, Herbst. 

Viennensis, Hbt très-rai'L. En fauchant çà et là et en examinant le 

dessous des plantes basses. 

Claviger, Hbt très-rare. En fauchant le soir sous bois. 

Fuscicornis, Kr très-rare. idem. et parfois au vol. 

Dentipes, Sahlb très-rare. idem. 

Calcaratus, Er rare. idem. 

Af finis, Sturm rare. idem. 

Armipes, Kr Un individu trouvé en décembre 1873 sous les 

mousses. Sos (P. B.) 

Angularis, Er idem. idem. 

Brunneus, Spence. . . . très-rare. Au vol le soir. Sos (P. B,) 

ANISOTOMID./E. 

Hydnobius, Scllt. 



Perrisi, Fairm. . . . 
Punctatus, Sturm. 



Un seul individu trouvé par M. Perris, dans un 

champignon. 
Quelques individus trouvés en fauchant en avril et 

mai dans les clairières des bois. Sos (P. B.) 



Anisotnma, lllig. 



Cinnamomea, Panz. . . . très-rare. En fauchant çà et là. Vit dans les 
truffes. 

Oblonga, Er très-rare. Au vol et en fauchant le soir. 

Triepki, Scht très-rare. Au vol dans les bois. Sos (P. B.) 

Dnbia, Panz très-rare. Au vol et en fauchant le soir çà et là. 

Curta, Fainn très-rare. idem. 

Caullei, Bris très-rare. idem. 

Pallens, Sturm très-rare. idem. 



— 53 — 

Ovalis, Scht Irès-rare. En fauchant au-dessus des pelouses à 

l'entrée de la nuit. 
Distinguenda, Fairm. . . très rare. idem. 

Calcarata, Er rare. En fauchant au printemps dans les clairières 

des bois et dans les prairies, à l'entrée de la 

nuit. Sos (P. B.) MM. (E. P.) 
Litura, Steph très-rare. Deux individus pris en décembre 1873 

en tamisant les mousses et feuilles sèches, im 

preignées de fongosités. 

Cyrtusa, Er. 

Minuta, Ahrens assez rare. Au vol le soir, au printemps. 

Colenis, Er. 

Dentipes, Gyl assez rare. En fauchant dans les prairies. 

Bonnairei, Duv rare. Courant sur les truffes. Sos (P. B.) 

Liodes, Latr. 

Humeralis, F assez rare. Dans divers champignons. 

Larve. Erichson. Archiv. de Wiegm. 1847, I, 
p. 284. 

Axillaris, Gyl rare. idem. 

Glabra, Kug rare. idem. 

Orbicularis, Herbst.. . . rare. idem. 

Castanea, Herbst plus commun. Dans le Lycogala miriata et le 

Reticularia hortensis. 
Larve. Yit dans le Lycogala miriata et dans le 
Reticularia Jwrtensis, Bull. Champignon de la 
famille des vesceloups, à substance d'abord comme 
spumeuse, puis pulvérulente et qui se développe 
en août et septembre sur la tannée des orange- 
ries et sur la vermoulure des vieilles souches. 
Perris, Mém. soc, Liège, 1855, 6, p. 233. 

Amphicyllis, Er. 

Globus, F rare. En tamisant les feuilles sèches imprégnées 

de substances fongueuses. 



- 54 - 

Agathidium, lllig. 

Atrum, Payk très-rare. Pris à Sos par M. Bauduer. 

Pallidum, Gyl très-rare- Sous les feuilles sèches dans les vieilles 

haies en hiver. Sos (P. B.) 

Lœvigatum, Er assez-rare. Toute Tannée en tamisant des détritus 

de feuilles sèches et en secouant les vieux fagots. 
Sos. (P. B.) 

Globosum, Muls très-rare. Sous les vieux fagots de chêne en hiver. 

Sos (P. B.) 

Rotundatum, Gyl assez rare. Sous les vieux fagots et dans les vieille* 

souches de pin maritime. 
Larve. Publiée par M. Perris sous le nom deSemi- 
nwîum, L. Elle vit dans le champignon appelé 
Trichia cinnabarina et probablement dans d'au- 
tres champignons analogues. Ces productions 
cryptogamiques ont une existence si courte qu'il 
n'est pas possible à la larve d'y subir toutes ses 
métamorphoses. Aussi, lorsqu'elle a acquis son 
développement, s'enfonce-t-elle dans la terre 
pour s'y transformer en nymphe. D'après les 
observations de M. Perris, il est permis de pen- 
ser que cet insecte a deux générations par an, ou 
du moins une et demie pour compter plus juste 
et comme le font certains naturalistes, notam- 
ment Ratzeburg. 
Voy. Per. Ann. Soc. ent., 4 851, t. 9, ge série, 
p. 43. 

Varians, Beck assez commun. Sous les mousses et les feuilles dans 

les fossés en hiver. Sos (P. B.) 

Nigrinum, Sturm très-rare. idem. 

Haemorrhoum, Er. ... très-rare. idem. 

CLAMBIDiE. 

(I ami) us, Fiscll. 

Armadillo, de G assez rare. En tamisant les feuilles et dans les 

détritus d'inondation. Avec L. fuliginosus 
(Rouget). 

Pubescens, Redt commun. En secouant des toitures de chaume. 

Minutus, Sturm commun. idem. 



— 55 — 

Loricaster, Mult. 

Testaceus, Muls très-rare. Trouvé par M. Perris dans une vieille 

toiture de chaume-, par M. Bauduer à Sos dans 
les mousses et les feuilles en hiver. 

Calyptomerus, Redt. 

Dubius, Marsh assez commun. En secouant les toitures de chaume 

et en battant des fagots. 
Larve. Perris, Soc. ent., t. X, 1852, 2 e série. 
p. 574. 

CORYLOPHHLE. 

Sacium, Le Conte. 

Pusillum, Gyl assez commun. En secouant des toitures de chaume. 

Larve. Perris, Mém. Soc. Liège, 1855, p. 270 
(sous le nom de Gryphinus piceus) . 

Brunneum, Bris rare. En tamisant les feuilles sèches dans les bois. 

Sos (P. B.) 

Arthrolips, Woll. 

Obscurus, Sahlb commun. En secouant des lierres et parfois aussi 

sous les écorces d'aulnes. 
Larve. Voy. Hist. met. div. ins., p. 42. Liège, 
1855. 

Sericoderus, Steph. 

Lateralis, Gyl commun. En secouant des toitures de chaume. 

Avec L. faliginosus (Rouget). 

Corylophus, Steph. 

Cassidioides, Marsh.. . . assez rare. En secouant des toitures de chaume. 
Sublœvipennis, Duv. . . très-rare. Dans les mousses et les feuilles sèches. 
Sos (P. B.) 



- ;>6 - 

Moronilltis, DuY. 

Ruficollis. Duv rare. En cherchant au pied des plantes sur le 

littoral. 

Orthoperus, Steph. 

Brunnipes, Gyl assez rarj. En secouant des toitures de chaume. 

Avec F. mfa (Mœklin). 
Larve. Soc. ent. Fr. 1851. Perris, Soc eut- 

1852, 2 e série, p. 587. 

Corïaceus, Muls très-rare. idem. 

Anxius, Muls Un individu en tamisant les mousses et feuilles 

sèches. Sos (P. B.) 
Atomus, Gyl assez commun. En battant des fagots et secouant 

des détritus. 
Atomarius, Heer très-commun. Sous les bois humides qui se trouvent 

dans les celliers. On le trouve avec la Micelœa 

hirta. 

SPHJIRIMI. 

Sphserius, Waltl. 
Acaroides, Waltl rare. Bords de la Leyre en arrosant le sable. 

TRICHOPTERID/E. 

Ptinella, Mots. 

Denticollis, Fairm. . . . rare. Sous Pécorce des peupliers. 

Aptera, Guer assez commun. Sous les écorces, au printemps et 

en automne. 
Larve. On trouve quelquefois la larve, la nymphe 
et un grand nombre d'insectes parfaits, sous 
l'écorce de gros pins morts, dans les galeries du 
Cryplurgus pusillus (E. P.) Voy Ins. pin. mar. 
p. 64. Perris, Soc. ent. 1853, p. 586. 

Angustula, Gillm. . . . assez rare. Sous diverses écorces. 



- 57 - 

Aslatopteryx, Pétris. 



Perrisii, Math . • • • j assez rare - Dans ,es souches de pin habitées par 
Laticollis, Perris. . . . ! la Formica pubescens en mai et juin. En soule- 
vant l'écorce de manière à mettre à découvert 
les galeries parcourues par les fourmis, on a de 
grandes chances, en regardant attentivement, 
d'apercevoir un ou plusieurs Astaiopleryx qui, 
offusqués par la lumière, s'empressent de fuir le 
jour. Leur agilité n'est pas telle qu'on ne puisse, 
en se hâtant un peu et en mouillant le bout de 
son doigt, s'en emparer facilement. C'est dans 
les mêmes lieux qu'on rencontre la larve et la 
nymphe (E. P.) 
Yoy. Ins. pin. mar., p. 463. Avec Camponoius 
micans. Soc. ent. Fr., 1862, p. 4 84. 



Trichopteryx, Kirb. 

Fueicola, Allib assez rare. Sous les algues au bord de la mer. 

Atomaria, de Geer. . . . assez commun. Dans les détritus végétaux. Avec 

L. fuliginosus (Mœklin). 

Atlenuala, Gillm rare. Au vol le soir autour des fumiers. 

Fascicularis, Herbst.. . . très-commun. Le soir au vol autour des fumiers. 

Avec L. fuliginosus (Rouget). 
Larve. Perris, Ann. Soc. ent., t, IV, 2 e série, 

1846. Allibert, Revue zoologique, t. X, p. 190, 

4847. 
Grandicollis. Manh.. . . commun. idem. Avec F. rufa 

et L. fuliginosus (Mœklin). 

Sericans, Heer commun. idem. 

Brevipennis, Fr assez commun. En tamisant des mousses au bord 

des marais au printemps. Avec L. fuliginosus et 

F. rufa (Rouget). 
Chevrolati, Allib commun. Le soir au vol autour des fumiers. 

Nephancs, TllOIïlS. 

Abbreviatellus, Heer. . . rare Dans les crottins desséchés de cheval en août 
et septembre. Sos (P. B.) 



Spencei, Allib. . . . 
Rugulosum, Allib. . 

Foveolatum, Allib. . 
Minutissimum, Ljung 



~ 58 - 

Ptilitim, Gyll. 

. . très rare. Au vol autour des fumiers. 

. . rare. Pris en décembre 1870 dans les feuillets d'un 

vieux tronc de chêne liège. Sos (P. B.) 
. . rare. Au vol autour de fumiers. 
, . rare. idem. dans les fourmilières 

d'après Fairmaire et Laboulbène. 



Ptcnidium, El*. 

Punctatum, Gyl rare. Au vol autour des fumiers sur les bords de 

la mer. 
Pusillum, Gyl commun. Au vol le soir, surtout autour des fumiers 

au printemps. Dans les fourmilières, d'après 

Fairmaire et Laboulbène. 
Apicale, Er très-commun. idem. et en fauchant 

dans les prairies. 

SCAPHIDIDyE. 

Scaphidium, 01. 

4. Maculalum, 01. ... Sous les écorces couvertes de petits champignons. 

Scaphium, Kirby. 

Immaculatum, 01. . . . assez rare. Dans les bolets; en secouant de vieilles 
écorces de pin toutes imprégnées de fongosités. 

Scapliisoma, Loacll. 



Agaricum, L. 



assez commun. Sous les écorces imprégnées de ma- 
tières fongueuses et dans les agarics secs qui 
sont contre les souches des arbres. 



DESCRIPTION DE LA LARVE. 

Long. 3 millim. Hexapode, charnue, assez délicate, un peu déprimée, ovale, 
oblongue, presque linéaire, blanche en dessous, roussâtre en dessus, avec le bord 
des segments blanchâtre, hérissée de poils fins, assez raidesetpeu serrés. — Tête 



— 59 — 

uu peu plus que semi-discoïdale, roussàtre avec la lisière antérieure à peine 
plus foncée, subconvexe, lisse ; épistome très-peu distinct et presque soudé avec 
le front, labre transversal, semi-elliptique ; mandibules testacées, peu saillantes, 
assez larges, pointues à l'extrémité, avec une dent assez forie un peu en arrière, 
sur la tranche interne. Mâchoires droites, descendant jusqu'à la base de la tête, 
lejr lobe long, cylindrique, cilié ; palpes maxillaires longs, débordant la tête, de 
trois articles; le premier assez court, le second beaucoup plus long, le troisième 
plus long encore et effilé. Lèvre inférieure prolongée au milieu en une languette 
triangulaire, palpes labiaux grêles, de deux articles, dont le second m'a paru le 
plus long. Antennes de quatre articles, les deux premiers courts, le troisième 
bien plus long que ceux-ci réunis, renflé en massue, un peu plus renflé en dehors, 
muni de deux soies, portant tout près de son extrémité interne un article sup- 
plémentaire grêle, cylindrique, inséré un peu en dessous; quatrième article, 
ovale, hérissé d'un verlicille de soies et terminé par deux ou trois cils très-courts. 
Sur chaque joue, un peu en arrière des antennes, cinq ocelles noirs, obliquement 
elliptiques, disposés sur deux lignes un peu obliques, trois devant dont deux 
presque contigus et deux plus petits derrière. 

Prothorax plus long et plus large que la tête, s'élargissant un peu d'avant en 
arrière, subarrondi sur les côtés, roussàtre, avec la ligne médiane et le bord pos- 
térieur blanchâtres. Mésothorax et métathorax égaux entre eux, plus courts que 
le prothorax, mais plus grands que les segments abdominaux, colorés absolument 
comme le prothorax. 

Abdomen de neuf segments, à côtés parallèles jusqu'au cinquième inclusivement, 
puis se rétrécissant graduellememt ; ces segments roussâtres avec la lisière posté- 
rieure blanchâtre, sauf les deux derniers qui sont entièrement roussâtres. Neu- 
vième segment assez court, incliné vers le plan de position, muni à ses angles 
postérieurs d'une petite papille terminée par un poil. Mamelon anal assez déve- 
loppé, assez épais, servant de pseudopode. Yu par derrière, il paraît tronqué et 
vu de profil, il se montre comme fendu en travers. Sur la tête et sur tout le 
corps se dressent des poils fins et blanchâtres clairsemés, mais symétriquement 
disposés. 

Stigmates au nombre de neuf paires, la première près du bord antérieur du 
mésothorax, les autres vers le tiers antérieur des huit premiers segments abdomi- 
naux. 

Pattes longues, assez grêles, de cinq pièces ongles compris, cuisses ayant 
deux soies en dessous et une en dessus près de l'extrémité ; tibias un peu si- 
nueux en dessus, munis vers le milieu d'un verlicille de soies assez courtes. 



Nymphe. 

Les diverses parties sont emmaillotées comme à l'ordinaire et elle se fait remar- 
quer par des soies blanches très-courtes, raides sur le front, sur le pourtour du 
prothorax, sur le mésothorax et le métathorax, sur toute la face dorsale et sur 



- GO - 

les côtés de l'abdomen ; ces dernières et celles des segments thoraciques sont un 
peu moins courtes. Le dernier segment est terminé par qu;itre appendices char- 
nus, deux aux angles postérieurs, épais à leur base, puis subulés, arqués en dedans, 
roussàlres et subcornés et deux intermédiaires, ellipsoïdaux terminés par une soie 
excessivement courte. 

(E. Perris). 

Limbatum, Er rare. Dans les mêmes conditions que YAgaricum. 

HISTERIDJE. 

Platysoma, Leach. 

Frontale, Payk. très-rare. Deux individus pris dans de vieux troncs 

de chêne liège. M. Perris Pavait déterminé 
Hister puncticollis, Ileer. M. de Marseul y a 
reconnu d'une manière certaine le Frontale. Ce 
savant ajoute qu'il pourrait se faire, quoiqu'il en 
fût étonné, que l'insecte de Heer fût le même 
que celui de Paykull. Sos (P. B.) 

Depressum, F assez commun. Sous les écorces de chêne. 

Larve. Met Eleut. Schiœdte, tab. II, fig. 2 à 5. 

Oblongum, F commun. Sous les écorces de pin pourries surtout 

au printemps et à la fin de l'été. 
Larve. Dévore celle du Bostrychus stenographus. 
Voy. Ins. pin. mar., p. 4 24. 

Hister, L. 

Major, L très-rare. Près d'Arcachon (Souverbic). Un indi- 
vidu pris sous un rat mort à Mont-de-Marsan 
(E. P). J'en ai pris deux individus dans des 
bouses en Armagnac. 

Inaequalis, 01 très-rare. Sur les bords de l'Adour, près de 

Rayonne. J'en ai pris un individu dans les bou- 
ses en Armagnac. 

4, Maculatus, L très-commun. Dans les bouses. 

Var. Gagates, Illig plus rare. idem. 

Var. N. Mars. Y., Payk. Un seul individu. 

DESCRIPTION DE LA LAUVE. 

Vers la fin de juin, j'ai trouvé dans une bouse déjà sèche deux larves de cette 
espèce dont l'une m'a donné en juillet l'insecte parfait, sans que j'aie pu étudier 



- 61 - 



la nymphe. Cette larve ressemble tellement à celle du 1 %-Strialus, que je n'ai 
pà y voir d'autres différences que les suivantes : 

Taille : 17 mil. dent interne des mandibules peu ou point inclinée en arrière, 
appendices du dernier segment relativement un peu plus courts (E. Perris,. 



Helluo, Truq 

Unieolor, L 

CaJaverinus, Hoffm. 

Merdarius, Hoffm. . 



Fimetarius, Herbst 
Negleclus, Germ. . 
Carbonarius, Hoffm. 



Ventralis, Mars. . . . 
Ruficornis, Grim.. . 
Purpuraseens, Herbst. 

Marginatus, Er. . . . 

Stercorarius, Hoffm. 



Sinualus, Illig. . . 
4-Notatus, Scrib. . 



Bimaculatus, L. . . . 
12. Striatus, Schrk.. 



. rare. Dans les bouses ; pris un individu avec 

L. fuliginosus. 
. commun. Sous les charognes, dans les bouses. 

Larve. Met. Eleut. Schiœdte, tab. I, flg. 1 à 28. 
. assez commun. Dans les charognes, les bouses, les 

champignons pourris. 
Laive. Latreille, nouveau dict d'hist. nat., t. 10, 

p. 429, 1817. 
. peu commun. Dans les troncs d'arbres atteints de 

carie humide. Avec L fuliginosus (Rouget). 
Larve. Voy. Chap. Cand., p. 65. 
. rare. Dans les bouses. 
. rare. idem. 

. assez rare Sous les matières animales et végétales 

en décomposition. Dans les détritus d'inondation. 

Avec L. fuliginosus (Mœrkel). 
. assez rare. Dans les bouses. 
. très-rare. Avec L. fuliqinosus en Armagnac. 
. très-rare. Dans les vieux troncs de chêne liège. Sos 

(P. B.) 
. très-rare. Dans les vieux troncs imprégnés de ma- 
tières fongueuses. Avec L, fuliginosus, (Mœrkel). 
. rare. Dans les bouses, les plaies de chêne en été. 

Avec L. fuliginosus (Mœrkel) . 
. très-commun. Dans les bouses. 
. assez commun. Dans les bouses, au vol, dans les 

détritus d'inondation. 
. assez rare. idem. 

. très-commun. idem. 



DESCRIPTION DE LA LARVE. 



Je donnerai la description de cette larve pour faire ressortir certains caractères 
importants omis par M. de Marseul. 

Long. 10 millim. — Hexapode, subcylindiique, d'un blanc ioussàtre, char- 
nue. Tète aplatie, cornée, ferrugineuse, luisante, plus large que longue, un peu 
arrondie sur les côtés. Bord antérieur droit au milieu avec trois dentelures trian- 
gulaires, au lieu de quatre indiquées par M. de Marseul pour la larve H. Merda- 
nus, puis largement et obliquement échancrée vis-à-vis les mandibules. Epis- 



- 62 - 

lome et labre nuls, celui -ci remplacé sans doute par les trois dentelures. Front 
creusé de quatre sillons comme dans la larve du Merdarius, ces sillons marqués 
de quelques petites fossettes. Mandibules assez robustes, longues, arquées, poin- 
tues, munies vers le milieu de leur tranche interne d'une dent petite, mais très- 
visible, un peu inclinée en arrière. Dessous de la tête formé comme le dessus d'une 
plaque cornée et luisante, marquée aussi de quatre sillons dont les deux médians 
sont convergents. Les pièces basilaires des mâchoires et du menton sont donc 
soudées et indistinctes ; ce qui reste de ces organes est implanté au bord antérieur 
de la plaque et se trouve par conséquent bien en saillie. Mâchoires cylindriques, 
hérissées de quelques longues soies, de deux articles dont le second, bien plus 
court que le premier, porte en dedans un lobe papilliforme terminé par une longue 
soie. Palpes maxillaires assez grêles de trois articles, le dernier le plus long ; à 
la base des mâchoires surgit une touffe, un pinceau de soies jaunâtres d'inégale 
longueur et paraissant rameuses au microscope. Menton à peine visible, lèvre infé- 
rieure cordiforme, sans languette, surmontée de deux palpes labiaux de deux arti- 
cles, dont le dernier, ie plus long, est terminé par de très-petites soies. Antennes 
de quatre articles, le premier court et rétractile ; le 2 e , lepius long de tous, un 
peu en massue ; le troisième, s'élargissanl de la base à l'extrémité qui est obli- 
quement tronquée, muni en dehors de deux sortes d'articles supplémentaires 
inégaux et entre lesquels on voit quelquefois une soie et au sommet interne une 
ou deux soies très-courtes. Ocelles nuls. Prothorax un peu plus large et au moins 
aussi long que la tête, de la même couleur et presque de la même consistance, 
sauf le bord antérieur qui est blanchâtre et submembraneux, marqué de cinq 
sillons dont deux latéraux arqués avec quelques rares poils de même que la 
tête . 

Mésothorax et métathorax très-courts, plus larges que le prolhorax, charnus 
avec un bourrelet latéral et quelques poils plus longs que ceux du premier seg- 
ment. — Abdomen de neuf segments : le premier, un peu plus court que les 
autres qui sont aussi longs que le prothorax; les huit premiers munis de quelques 
poils sur les côtés, en dessus et en dessous , d'une fossette de chaque côté, des- 
sinant un bourrelet latéral et sur le dos de trois plis transversaux favorisant cer- 
taines dilatations qui ont pour but de seconder les mouvements de la larve. Dans 
les plis, une forte loupe montre de petites, granulations qui, sous le microscope, 
deviennent des soies spinuliformes la plupart arquées en avant. Le bord antérieur 
de ces segments montre quelques petites {laques luisantes du centre desquelles 
sort un poil et le bord postérieur est un peu tuméfié. Sur la face ventrale, ces 
mêmes segments portent un ou deux plis transversaux ou obliques et arqués, très- 
fins, sans spinules et un certain nombre de plaques luisantes. Antérieurement 
on voit une ou deux séries transversales d; très-petites soies spinuliformes. Der- 
nier segment assez velu, arrondi sur les côtés, éebancré postérieurement , 
terminé par deux longs appendices bi-articulés, dont chaque article est terminé 
par deux longs poils; le premier de ces articles est renflé à l'extrémité. Mamelon 
anal assez peu saillant, rétractile , marqué d'un pli transversal où se trouve 
l'anus. 



- 63 - 

Pattes courtes, très-grèles, deux ou trois soies assez fortes à la hanche, deux 
extrêmement courtes à l'extrémité de la cuisse ; ongle représenté par une soie 
subulée plus longue que le tibia et à la base de laquelle on en voit deux ou trois 
autres beaucoup plus courtes. 

Stigmates comme dans la larve (TAbrœus. 

J'ai leçu quelques individus de cette larve, ainsi que deux nymphes de M. Tour- 
nier ne Genève ; il les a trouvées les unes dans des bouses, les autres dans un 
compost formé de terre et de fumier. Les larves y avaient vécu, sans doute, d'au- 
tres larves, probablement de diptères qui se développent si habituellemeut et si 
rapidement dans ces milieux. 

Mymphe. 

Elle présente les caractères suivants : d'un blanc roussâtre. deux soies roussâ- 
tres sur le devant du front, quatre sur le vertex , d'autres tout autour du pro- 
thorax, sauf le bord antérieur, deux sur l'écusson, huit dont deux latérales, 
près du bord postérieur de chaque arceau dorsal de l'abdomen ; celui-ci un peu 
arqué en dessous. Dernier segment petit, mameloniforme, portant verticalement 
sur le dos une pièce constituée presqu'entièrement par deux crochets larges et 
membraneux à la base, acérés et un peu convergents au sommet. Les stigmates 
abdominaux sont très-visibles. Le dessous du corps est dépourvu de toute soie. 
Les stries des élytres sont indiquées. (E. Perris). 



Corvinus, Germ. . . 
Uncostriatus, Mars. . 



. rare. En tamisant les feuilles et les mousses, dans 
les bolets. Avec L. fuligionus (Mœrkel). 

. assez rare. Pris quelques individus sous un poisson 
pourri sur la plage de Cap Breton, en juin. 



Carcînops, Mars. 



Cor pu seul us, Mars. . 
Pumilio, Er 



assez rare. Sous des pièces de bois. Sos (P. B.) 
rare. Sous les charognes. 



Paromaliss, Er. 



Parallelipipedus, Hbst. 
Flavicornis, Herbst. . . 



assez rare. Sous les ccorces de pin maritime. 

commun. Sous l'écorce des pins au printemps et à 
la On de l'été, dans les galeries des divpr s 
Bostrychus, aux larves desquels sa larve fait la 
guerre. Avec L. fuliginosus (Rouget). Avec 
F. rufibarbis (Mœ*kel). 

Larve. Yoy, Ins. pin. mar., p. 129. Ann. Soc. 
ont., 1854, p. 91. 



- 64 - 

Uscterius, Er. 

Sesquicornis, Preyssel. . très-rare. Vit avec L. [uliginoms en Armagnac. 
Avec Polyergus rufescens, F. rufibarbis et Fusca 
(Rouget) ; avec L. fuliginosus, F. rufa et M. sca- 
brinodis (Suc. eut., 1864). Avec F. fuica 
(Marquet). 

Deiidrophilus, Leac. 

Pu DCt a tus, Herbst assez rare. Autour des fourmilières. Avec L. fuli- 
ginosus (Kouget). F. rufibarbis (Gistel., lnsect. 
sec. det.) 

Pygmseus, L plus rare. idem. 

Sapi'lntis, Er. 

Semi-punctatus , F. . . . commun. Sous les poissons et les chiens pourris au 
bord de la mer. 

Detersus, Illig très-commun. idem. 

Nitidulus, Payk très-commun. idem. 

Speculifer, Lat commun. Sous les matières animales en décompo- 
sition. 

.Eneus, F plus-rare. idem. 

Chakites, Illig assez commun. Sous les poissons pourris. 

Metallescens, Er très-rare. idem. 

Rufipes, Payk rare. idem. signalé par 

Fairmaire et Laboulbène comme ayant été trouvé 
dans les fourmilières. 

Granarius, Er. ...... assez rare. Sous les charognes. 

Coniungens, Payk. . . . assez rare. Sous les poissons pourris au bord de 
la mer, parfois aussi dans les crottins de cheval. 

4-Striatus. Hofm très-rare. idem. 

Specularis, Mars très-rare. Sous les matières végétales en décompo- 
sition. 

Oassipes, Er très-commun. Sous les charognes au bord de la 

mer. 

Rugifrons, Payk très-commun. idem. et sous 

les bouses. 

Melallicus, Herbst. . . . assez rare. idem. 

Apricarius, Er rare. Sous le sable, au pied des planles littorales. 

Dimidialus, Illig assez commun. Sous les charognes et les bouses. 



— G5 — 

Rotundatus, Illig assez commun. Sous les charognes, les exirémenls 

de volaille, lans les vieux troncs de chine liège. 
M. Pénis a plusieurs fois pris l'insecte parfait sur 
les murs intérieurs de lieux d'aisance. 

DESCRIPTION DE LA LARVE. 

Long. 8 millira. — La comparaison avec la larve précédente fait ressortir, 
indépendamment de la taille, les différences suivantes : le tète n'est pas longi- 
tudinalement sillonnée, elle présente seulement deux fossettes antérieures. En 
dessous, cependant, on voit un sillon médian longitudinal. Le bord antérieur m'a 
paru avoir quatre dents au lieu de trois. Le troisième article des antennej porte, 
près du sommet extérieur, deux articles supplémentaires bien visibles au micros- 
cope et presque égaux. L'abdomen, dépourvu de plaques luisantes, est beaucoup 
moins plissé sur le dos, et sur la face ventrale les plis sont droits et transversaux. 
Tout le corps, sauf la face dorsale du prothorax (et ce caractère est le plus sail- 
lant de tous) paraît, à une forte loupe, couvert d'aspérités punctiformes très- 
petites, très-senées et -roussâtres; au microscope, ces aspérités sont des spinules 
très-pointues, la plupart verticales, d'autres un peu inclinées en avant ou en 
arrière; on en voit aussi quelques-unes, mais bien plus petites, sous le mamelon 
anal. Enfin, les articles des pattes portent à leur extrémité des soies plus longues, 
et l'ongle, au lieu de se présenter sous la forme d'une soie plus longue que 
lo tibia, a la forme normale et est à peine aussi long que la moitié du tibia. 

(E. Perris). 

Nannetensis, Mars. . . . rare. Dans les fumiers de volaille. Sos (P. B.) 

My mu êtes, Mars. 

Piceus, Payk très-rare. Dans les fourmilières de F. rufa en hiver. 

Sos (P. B.) Avec L. fuliginosus (Mœklin). 

Teretiius, El*. 

Picipes, F très-rare. Un individu pris par hasard dan? ma 

maison. Sos (P. B.) Avec L. fuliginosus 
(Mœrkel). 

DESCRIPTION DE LA LARVE. 

M. Leprieur a décrit la larve du Terelrius parasita; cette larve m'est incon- 
nue, mais j'ai reçu de Corse, de mon obligeant ami, M. Revelière, celé dun 
Histéride qui, vu les circonstances où elle a été trouvée, ne peut appartenir qu'au 
Terelrius picipes. Elle a, d'ailleurs, ce caractère des mandibules complètement 

5 



- 60 — 

menues que jusqu'ici présentent seules les larves de Terctrius, mais en la com- 
parant à celle du T. parasita dont elle a la forme générale et la couleur, on 
trouve les différences suivantes : 

La tète n'est pas précisément lisse, sa surface est ruguleuse et slriolée, et sur 
le front on voit deux ou trois petites inégalités. La face inférieure est subconvexc, 
unie, avec un faible sillon médian et de très-fines strioles. 

Le bord antérieur a des dentelures peu apparentes. Les palpes maxillaires sont 
bien de quatre articles et les labiaux de trois, mais le dernier article est très- 
petit et à peine visible au microscope, soit qu'il existe naturellement ainsi, soit 
qu'il se trouvât accidentellement rentré dans le précédent. 

Les antennes n'ont pas la forme que leur donnent la description et la figurede 
la larve de M. Leprieur, mais elles sont conformées comme celles des autres His- 
lérides et notamment celles de la larve du Plcyaderus discisuf: ; le troisième arti- 
cle est sensiblement élargi d'arrière en avant, et près du sommet extérieur il 
porte comme trois articles supplémentaires : lepiemier saillant, les deux autres 
de grandeur décroissante. Les pattes ne sont ni de longueur moyenne, ni robus- 
tes, ni très-épineuses, elles sont assez courtes, grêles et pour ainsi dire inerraes, 
car c'est au microscope seulement que l'on aperçoit de très-petites soies sur les 
hanebes et deux très-petits poils à l'extrémité des cuisses. L'ongle n'est pas muni 
en dessous de deux ou trois denticules aigus, il est interne avec la base un peu 
dilatée; sa longueur excède la moitié du tibia. 

J'ajoute, pour mentionner un caractère important qui ne se trouve pas dans la 
description de M. Leprieur, qu'en dessus les huit premiers segments de l'abdo- 
men ont un ou deux plis transversaux près du bord postérieur qui est un peu 
tuméfié et que, près du bord antérieur, ils sont pourvus d'une ampoule ambula- 
toire qui, lorsqu'elle se dilate, ressemble assez à celles de certaines larves de lon- 
gicornes. 

Cette ampoule est alors un peu déprimée au milieu et à droite et à gauche de 
la ligne médiane, on aperçoit, principalement sur les segments postérieurs, 
deux ou trois tubercules calleux. Sur la lace ventrale, ces segments m'ont paru 
n'avoir qu'un pli médian transversal, qui disparaît lorsque la larve les dilate pour 
marcher. Du reste, le corps, muni de poils comme à l'ordinaire, est dépourvu de 
toute spinule. 

M. Uevélière a trouvé cette larve dans des sarments de vigne avec leSynozi- 
luii 6 denlatum dont elle est parasite- 

Je ne connais pas la Nymphe. (E. Perris). 

Plegaderus, Er. 

Saucius, Er peu commun. Sous l'écorce des pins. 

Cœsus, F assez rare. Sous l'écorce des cbâtaigners et dans 

les fourmilières. Avec L. fuliginosus (Mœrkel). 
Discisus, Er très commun. Sous l'écorce des pins, toute l'année, 

surtout en hiver. 



- 67 - 

Larve. Dévore celle du Cryplurgus pusillus. Voy. 
Ins. pin. mar., p. 120. Ann. Soc. ent., 18b4, 
p. 92. 

Pusillus, Rossi très-commun. Pris en grande quantité dans un 

vieux tronc pourri de chêne liège, en novembre 
1873. Sos (P. B.) 

OnfttophiSus, Leach. 

Sulcatus, F très-rare. Trouvé dans un jardin sous un melon 

pourri. 

Exaratus, Illig commun. Dans les bouses. 

Striatus, Forster commun. idem. 

Bacanius, Le G. 

Rhombophorus, Aube. . rare. Se prend quelquefois dans le terreau qui se 
trouve dans les vieux chênes lièges pourris. Sos 
(P. B ) A été trouvé dans les fourmilières. Voy. 
Ann. Soc. ent. Fr., 1848, p. XIV. 

Abrjeus, Leach. 

alobulns. Creutz assez rare. Sous les détritus végétaux. 

Globosus, Hoffm commun Avec L. fuliginosus (Landes). Avec 

F. rufa (Ent. Zeit. stett.; 1851, p. 170). Avec 
F. rufibarbis (Gistel., Insect. sec. det.) 

DESCRIPTION DE LA LARVE. 

Long. 4 1/2 millim. — Subdéprimée, surtout antérieurement, charnue, grêle, 
linéaire, mais uu peu atténuée en avant et en arrière. 

Tête plate, ferrugineuse, cornée, luisante, en parallélogramme plus long que 
large ; concave antérieurement, marquée dans cette concavité de deux sillons 
longitudinaux dont l'intervalle convexe représente une carène ; marquée aussi 
d'une fossette vis-à-vis chaque mandibule et munie latéralement de quelques 
poils-, bord antérieur un peu avancé au milieu et dentelé. Epislome et labre nuls 
eu se confondant avec le bord antérieur. Dessous de la tête de même couleur que 
le dessus, marqué de deux sillons longitudinaux. Mandibules ferrugineuses, lon- 
gues, susceptibles de se croiser entièrement; étroites, acérées, arquées en fau- 
cille, munies en dedans, vers le milieu de leur longueur, d'une dent bien 
saillante, un peu arrondie sur sa tronche antérieure, pourvues en dehors de 
quelques soies. 



— 68 - 

Mâchoires très-longues, subcylindriques, de deux articles : le premier, trois 
fois aussi long que l'autre, un peu convexe en dehors, sinueux, en dedans; le 
second, plus étroit à la base qu'à l'extrémité, portant extérieurement un lobe 
papilliforme terminé par un poil et extérieurement un petit poil. 

Palpes maxillaires droits de quatre articles, dont les trois premiers vont pro- 
gressivement en s'allongeant, mais en se rétrécissant, et le dernier, le plus court 
•le tons, grêle et surmonté d'un tout petit poil. On voit aussi un petit poil au 
sommet externe du troisième article. — Lèvre inférieure soudée au menton, lon- 
gue, atteignant l'extrémité du premier article des mâchoires, un peu arrondie au 
bord antérieur, plus large à la base, à côtés un peu sinueux, surmontée de deux 
palpes labiaux, droits, un peu divergents et de trois articles ; le premier, un peu 
plus court que les autres qui sont égaux, le dernier terminé par un très-petit 
poil. 

Antennes de quatre articles : le premier, très-court et rétractile ; le deuxième, 
de trois à quatre fois plus long, subarrondi au sommet, un peu convexe en dedans 
cl plus encore en dehors ; troisième article un peu plus long que le précédent, un 
peu convexe en dedans, beaucoup en dehors et portant vers le sommet de la 
convexité externe deux articles supplémentaires 5 le postérieur de moitié plus 
court que l'autre et sur le sommet interne un poil ; quatrième article étroit cylin- 
drique, incliné en dehors, beaucoup plus court que le précédent avec lequel il 
fait un coude, subtronqué cà l'extrémité qui porte trois ou quatre soies dont la 
centrale plus longue. Tous ces organes sont subcornés, ou du moins coriaces 
et roux avec l'extrémité des articles plus claire. — Ocelles nuls ou non apparents. 

Prothorax bien plus long que la tête, de sa largeur antérieurement, s'élargis- 
sant régulièrement d'avant en arrière, ferrugineux et subcorné en dessus, moins 
le bord antérieur et les angles postérieurs ; mésothorax et métathorax plus courts 
que le précédent, égaux entre eux et convexes sur les côtés ; le premier un peu 
roussàlre sur le dos. Ces trois segments sont plats et blancs en dessous et munis 
sur les côtés d'un ou deux poils assez courts. 

Abdomen d'un blanc un peu jaunâtre, de neuf segments à peu près égaux en 
longueur et un peu plus longs , du moins ceux du milieu, que le métathorax : 
les huit premieis ayant quelques poils de diverses longueurs sur les côtés, en des- 
sus et en dessous, à bords latéraux sinueux par suite de la dilatation de certaines 
parties et marqués sur leurs deux faces de trois plis transversaux déterminant aussi 
des dilatations, qui ont pour but de seconder les mouvements de la larve, qui sont, 
en outre, favorisés par de petits poils courts et raides qui paraissent correspo. 
dre aux intervalles des plis. Le neuvième segment est velu, déclive postérieure- 
ment, ayant à la naissance de la déclivité deux appendices charnus, subconiques, 
très-divergents, hérissés de longs poils, et de deux articles, dont le premier épais, 
beaucoup plus long que le second qui est court et arrondi au sommet. En dessous, 
l'ampoule anale rétractile, servant à la progression. 

Neuf paires de stigmates, une près du bord antérieur du mésothorax, les autres 
au tiers antérieur des huit premiers segments abdominaux. 



- 69 - 

Paltt s assez courtes, grêles, munies de quelques poils et lï.e cinq articles, ongle 
compris. 

J'ai trouvé cette larve dans une souche de châtaigner, avec la F. Fuliginosa. 

(E. Perris). 

Aeritns, Le G. 

Punctum, Mars rare. Sous les algues. 

Atomarius, Aube très-rare. Dans les vieux troncs cariés de peupliers. 

Sos (P. B.) 
Nigricornis, Hoffm. . . . commun. Dans l'intérieur des vieux troncs de 

cbêne liège; au vol autour des fumiers. 
Minutus, Herbst commun. Au vol le soir autour des fumiers. 

PHALACRIDJE: 

Phalacrus, Payk. 

Corruscus, Payk commun. Sous les écorces et en fauchant dans les 

prairies en juin. 
Slumberti, Fournier. . . très-rare. En fauchant. Sos (P. B.) 

Substriatus, Gyl très-rare. idem. 

Caricis, Fairm assez commun. idem. 

Olibrus, Er. 

Corticalis, Panz peu commun. En fauchant dans les prairies au 

printemps. Avec L. fuliginosus (Rouget). Sous 
les écorces de platanes en hiver. 
Larve. Vit dans fleurs du Senecio sylvaticus. 

jEnescens, Kusb. . . . j très-commun. En fauchant sur V Anthémis mixta. 

Anthemidis, Perris. . ) Larve. Se développe dans les fleurs de la même 
plante (Juin). 

iEneus, Illig , . très-commun. Sur les fleurs et dans les prairies en 

fauchant. 

Bicolor, F moins commun. idem. 

Larve. Vit entre les fleurons des Liguliflores. 
J. H. Kawall. Mel. ent., p. 147. Gaz. Stettin. 
28 e année, 1867. Mœurs, Abeille, 74, p. 172. 

Liquidus, El* rare. En fauchant dans les prairies. 



- 70 .- 

Affinis, Sturm très-commun. idem. 

Larve. Vit dans les fleurons des Liguliflores. 
Métamorphoses. Soc. ent. 1868, p. 821. Laboul- 

bène. 
Parliceps, Muls très-commun. Dans les terrains calcaires sur YEly- 

chrysum slœchas dont la larve mange les fleurs. 
Millefolii, Payk commun. Sur Achillœa millefolium dont la larve 

mange les fleurs. Elle a pour parasite un hymé- 

noptère du genre Entedon. 
Pygmseus, Slurm. . . . très-commun. En fauchant dans les prairies et les 

bois. 
Larve. Vit dans les fleurs du Filago galliga. 

Geminus, Illig assez commun. idem. 

Piceus, Steph assez commun. idem. 

Baudueri, Tournier.. . . très-commun. Sur Artemisia campestris dont la 

larve dévore les fleurs. 

NITIDULID/E. 

Cerctis, Latr. 

Pedicularius, L assez commun. En battant les fleurs. 

Bipustulatus, Payk. . . . assez commun. idem. 

Rufi!abris, Lalr assez commun. Lieux humides en fauchant sur les 

joncs. 
Larve. Vit dans les fleurs du Juncus obtusiflorus . 

DESCRIPTION DE LA LARVE. 



Long., près de 3 millim. — Hexapode, jaunâtre avec deux séries de traits 
noirs sur le dos, charnue mais un peu ferme, presque glabre, légèrement ellip- 
tique, déprimée avec le dos un peu convexe, arrondie ou à peine subéchancrée 
postérieurement. 

La tète pour la forme, la consistance et la couleur, ressemble entièrement à 
celle de la larve de Pria. Tous les organes céphaliques sont également comme 
chez cette dernière, avec cette seule différence qu'au lieu de deux ocelles, je n'ai 
pu en voir qu'un seul assez gros et noir. 

Prothorax beaucoup plus large que la tête, très -arrondi sur les côtés, près de 
deux fois aussi long que chacun des deux autres segments thoraciques, marqué 
d'une bande transversale brune qui n'atteint aucun des bords et qui est interrom- 
pue au milieu. Mcsothorax et mélathorax égaux entre eux. Premier segment de 
l'ablomcn un peu plus long, les suivants s'allongeant progressivement jusqu'au 



- 7i - 

sixième: septième et huitième égaux au précédent-, tous ces segments ornés lie 
deux taches noires ou brunes, en parallélogramme transversal, n'atteignant 
pas les côtés et séparées par un intervalle presque égal à leur largeurs L'aire 
de ces taches est marquée de très-faibles dépressions ou plis, indiquant qu'il se 
produit là des dilatations destinées à faciliter les mouvements de progression. 

Dernier segment un peu plus large que long, presque plan en dessus, avec 
deux fossettes longitudinales écartées, brun avec la base jaunâtre, arrondi laté- 
ralement, très-légèrement échancré au bord postérieur ; muni en dessous d'un 
mamelon ambulatoire rétractile, très-faiblement bilobé. 

Poils comme dans h larve de Pria, ceux de la têle et du dernier segment qui 
en a six sont subulés, les autres sont obtus au bout et quelques-uns même un 
petit peu renflés La région ventrale présente, comme le dos, des plis ambulatoi- 
res et tout le corps est couvert d'aspérités ciliformes très-petites , très-serrées, 
inclinées en arrière et visibles seulement au microscope. A une forte loupe, elles 
font paraître le corps comme très-finement chagriné. 

Stigmates comme dans la larvede Pria. 

Pattes de même, avec ces seules différences qu'elles débordent davantage le 
corps et que l'ampoule ou pelotte membraneuse est double ou très-profondément 
bilobée et qu'elle n'atteint pas la longueur de l'ongle. (E. Pebris). 

Brachypterus, Kug. 

Voir pour les larves des Brachypterus (Perris, 

Abeille, 70 n° 11). 

Cinereus, Heer commun. En fauchant dans les lieux secs. 

Larve. Vit dans les fleurs des Linaria supina et 

sjmrtea, dont elle dévore les étamines, les pistils 

et même les jeunes ovaires. 

Gravidus, Ulig rare. En fauchant. Sos (P. B.) 

Linarise, Corn très-commun. Sur la Linaria slriala dont les larves 

dévorent les fleurs. 
Vestitus, Kiesw commun. Sur les fleurs de Y Antirhinum majus, 

dont la larve mange les étamines. 

DESCRIPTION DES LARVES DES BRACHYPTERUS VESTITUS, 
CINEREUS ET LINARIA. 

Je réunis ces trois larves en un même article, parce qu'elles appartiennent au 
même genre et qu'il m'a été impossible de trouver entre elles aucune différence, 
car je ne tiens pas compte de celle do la taille qui est de 5 millim. pour la pre- 
mière et de 4 millim. pour les deux autres 

Forme de la larve de la Pria dulcamarœ, mais moins déprimée ; tête d'un 
testacé pâle, subcorné, transversale, s'élargissant un peu, en s'arrondissant 



d'avant en arrière ; front obsolétement marqué de trois fossettes disposées en 
liiangle; épistome soudé, labre très petit, incliné, paraissant glabre. Mandibules, 
mâchoires et leur lobe, lèvre inférieure et palpes comme dans la larve de Pria ; 
antennes plus courtes, de quatre articles, le deuxième et le troisième article égaux 
en longueur, le quatrième beaucoup plus court, surmonté d'un petit poil et 
accompagné d'un article aussi long et presque aussi épais que lui, mais dépourvu 
depoil. Sur chaque joue, quatre ocelles ou pseudocelles noirs, deux elliptiques et 
contigus près de la base de l'antenne et deux un peu en arrière, très-écartés, 
beaucoup plus petits, ponctiformes. 

Prothorax marqué sur les deux-tiers antérieurs d'une bando rousse à bord pos- 
térieur sinueux et interrompus au milieu par une ligne blanchâtre; les deux au- 
tres segments thoraciques et les huit premiers segments abdominaux égaux, ces 
derniers munis d'un bourrelet latéral, el au-dessus de ce bourrelet, sur chaque 
déclivité dorsale, de deux fossettes obsolètes, l'interne plus grande, indiquant des 
points où s'accomplissent des dilatations propres à favoriser les mouvements de 
progression. Dernier segment sensiblement plus étroit que le précédent, se rétré- 
cissant un peu siuueusf:menl d'avant en arrière, tronqué postérieurement, par- 
faitement lisse, c'est-à-dire dépourvu de tout crochet, pointe ou tubercule quel- 
conque, ayant seulement six poils f,ns et roussâtres écartés, rangés en ligne 
transversale. Mamelon anal situé non sur le dernier segment, mais à la suite, 
comme s'il constituait un troisième segment, se rétrécissant d'avant en arrière, 
incliné vers le plan de position et terminé par trois lobes papilliformes. 

Corps susceptible de se courber en arc. parsemé de petits poils symétrique- 
ment disposés comme dans la larve de Pria et couvert de cils spinuliformes très- 
petits et très-serré^, inclinés en arrière, visibles seulement au microscope; ceux 
du dos apparents. A une forte loupe, la surface du corps à l'air d'être impercepti- 
blement chagrinée. 

Stigmates comme dans la larve de Pria. 

Pattes de même, avec cette différence que la pelotte ou ventouse est plus courte 
et que le tibia est glabre avec quelques soies très-fines et très-courtes à l'extrémité, 
et dessous en arrière de la pelotte, une soie spatulée assez épaisse. 

La larve du B. yestitus vit ici dans les fleurs Je l' Antirrhinum majus ; celle 
du B. cinereus dans les fleurs des Linariaslriata, spartea, vulgaris, supina, pyre- 
naïca, et celles du B Linariœ dans les Heurs do la Linaria striata. 

Nymphe. 

Des poils blanchâtres el mous, assez nombreux sur le front et le vertex, d'au- 
tres près du bord antérieur et sur 1 s déclivités latérales du protborax, sur le* 
genoux, sur les faces dorsale et ventrale et à l'extrémité de l'abdomen. Deux soies 
longues, spiniformes et roussâtres au tiers antérieur du protborax et deux près 
du bord postérieur; les premières, verticales; les secondes, un peu arquées en 
avant ; deux sur le mésothorax et deux sur le métathorax, arquées de même , deux 



- 73 - 

sur chacun des sept premiers segments de l'abdomen, plus petites et très inclinées 
en arrière, mais grandissant progressivement: enfin, deux à l'extrémité du 
dernier eegment, droites, mais un peu relevée?. (E. Perris). 

Urbicae, F très-commun. Sur YUriica dioica et urens en fau- 
chant. 



DESCRIPTION DE LA LARVE. 

Long., 2 \fl millim. — Cette larve reproduit les caractères des trois larves 
précédentes ; elle se distingue comme elles de la larve de Pria par le 4 e article 
des antennes sensiblement plus court et par les quatre ocelles noirs dont deux 
antérieurs conligus et deux postérieurs écuries et bien plus petits. Comme elles 
aussi, elle a le mamelon anal sàiilant en arrière, sur le prolhorax une large 
bande transversale d'un brun roussâtre, interrompue au milieu par une ligne 
blanchâtre, mais cette bande est peu apparente. Elle présente cependant, relati 
vement à ses congénères, les différences suivantes: ledernier segment est arrondi 
postérieurement plutôt que tronqué, le mamelon anal est pourvu postérieurement 
et à sou bord inférieur de deux petites pa: illes rétractiles; le corps qui, àlaloupe, 
paraît pointillé et comme chagriné, est, vu au microscope, couvert non de cils, 
mais de très-petites granulations bien moins serrées que les cils spinuliformes 
qui revotent les larves des Brarhyptems déjà cités ; ces granulations son! bien 
plus petites et moins denses sur la face pectorale et ventrale ; les pattes, au lieu 
d'être terminées par une ventouse plus courte que l'ong'e et précédée d'une soie 
spatulée, sont conformées comme celles de la Pria, c'esl-^-dire avec une am- 
poule grande, débordant l'ongle, sans soie spatulée. Enfin, l'antépénultième 
segment porte sur le dos deux très-petits points brunâtres écartés, un de chaque 
côté de la ligne médiane ; le pénultième a aussi deux points brunâtres beaucoup 
plus grands et le dernier une bande transversale de même couleur. 

Cette larve, susceptible de se courber encore, comme ses congénères, vit en 
juillet dans les fleurs des urtica, urens et dioica, qui fournissent abondamment 
l'insecte parfait. 

tffyinptié. 

Elle ressemble à celles des autres Brachypterus . 

(E. Perris). 

Carpophiltis, Leacll. 

Rubripennis, Heer. . . . très-rare. Trois individus pris en mai 1862, sous 
une écorce de peuplier. Sos (P. U.) 



- 74 - 

lleinipterus, Let assez commun. Sous les matières végétales en décom- 
position. 

Var. Bipustulatus Larve. Vit de larves se développant avec elles dans 

certaines matières fermentescibles, dans les marcs 
de vendanges échauffés par la fermentation. 

DESCRIPTION DE LA LAUVE. 

Long., 4-5 million. — Elle est plus petite que celle de YIps. b-punctata, 
mais elle lui ressemble as^ez pour que je m'abstienne de la décrire et que je me 
borne à signaler ce qui l'en distingue. Sa physionomie générale est la même, la 
tète a la même consistance, la même couleur, les mêmes fossettes, Pépistome est 
soudé, la suture du labre est peu apparente, les mâchoires, la lèvre inférieure, 
les antennes ont la même forme, il en est de même des pattes. Elle diffère par les 
caractères suivants : 

Elle se courbe plus en arc lorsqu'elle est inquiétée. Le lobe des mâchoires m'a 
paru glabre, et dans les palpes maxillaires, le deuxième article est un petit peu 
plus long que les autres; sur chaque joue, il existe quatre ocelles ou semblants 
d'ocelles représentés par quatre points noirs, deux près de la base de l'antenne, 
ellyptiques, adossés et quelquefois tellement unis qu'ils semblent n'en faire qu'un, 
et deux autres un peu en arrière, écartés, beaucoup plus petits, ponctiformes. 

Le dernier segment de l'abdomen, roussàtre en dessus, se rétrécit subsinueu- 
sement d'avant en arrière, et est terminé par deux pointes coniques, subcornées, 
non relevées, droites ou à peine arquées. A la base externe de chacun de ces 
points, on voit une dent surmontée d'un poil, et sur la face dorsale surgissent deux 
tubercules coniques, bien saillants, dirigés en arrière. Les stigmates ne sont pas 
proéminents et leur position est plus normale ; la première paire s'ouvre très- 
près du bord antérieur du mésothorax et les autres au tiers antérieur ou à peu 
près des huit premiers segments abdominaux. Les trois ou quatre paires posté- 
rieures sont un peu plus en arrière que les autres. Les poils sont aussi rares et 
aussi courts que dans la larve de VIsp. i-punctata, mais le corps paraît dépourvu 
de tout duvet; toutefois, aune très-forte loupe, la surface dorsale et ventrale de 
chaque segment, sauf le derniet , paraît très-finement alutacée, et au microscope 
cette surfuce est couverte de cils très-fins et très-serrés, inclinés en arrière. 

Nymphe. 

Elle est assez ferme tt présente les particularités suivantes : 
Six soies roussàlres, assez épaisses et spiniformes près du bord antérieur eu 
prothorax, dont quatre plus longues, qualre courtes près du bord postérieur, une 
sur chaque genou, une de chaque :ôlé des premiers segments de l'abdomen et deux 
de chaque côté des autres ; dernier segment terminé par deux soies droites, plus 
longues et plus épaisses que toutes les autres. A une forte loupe tout le corps 



semble très-finement chagriné; le microscope le montre couvert de cils très-fins, 
très-courts et très-serrés et révèle en outre l'existence de quelques poils d'une 
finesse extrême. . (E. Pekris). 

4-Signatus, Er. .... rare. Dans les vieux marcs de vendange en octobre 
et décembre. Sos (P. B.) 

Mutilatus, Er rare. Pris à Sos par M. Bauduer. 

6-Pustulatus, F assez commun. Sous les écorces où il hiverne. 

Larve. Commune sous l'écorce des chênes, parmi 
les larves des Dryocœles villosus, bicolor et mo- 
nographus. Elle se trouve quelquefois sous l'écorce 
du pin avec celle du Bostryehus laricis dont elle 
est aussi l'ennemie. Il est positif, ainsi que l'a 
observé M. Perris, qu'elle dévore les larves et 
les nymphes des Xylophages dont je viens de 
parler et qu'elle en fait périr un grand nombre ; 
à leur défaut, elle se nourrit de leurs excréments. 
Voy. Ins. pin. mar., p. 71. Perris, Soc. eut., 
1873, p. 593. 

Epuriea, Er. 

10-Gultata, F commun. Dans les plaies humides de chêne en juin, 

juillet. 

iEstiva, L assez commun. En fauchant sur les fleurs et dans 

les plaies d'arbres. 

Variegata, Herbst rare. idem. Sos (P. B.) 

Obsoleta, F assez commun. En battant les chaumes et dans les 

plaies d'arbres. 
Larve. Lorsqu'un pin, un chêne sont coupés au 
printemps en sève, la fermentation de celte sève 
attire la femelle. Elle pond ses œufs sous l'écorce 
en profitant de la troncature faite par la hache 
ou la scie, ou même sur le bois fraîchement 
tquarri, mais alors sur la face qui touche à la 
terre. La sève s'exlravase et s'accumule, devient 
acide et comme mucilagineuse et c'est dans cette 
substance plus ou moins abondante que se déve- 
loppe rapidement la larve. Lorsque le moment 
de la métamorphose est venu, elle quitte sa 
demeure pour s'enfoncer dans la terre (E. P.) 
Voy. Bouché, Naturg. der. insect. , 1834, 
p. 188, n° 112. 



— 76 - 

Parvula, Sturm rare. Dans les plaies humides de divers arbres, 

surtout de chêne. 

Pnsilla. Illig assez commun. idem. 

Oblonga, Herbst assez rare. idem. 

Florea, Er. commun. En battant les arbres fruitiers au prin- 
temps, parfois aussi dans les plaies d'arbres. 

Limbata, F rare. Dans les fourmilières qui vivent dans les 

vieilles souches de peuplier. Sos (P. B.) Avec 
L. fuliginosus (Rouget). 

Nitldula, F. 

Bipustulata, L. ..... assez rare. Au vol parfois le soir, mais surtout sous 

les matières animales en décomposition. 

Obscura, F très-rare. Au vol le soir. 

4-Pustulata, F très-rare. Sous les charognes, dans les vieux os. 

Trouvé par M. Perris en quantité sous un héris- 
son mort. 

DESCRIPTION DE LA LARYE. 

Long. .4 à 5 1/2 militai. — Celte larve ressemble assez à celle de la Pria 
dulcamarœ, pour que je me borne à faire ressortir les différences, assez tran- 
chées, du reste, qui les séparent. Comme dans celle-ci, Pépislome est soudé et 
la suture du labre est très-peu distincte ou nulle; les mâchoires et leur lobe, la 
lèvre inférieure, les palpes, hs mandibules et les antennes sont conformés de 
même, mais l'article supplémentaire est bien plus court; les mâchoires semblent 
être encore plus plates et subcornées, les palpes maxillaires sont moins saillants, 
le dernier article des antennes n'a pas, à l'extrémité, de poil un peu long, mais 
seulement des poils très-courts. La tête, dans son ensemble, a une forme un peu 
différente, elle est au moins aussi longue que largo et à peu près triangulaire. 
Les ocelles sont noirs visibles en dessus et au nombre de deux, un antérieur trans- 
versal qui semble parfois double et un plus en arrière très-petit, ponctiforme. 

Le corps qui se courbe en arc et presque en cercle lorsque la larve est inquié- 
tée, est moins elliptique, presque linéaire, entièrement d'un blanc un peu jau- 
nâtre, avec deux taches roussâtres sur le devant du prothorax. Les dépressions 
dilatables, si prononcées sur le dos des larves précédentes, sont ici à peine sen- 
sibles; mais le bourrelet latéral existe. Le dernier segment est terminé, non par 
deux tubercules à peine calleux, mais par deux épines relevées coniques, cornées 
et testacées, précédées de deux aspérités de même con.-istance et de même couleur, 
situées sur le milieu du segment et portant un petit poil. Le mamelon anal es 
moins saillant. La villosité, presque nulle, est comme dans la larve de la Pria , 
mais, au microscope même, le corps paraît lisse et on n'y voit pas ces aspérités 



- 77 - 

(informes que présentent les larves précédentes. Enfin, les pattes sont privées de 
cette pelotte ou ventouse, dont ces mêmes larves sont pourvues. 

Je n'ai pu observer la nymphe. (E. Peiuus}. 

Soi-oiiia, Er. 

Grisea, L commun. Sous les écorces des arbres dans les plaies 

humides. 
Larve. Vit de la sève des arbres malades ou récem- 
ment abattus. V. Ch. Chaud., p. 70. 

Ampkotis, Er. 

Marginata, F assez rare. Autour des fourmilières de L. fuligi- 

nosus. 

Omosïta, Er. 

Colon, L commun. Sous les détritus végétaux ; en tamisant 

du terreau ; dans les plaies humides de chêne 
(juillet). 

Discoidea, F plus rare. Sous les écorces ; dans la pourriture des 

arbres. 

Thalycra, Er. 

Fervida, Oliv rare. En avril et mai, vole bas et lentement dans 

les forêts de pin au déclin du jour. 

Prïa > Steph. 

Dulcamarae, Illig très-commun. Sur le Solanum dulcamara. 

Larve Vit dans les organes floraux. 

DESCRIPTION DE LA LARVE. 

Long., 2 i/2 millim. — Hexapode, blanche, charnue, mais un peu ferme, 
presque glabre, légèrement elliptique, déprimée avec le dos un peu convexe, 
subéchancrée postérieurement. 

Tète aplatie, subcornée, faiblement roussâtre, transversale, s'élargissant et 
s'a grandissant d'avant en arrière, transversalement fovéolée sur le front. Fpis- 
ome soudé au front, ou à suture non apparente ; labre petit, transversal, peu 



- 78 - 

distinct de l'épisloine. Mandibules ferrugineuses avec la pointe plus foncée, arquées, 
acérées, simples, c'est-à-dire non déniées, se croisant au repos. Mâchoires assez 
larges, mais peu épaisses cl courtes, ne paraissant pas descendre même jusqu'à 
la moitié de la tête ; leur lobe long, un peu arqué en dedans et paraissant, même 
au microscope, dépourvu de cils, palpes maxillaires assez longs, débordant la 
tête, à peine arqués en dedans, de trois articles, dont les deux premiers égaux et 
le troisième un peu plus long, surmonté de très-petits cils. Lèvre inférieure cordi- 
forme, enfermée dans l'espèce d'arceau que forme la convergence des lobes maxil- 
laires, portant les deux palpes le biaux de deux articles très-courts. 

Deuxième un peu plus long, le troisième visiblement plus allongé que le précé- 
dent, un petit peu en massue ; le quatrième un peu plus court que le troisième, 
grêle, surmonté d'un poil un peu long et de deux ou trois très-courts et accompa- 
gné d'un article supplémentaire encore plus grêle, presque aussi long, et visible 
seulement quand on regarde la larve de profil, parce qu'il est inséré sur l'extré- 
mité inférieure du troisième article. Sur chaque joue, près de la base de l'an- 
tenne, deux points noirs, qui sont des ocelles ou qui les simulent. En regar- 
dant très-attentivement, on est plus que tenté de croire qu'il y en a un troisième 
un peu en arrière. 

Prothorax lavé de roussâtre, beaucoup plus large que la tête, une fois et demi 
aussi long que chacun des deux autres segments thoraciques, un peu ridé longi- 
tudinalement sur son disque ; mésolhoraxet métalhorax égaux, un peu plus courts 
qne les segmenls abdominaux. 

AbJomen de neuf segmenls dont les quatre ou cinq premiers sont égaux et 
les autres un peu plus longs : les huit premiers munis d'un bourrelet latéral et 
ayant, en outre, ainsi que les deux derniers segments thoraciques, de chaque 
côté de la ligne médiane, une dépression un peu plissée, occupée par une sorte 
d'aréole circulaire. Ces impressions sont les indices d'ampoules ambulatoires ré- 
tracliles et ordinairement affaissées, mais susceptibles de se dilater, de se 
tuméfier pour faciliter les mouvements de la larve. — Dernier segment sensi- 
blement plus étroit que le précédent, se rétrécissant beaucoup en s'arrondissant 
d'avant en arrière, lavé de roussâtre à l'extrémité qui est échancrée avec les 
angles de l'échancrure en forme de petit tubercule dont la consistance est un peu 
subcornée. Dessous du corps lisse ; mamelon anal situé dans le dernier seg- 
ment, gros, charnu, susceptible de déborder postérieurement , servant de Pseu- 
dopode. 

Cette larve, presjue glabre, comme je l'ai dit plus haut^ ne montre vue per- 
pendiculairement, que deux ou trois petits poils de chaque côté de la tête, deux 
sur le prothorax, un sur chacun des aulrcs segmenls, sauf le dernier qui en a 
plusieurs tout autour; mais si on l'observe en long, on voit qu'elle porte d'autres 
petits poils dressés tant en dessous qu'en dessus de chaque segment; ils m'ont 
paru disposés deux à deux le chaque côté de la ligne médiane, mais à une cer- 
taine distance d'elle. Si on la soumet au microscope., on constate l'existence de 
quelques autres poils raides d'une petitesse et d'une Gncssc extrême, et l'on 
constate, en outre, que le corps est couvert, du moins sur les bourrelets et sur 



la face ventrale, de petites aspérités ciliformes très-serrées, inclinées en arrière 
et à peine perceptibles. 

Stigmates au nombre de neuf paires : la première un peu plus grande et à 
peine plus inférieure que les autres, très-près du bord antérieur du mésolhorax, 
les autres vers le tiers antérieur des huit premiers segments abdominaux. 

Pattes assez courtes, débordant peu les côtés du thorax ; de cinq pièces, y 
compris un ongle roussâlre et subulé; hanche, cuisse et tibia munis de soies 
rares, très-fines et très-courtes. À la base inférieure de l'ongle s'implante une 
sorte d'ampoule ou de peloite membraneuse, lagéniforme, dépassant l'ongle de 
beaucoup et s'appuyant, quand la larve marche, sur le plan de position. 
Si on tourmente cette larve, elle se courbe en cercle, la tête appuyée contre 
l'anus. 

Nymphe. 

Nue, blanche d'abord et bientôt après avec les yeux noirs. 

Quatre soies sur le front, deux de chaque côté. Prothorax bordé de huit 
soies blanches, assez longues, portées sur de petits tubercules coniques Des 
soies semblables le long des côtés de l'abdomen, lequel est terminé par deux papil- 
les assez longues et effilées ; de tout petits poils aux genoux. 

(E. Perris). 

Meiigethes, Stepll. 

Voir pour les larves de Meligethes, Pet. nouv. ent., 
n° 104, p. 447. 

Rufipes, L commun. Sur les fleurs et en fauchant au printemps. 

Lumbaris, Sturm assez commun. En fauchant sur la Sauge au prin- 
temps. Sos(P. B.) 
Larve. Vit dans les fleurs de la Sauge. 

Fuscus, 01 plus rare. En fauchant dans les prairies. 

Larve. Vit sur les fleurs du Lamium maculatum 
et du Stachys sylvatica, juillet. 

iEneus, F très-commun. Sur les fleurs au printemps et en 

été. Avec F. ru/a, (Mœklin). 
Larve. Vit dans les siliques de plusieurs crucifères. 
Heeger, Sitzber. wien. acad. wiss., 1854. 

Viridescens, F commun. idem. 

Larve. Vit dans les fleurs du rad ; s et du navt 

(juillet). 
Parasite. Callimomc difficilis. 



- 80 - 
DESCRIPTION DE LA LARVE. 

Long. 3 millim. Elle ressemble tellement à celle de la Pria Uulcamarœ 
qu'après la description détaillée que j'ai donnée de celle-ci, je ne pourrais que 
me répéter sur presque tous les points. Forme générale, épislome et labre soudés, 
mandibules, mâchoires et leur lobe, lèvre inférieure, palpes, anteni.es, tout est 
La même chose. Les ocelles m'ont paru plus clairement au nombre de trois, sous 
forme de trois petits tubercules disposés en triangle, les deux antérieurs noirs ou 
pupilles de noir, ce qui me porte de plus en plus à croire qu'il y en a trois dans 
celle de la Pria. Les pattes sont conformées comme dans cette dernière, c'est- ( à- 
ilire avec la pelotte lagéniforme insérée sous la base de l'ongle. Les caractères 
différentiels sont seulement les suivants : Tête plus foncée, prothorax marqué 
sur plus de sa moitié antérieure d'une tache transversale rousse, n'atteignant pas 
les côtés et interrompue au milieu pai une ligne blanchâtre ; fossettes ambulatoi- 
res des deux derniers segments thoraciques et des huit premiers segments abdo- 
minaux ayant l'aréole centrale rousse ; une autre petite tache rousse, moins 
apparente, surtout antérieurement, sur le milieu dorsal des dix segments préci- 
tés-, dernier segment ayant trois taches de même couleur; de sorte que le dessus 
du corps, à partir du mésothorax inclusivement, est orné de trois séries longi- 
tudinales de taches ro'isses, les médianes plus petites. Dernier segment non 
échancré, arrondi au contraire, mais ayant à la naissance de U déclivité posté- 
rieure deux très-petits mamelons ou tubercules rapprochés et calleux. Poils 
comme dans la larve de Pria, mais aspérités cilifonnes plus apparentes au 
microscope. 

Nymphe. 

Absolument comme celle de Pria Dulcamarœ (E. Perris). 

Coracinus, Sturm plus rare. En fauchant çà et là. 

Larve. Vit dans les fleurs du Sinapis nigra (Juin). 

Subrugosus, Gyl très-rare. idem. 

Substrigosus, Er très-rare. idem. 

Sytnpliyti, Heer moins rare. idem. 

Difficilis, Sturm assez commun. Sur le Lamium maculatum dans 

les fleurs duquel vit sa larve. 

Morosus, Er peu commun. En fauchant sur les fleurs. 

Hrunnicornis, Sturm. . . peu commun. idem. 

Pedicularius, Gyl rare. idem. 

Marrubii, Bris commun. En fauchant sur le Marrubium vuhjare, 

dans les fleurs duquel vit sa larve. Juin. 



- 81 - 
DESCRIPTION DE LA LARVE. 

Comparée aux précédentes, elle présente les caractères différentiels suivants : 
elle est sensiblement plus velue et les poils sont plus longs, la bande transversale 
du prothorax et les trois séries de taches dorsales, sont de couleur noire et par 
conséquent plus tranchées. 

La Nymphe a sur la tête et sur le bord du prolhorax, des poils très -courts 
et excessivement fins et je n'en aperçois pas sur les côtés de l'abdomen ; les 
papilles terminales sont très-courtes. 

(E. Perris). 

Villosus, Bris plus rare. idem. 

Serripes, Gyl très-rare. En fauchant sur les fleurs. 

Umbrosus, Sturm. . . . assez rare. idem. 

Maurus, Sturm commun. Sur les fleurs de la Salvia pratensis. 

Tristis, Sturm commun. Sur YEchium vulgare, de mai à août. 

Ovatus, Sturm a?sez rare. En fauchant sur les fleurs. 

Flavipes, Slurm peu commun. Sur l'ajonc épineux. 

Larve. Vit dans les fleurs de la Ballota fœtida . 

Picipes, Slurm. , . . . assez rare. En fauchant sur les fleurs au prin- 
temps. 

Lugubris, Sturm .... moins commun. idem. 

Egenus, Er / commun Sur la Mentha rotundifolia, dont la larve 

Menlhse, Bris i dévore les fleurs. 

Gagatinus, Er. a<sez rare. En fauchant sur les fleurs au prin- 
temps. 

Obscurus, Er. femelle, j commun. En fauchant en juillet sur Teucriurn 

Palmatus, Er. mâle. . ) scorodonia dans les lieux humides. 

Larve. Vit dans les fleurs de la même plante. 

Erichsoni, Bris rare. En fauchant dans les prairies au printemps 

et en été. 

Erythropus, Gyl commun. En fauchant sur le Lotus corniculalus 

dont la larve dévore les fleurs. 

Exilis, Sturm rare. En fauchant çà et là dans les Landes. 

Brevis, Sturm très- rare. Un seul individu pris en fauchant. Sos 

(P. B.) 

Pocadius. Er. 

Ferrugineus, F rare. Vit ainsi que sa larve dans les Lycoperdon. 

Avec L. fuliginosus (Rouget). 
Larve. V. Ch. Cand, p. 72. Soc. ent. 1859, B. 
CCLXXXI. 

6 



_- 82 — 

Cychramus, Kug. 

Luteus, F , assez commun. En battant les saules et les sureaux. 

Mai, juin, 

Var. Fungicola, Heer. . . La variété Fungicola est très-commune en novem- 
bre sur VAgaricus populneus. 

Cyllodes, Er. 

Atw, Herbst rare. Dans divers champignons. 

Cybocephalus, Er. 

Politus, Gyl rare. En fauchant sur le bord des marais. Avec 

F. rufu. Erichson. naturg., III, p. 218. 

Cryptarcha, Shlick. 



Slrigata, F commun. Dans les plaies humides de chêne, dans 

les mousses, sous les écorces (juillet), 
lmperialis, F rare. idem. 

Ips, F. 

Lcevior, Abeille Cet insecte a été jusqu'à ces derniers temps con 

fondu avec le Fcrrugineus, L. C'est sous ce nom 
que, pendant longtemps, M. Perris et moi l'avons 
envoyé à nos correspondants. M. Abeille de Perrin 
dont tous les naturalistes apprécient la sagacité, 
a reconnu que notre Ferrugineus ne ressemblait 
pas à celui du Nord ; il a créé une espèce nou- 
velle parfaitement valable sous le nom deLœvior. 
Voici, d'ailleurs, le tableau différentiel des deux 
espèces, tracé par l'auteur lui-même dans ses 
étiuies sur les Coléoptères cavernicoles. 



- 83 



Ferrugineus. 

D'un brun fauve, avec la tête 
(excepté dans les exemplaires imma- 
tures) toujours plus foncée, souvent 
noire, ainsi que l'extrémité des élytres. 
La couleur noire envahit quelquefois 
le corselet et la moitié postérieure des 
élytres. 

Ponctuation du dessus du corps forte 
et serrée; les points des élytres sont 
profonds, confluents et forment des 
sortes de rides longitudinales. 

Ces points forts même à l'extrémité. 

Elytres complètement lisses entre ces 
points. 

Tête petite et sinueusement rétrécie 
en avant chez la femelle. 

Corselet très convexe dans les deux 
sexe3. 

Habite les parties froides et monta- 
gneuses de l'Europe sur les sapins. 



Lsevior. 

Fauve pâle, sauf les yeux, les man- 
dibules et le rebord du corselet. Nous 
n'avons jamais vu varier cette colora- 
tion. 



Ponctuation du dessus du corps 
médiocre, peu serrée; les points des 
élytres sont allongés, mais superficiels. 

Ces points s'évanouissent à l'extré- 
mité. 

Elytres ornés entre ces points d'un 
guillochis très-fin, perceptible seule- 
ment au moyen d'une très-forte loupe. 

Tête assez forte et non sinueusement 
rétrécie en avant chez la femelle. 

Corselet déprimé sur son disque, 
surtout chez le mâle. 

Habite l'extrême Midi de la France* 
sur les pins. 



Insecte assez commun ; se trouve au mois de mai sous les souches et les troncs 
de pins couchés à terre. On le prend aussi souvent au vol autour des tas de bois 
de pin. 

Larve. Voici dans quelles conditions on trouve cette larve : 
Lorsqu'une grosse tige ou mieux une souche de pin est couchée à terre, Iras 
insectes, principalement le Hylesinus ligniperda, le Hylastes ater et le Hylobius 
abielis, se glissent en dessous et se mettent à perforer Pécorce, les deux premiers 
pour s'y introduire, le troisième pour y loger . c es œufs. En même temps arrive 
aussi VIps lœvior ; il pénètre sous Pécorce par les trous que les xylophages ont 
percés et il pond ses œufs dans les galeries. Les larves qui en proviennent atta- 
quent celles des xylophages et c'est là qu'il faut les chercher. Leur développement 
est plus lent que celui de leurs victimes, car elles mettent près d'une année à se 
transformer. La -métamorphose a lieu dans une galerie (E. P.) Yoy. Ins. pin. 
mar., p. T4. Perris, Soc. ent., ^853, p. 596. Letzner, Berlin, Entom. zeit., 
1859, p. 304. 



- 84- - 
Khizopiiagus, Herbst. 

Depressus, F commun. Sous Pécorce des pins abattus. 

Larve. Vit sous les écorces et dévore les larves des 

Hylurgus piniperda et minor. Voy. Ins. pin. 

mar., p. 77. Periïs, Soc. ent., 4853, p. 599. 

Erichson, Naturg. der Insect. Deutscb., 4 845, 

t. 3, p. 227. 
Ferrugineus, Payk. . . . moins commun. Sous les écorces des pins. Avec 

i. fuliginosus (Mœrke!). 
Nitidulus, F pas commun. En battant les branches de châtai- 

gner. La larve vit sous l'écorce de châtaigniers 

abattus depuis quelques mois en compagnie des 

larves de B. capronalus. 

DESCRIPTION DE LA LARVE. 

Long., 5 millim. — Hexapode blanche, avec des bandes roussâlres peu sen- 
sibles, coriace, linéaire, sauf qu'elle est un peu atténuée vers les deux extré- 
mités, terminée par deux appendices cornés trilobés. 

Tète transversale s'élargissant en ^arrondissant d'avant en arrière, roussàtre, 
marquée de deux impressions arquées et pourvues de quelques poils roussâlres. 
Epistome soudé au fond, labre à suture presque indistincte, semi-discoïdal et ne 
paraissant pas cilié. Mandibules peu épaisses, lestacées, avec la partie antérieure 
ferrugineuse, acérées, si on les examine en dessus et échancrées au sommet si 
on les observe de face. Mâchoires grandes, assez épaisses, descendant un peu 
au-delà de la moitié de la tête, libres, leur lobe assez long, arqué en dedans et 
surmonté de quelques petites soies extrêmement courtes-, palpes maxillaires pou- 
vant déborder la tête, de trois articles, dont le troisième un peu plus long que 
chacun des deux autres est terminé par de petits cils; lèvre inférieure transversale, 
un peu prolongée au milieu en une courte languette arron lie; palpes labiaux 
très-courts, de deux articles. Antennes de quatre articles, plus un article sup- 
plémentaire, de moitié au moins plus court que le quatrième. Sur chaque joue, 
deux points noirs représentant deux ocelles, un près de la base de l'antenne et 
un beaucoup plus petit, obliquement un peu en arrière. 

Prothorax plus grand que chacun des autres segments, antérieurement pas 
beaucoup plus large que la tête, mais s'élargissant un peu d'avant en arrière ; 
lavé de roussàtre, avec la lisière postérieure blanche et trois ou quatre poils 
roussàtres de chaque côté. Mésolhorax et métalhorax ayant deux ou trois poils 
de chaque côté et une bande d'un roussàtre pâle très-près du bord antérieur ; sur 
la ligne antérieure de cette bande règne une sorte de crête fine et peu saillante ; 
et la ligne postérieure est occupée par un pli. 



— 85 — 

Abdomen de neuf segments, les huit premiers ayant la bande d'un roussâtre 
pâle, la crête, le pli et les poils que l'on voit sur le meta thorax . Dernier segment 
entièrement teint de roussâtre, muni sur le dos de deux tubercules cornés, en cône 
tronqué, et sur chaque bord latéral de deux tubercules dentiformes terminés par 
un poil ; divisé postérieurement en deux lobes séparés par une échancrure pro- 
fonde et arrondie, et chacun d'eux est terminé par trois dents cornées, disposées 
en triangle, dont les deux supérieures sont échancrées et surmontées d'un poil 
assez long et l'inférieur est conique avec un poil beaucoup plus court- Mamelon 
anal placé au milieu de la face inférieure de ce segment, rétractile, mais sus- 
ceptible de devenir très-saillant, un peu en cône tronqué, sa face inférieure mon- 
trant de petits mamelons au centre desquels est l'anus. Le corps vu au micros- 
cope est dépourvu de cils spinuliformes que j'ai signalés dans la larve précé- 
dente. 

Stigmates sessiles au nombre de neuf paires : la première, très-près du bord 
antérieur du mésothorax, les autres vers le tiers antérieur des huit premiers seg- 
ments abdominaux. 

Pattes de médiocre longueur, pouvant un peu déborder le corps, de cinq pièces, 
ongles compris, hérissées de quelques courts poils. 

Nymphe. 

Des soies blanches et bulbeuses à la base sur le front, sur le bord et sur le dos 
du prothorax et non du vertex, comme je l'ai dit par distraction dans la des- 
cription de la nymphe du R. depressus, d'autres soies près du bord postérieur des 
segments abdominaux et deux sur chaque genoux. 

Dernier segment divisé en deux lobes tronqués, dont chacun est terminé par 
une papille conique et deux longues soies. 

( E. Perkis ). 

Perforatus, Er rare. Pris à Sos par M Bauduer sous les écorces. 

Politus, Helw commun. Sous les écorces des ormes couchés à 

terre. 
Cseruleus, Waltl très-rare. Sous des écorces de chêne. 

TROGOSITHLE. 

!\emosoma, Latl\ 

Elongata, Latr assez rare. Sous les écorces de pins peuplées de 

Bostrychus bidens et laricis. Sous l'écorce du 
chêne et celle de l'aulne avec le Dryocœtes 
bicolor. 
Larvo. Voy. Cl». Cand., p. 74. 



- 86 - 

Temnochila, Westw. 

Gaerulea, 01 commun. Surtout à Sos sous l'écoree des pins ; 

beaucoup plus rare ici quoique la larve ne le 
soii pas. 
Larve. Ne se trouve guère que sous l'écoree des 
vieux pins mof ts qui sont habités par les larves 
du B. stenographus , de YJEdilis grisea et du 
Melanophila tarda dont elle se nourrit. Elle passe 
ordinairement un an sous les écorces (E. P.) 
Voy. Ins. pin. mar., p. 82. Perris, Soc. ent., 
4855, p. 694. 

Trogosita, 01. 

Mauritanica, L très-commun. Sous les écorces de chêne liège. Sos 

(P. B.) 
Larve. OUt. Enc. meth., t. 5, p. 242. Dorthes, 
Mém. Soc. d'agr., Paris, 4787. Ch. Cand., 
p. 75. 

Thymalus, Duft. 

Limbatus, F assez commun. Sous les écorces de chêne imprégnées 

de substances fongueuses. 
Larve. Voy. Ch. Cand., p. 77. 

COLYDIDiE. 

Sarrotrium, lllig. 

Clavicorne, L assez commun. En tamisant les feuilles sèches en 

hiver. Pendant l'été marchant sur le sable. Je 
l'ai trouvé également avec le Thymalus sur une 
plaie humide de chêne. Avec F. rufa (Mœrkel). 

Endophlrcus, Er. 

Spinosulus, Latr assez commun. Sous des écorces soulevées de chêne. 

Lorsqu'on le rencontre, ce qui est assez rare, 



— 87 — 

c'est toujours dans ces conditions et en assez 
grand nombre. On le prend également en hiver 
en tamisant les mousses et les lichens 1 des 
arbres. 
Larve. Sous l'écorce des vieux chênes morts -, elle 
vit des déjections laissées par les larves, princi- 
palement celles de Longicornes qui se sont nour- 
ries de ces écorces. 

DESCRIPTION DE LA LARVE. 

Long., 9 millim. — Hexapode, d'un blanc un peu jaunâtre, légèrement coriace, 
linéaire, presque plane en dessous, peu convexe en dessus; dernier segment mar- 
qué de points symétriques et terminé par deux crochets. 

Tête libre, déprimée, subcornée et roussâtre, marquée en dessus de deux sil- 
lons enfoncés ; deux fossettes un peu transversales près du bord antérieur qui est 
striolé en travers ainsi que l'épislome. Celui-ci soudé avec le front, ou du moins 
à suture indistincte; labre semi elliptique et longuement cilié. Mandibules ferru- 
gineuses avec l'extrémité noire et bifide. Mâchoires peu inclinées, non coudées, 
assez courtes, ne descendant que jusqu'aux deux tiers delà tête, leur lobe dépas- 
sant un peu le premier article des palpes maxillaires ; frangé au sommet de soies 
assez longues. Palpes maxillaires légèrement arqués en dedans et de trois arti- 
cles; le deuxième, muni en dehors d'un petit poil. 

Lèvre inférieure, aussi longue que large, se rétrécissant un peu d'avant en 
arrière, prolongée en une petite languette et portant les deux palpes labiaux de 
deux articles. Antennes subconiques, de quatre articles, le deuxième un peu 
plus court que le premier et le troisième qui sont égaux en longueur, le qua- 
trième presque aussi long que le précédent , grêle , surmonté d'un long poil 
et de deux ou trois très-courts et accompagné d'un article supplémentaire de 
moitié moins long que lui, inséré à l'extrémité inférieure du troisième article et 
visible seulement lorsqu'on regarde la larve de profil. Sur chaque joue, près de 
la base de l'antenne, cinq ocelles noirs, très-petits en deux séries transversales, 
l'antérieure de trois également espacés, l'autre de deux placés vis-à-vis les deux 
plus inférieures de la série précédente. 

Prothorax une fois et demie aussi long que chacun des deux autres segments 
thoraciques et que le premier segment abdominal, sensiblement déprimé et s'élar- 
gissant en s'arrondissant d'avant en arrière. 

Abdomen de neuf segments, dont les huit premiers, de plus en plus longs, 
spnt pourvus d'un léger bourrelet latéral et munis, ainsi que le métathorax, sur le 
dis et sur la face ventrale, de deux ampoules dilatables peu prononcées, mais 
pourtant bien apparentes. 

Neuvième ou dernier segment roussâtre en dessus, se rétrécissant d'avant en 
arrière, profondément échancré postérieurement, terminé par denx crochets re- 



- 88 - 

courbés en haut et donl lu moitié apicale est cornée et ferrugineuse; orné sur le 
dos de quatorze petites taches ou points de couleur marron et disposés symétri. 
qucment de la manière suivante : six, en série arquée assez près du bord anté- 
rieur, les deux extérieures plus petites que les quatre intermédiaires, deux un 
peu en arrière, ordinairement les plus petits de tous ; quatre un peu en arrière 
de ceux-ci, en série légèrement arquée, et enfin deux près du bord extérieur. Au 
fond de Péchancrure se trouve une cavité très-apparente, arrondie, en forme de 
cloaque, analogue à celle que présentent les larves d'Aulonium. Mamelon anal 
situé au centre de la face ventrale du dernier segment, plissé et pourvu de deux 
petits lobes ou mamelons rétractiles qui servent de Pseudopodes. 

Stigmates au nombre de neuf paires : la première, un peu plus grande et à 
peine plus inférieure que les autres, très-près du bord antérieur du mésothorax, 
les suivantes au tiers antérieur des huit premiers segments abdominaux. 

Pattes peu robustes, de médiocre longueur, à peine susceptibles de déborder 
le corps, de cinq pièces, ongle co npris -, quelques fines soies sur la hanche, deux 
ou trois sous le trochanter, autant sous la cuisse, une sur le dos du tibia, une 
très-courte à la base inférieure de l'angle. Le corps de celte larve est presque 
glabre, on voit deux ou trois poils fins et à peine roussâtres de chaque côté de la 
tête, trois de chaque côté du prothorax et deux sur la face dorsale, deux ou trois 
de chaque côté des dix segments suivants et deux aussi sur le dos, plusieurs enfin 
d'inégale longueur autour du dernier segment ; mais en dessous les poils sont un 
peu plus nombreux et plus entremêlés que sur le dos de poils beaucoup plus courts 
et raidesqui, de concert avec les pattes, les bourrelets et les ampoules ambula- 
toires, doivent aidera la progression. 

Je ne connais pas la nymphe. (E. Perris). 

Bitoir.a, Herbst. 

Crenata, F commun. Sous les écorces où il hiverne. 

Larve. Vit surtout sous l'écorce des chênes, dans 
les galeries du D. copronatus ; plus rarement 
sous l'écorce du pin, dans les galeries du B. Li- 
ricis dont elle dévore les larves et les nymphes. 
Voy. Ins. pin. mar., p. 92. Perris, Soc. ent., 
1853, p. 614. 

Colobicus, Lâtr. 

Emargin?.tus, Latr. . . . assez commun. Sous les écorces de chêne liége et 
de chêne tauzin. En tamisant les mousses et les 
lichens des arbres en hiver. Avec L. fuliginosus 
(Rouget). 



DESCRIPTION DE LA LARVE. 

Long, environ 7 millim. — Cette larve ressemble tellement à celle de VEn- 
dophlœus, qu'il faut y regarder de très-près pour l'en distinguer. Forme générale, 
consistance, couleur, soudure du front et de l'épistome, mandibules, mâchoires 
et palpes, antennes, ampoules ambulatoires, échancrures, crochets et cloaque du 
dernier segment, mamelon anal, poils, pattes, stigmates, tout est de même. Une 
observation attentive permet seulement de constater que l'article supplémentaire 
des antennes est sensiblement plus court et que les ocelles, aussi au nombre de 
cinq, sont disposés de telle sorte que les deux du second rang, au lieu de se 
trouver vis-à-vis les deux inférieurs du premier rang, alternent avec eux, Mais 
ce qui permet de diitingusr tout de suite, la loupe à l'œil, cette larve de celle de 
VEndophlœus, ce sont les caractères que présentent les deux derniers segments. 
Nous avons vu que, dans cette dernière larve, i'avant-dernier segment ressemble 
aux précédents et que le dernier est marqué de petites taches rousses ponctifor- 
mes, disposées symétriquement. Dans la larve du Colobicus, le pénultième seg- 
ment et la base du dernier sont ornés de taches rousses longitudinalement ellipti- 
ques, limitées par des traits blanchâtres qui dessinent une réticulature élégante. 
En arrière de ces taches et en regard des crochets qui semblent un peu plus relevés 
à l'extrémité que dans la larve de VEndophlœus, une forte loupe montre un 
groupe de très-petits tubercules subcornés dont quelques-uns sont surmontés d'un 
petit poil. (E. Perris,. 

Nymphe inconnue. 

Ciconcs, Gurt. 

Variegatus, Helw très-rare. Sous les écorces de chêne liège. Sos 

(P. B.) 

Aulonium, El*. 

Sulcatum, 01 peu commun. Sous les écorces d'ormeaux. 

Larve. Se nourrit des larves du Scolylus multistria- 

tus qui se développent sous l'écorce des ormeaux. 

Voy. Westwood. Intr. to themod. class. 1839, 

t. I, p. 147, fig. 12. 
Bicolor, Herbst commun. Sous les écorces des pins en explorant en 

mai et juin le? galeries du B. Laricis. 
Larve. Se trouve exclusivement et en assez grand 

nombre dans les galeries du B. Laricis, dont élit* 

est l'ennemie. Voy. Ins. pin. mar., p. 88. 

Perris, Soc. et.t. 1853, p. 610. 



- 90 - 

Colydium. F. 

Elongalum, F peu commun. Sous les écorces de chêne. 

Larve. Se trouve dans les nids du Plalypus cylindrus. 
Voy. Ratzeburg, die fortinsect., t. I, 1837, 
p. 188, tab. 4 4. Sturm. Deutschl. insect. 1 849. 
t. XX, p. 50, pi. 368. 

Filiforme, F assez rare. idem. 

Larve. Voy. Ericbson, Naturg. des Insect. Deutschl. 
1845, p. 280. 

Teredus, Shuck. 

Nitidus, F rare. Sous l'écorce des chênes abattus depuis peu. 

Oxylœnius, Er. 

Cylindricus, Panz. . . . assez rare. Sous des écorces de chênes abattus. 

Aglenus, Er. 

Brunneus, Gyl commun. Sous les bois pourris de chênes de cons- 
truction. 

Botluidcics, Sturm. 

Contractas, F peu commun. Sous les écorces de saule et de châ- 

taigner. 

Pycnomerus, Er. 

Terebrans, F commun. Sous l'écorce des chênes abattus depuis 

peu ; se trouve souvent en compagnie du Teredus 
nitidus. M. Bauduer en a pris en quantité en 
novembre 1873 dans une vieille souche de 
chêne. 

Inexspectus, Duv. . . . très-rare. Pris à Sos par M. Bauduer. 



- 91 - 

Cerylon, Latr, 

Histeroides, F commun. Sous les écorces de pin dans la belle sai- 
son et quelquefois en hiver. Avec L. fuliginosus 
(Mœrkel). L. flavus. F. rufa et fusca. M. scabri- 
nodis et ruginodis (Mœklin). 
Larve. Se trouve sous les écorces, mais surtout 
celles de pin, dans les galeries du Hylesinus 
piniperda dont elle dévore les larves. 

Angustatum, Er rare Sous les écorces. 

Impressum, Er rare idem. 

Deplanatum, Gyl pluscommun. idem. avec F. rufibarbis 

(Mœrkel). 

CUGUJID/E. 

Prostomis, Latr 

Mandibularis, F assez rare. Sous les écorces de châlaigner. 

Larve. Erichson, Archiv. de Wiegm. 1847, \, 
p. 285. Ch. Cand. p. 85. Curtis. Trans. ent. 
soc. -1854. 

Broutes, F. 

Planatus, L assez commun. Sous les écorces, surtout celles de 

chêne presque toute l'année. 
Larve. Voy. Ins. pin. mar., p. 99. Perris, Soc. 
ent. 1853, p. 621. Erichson, Naturg. des 
Inseck. Deutschl. 1846, p. 332. Ch. Cand., 
p. 88. 

ILsemophlsetis, Er. 

Monilis, F très-rare En secouant des chênes morts. 

Nigricollis, Luc commun. Certaines années sous les écorces de chêne- 

liège. Sos (P. B.) 

Castaneus, Er rare. En secouant sur le parapluie les branches 

mortes de chêne. Mai, juin. 
Larve. Vit avec celle des Dryocœles villosus et 
capronatus. 



- 92 — 



Dufouri. Laboulb. 



Bimaculatus, Payk. 



Testaceus, F. 



Capensis, Walt. 
Hypobori, Per. 



Duplicatus, Waltl. 
Ferrugineus, Steph. 

Ater, 01 

Rufipes, Luc. . . . 



Clematidis, Er. . . 



. assez rare. Sou? les écorces de pin. 
Larve. Vit dans les galeries des Crypturgus pusil- 

lus et cinereus dont elle dévore les larves. Voy. 

Ins. pin. mar., p. 96. Pénis, Soc. ent. 1853, 

p. 618. 
. assez rare. Au vol autour des las de bois de chêne 

et courant aussi sous et sur l'écorce. Juin. Né de 

l'ormeau, à Sos. 
Larve. Vit avec celles des Dryocœles villosus et 

capronatus. 
. commun. Sous l'écorce des chênes morts. Avec 

L. fuliginosus (Rouget). 
Larve. Dévore celles du D. capronatus ; vit aussi 

de leurs déjections. 
. très-rare. Sous l'écorce du figuier. Trouvé en quan- 
tité avec des amandes. Sos (P. B.) 
. assez rare. Sous l'écorce de figuier. 
Larve. Vit au dépens de celle de YHypoborus ficus. 

Voy. Perris, Soc. ent., 1855, p. 77. 
. peu commun. Sous les écorces de chêne et de pin. 
. rare, idem. 

} commun. Sous l'écorce des genêts à balais et des 
i ajoncs morts. 
Larve. Parasite de celles du Phlœopthorbus spartii 

et de VHypoborus ficus, Vit avec le Dryocœles 

cory li.Westwood. Intr. to themod. class. 1839, 

t. I, p. 146. 
. assez rare. Sous l'écorce des branches morles de 

clématite. 
Larve. Vit des larves du B. bispinus si commun 

dans la clématite. 



Lathropus, Er. 



Sepicola, Mull 



commun. En secouant des buissons. En battant sur 
le parapluie les branches mortes des arbres 
fruitiers. 

Larve. Vit sous les écorces d'orme mort, dans 
les galeries du Scolylus multistriatus et princi- 
palement dans celles des Hylesinus vittalus et 
Kraalzi. 



— 93 - 



DESCRIPTION DE LA LARVE. 

Long., 3 mill. — Hexapode, subdéprimée, sublinéaire, charnue, d'un blan- 
châtre livide, à peine un peu coriace sur le dos qui est fascié de brunâtre; corps 
terminé par deux crochets relevés. 

Tête subdéprimée, d'un brun livide, un peu plus large que longue, marquée sur 
le front de deux fossettes un peu arquées, décrivant presque une ellipse et d'un 
trait blanchâtre en fer à cheval, qui se dirige ensuite, de chaque côté, vers les 
angles antérieurs. Epistome transversal, labre assez grand et dépourvu de cils. 
Mandibules moyennes, crochues, pointues et simples au sommet, roussâtre avee 
l'extrémité plus foncée. Mâchoires assez grande-, peu coudées, descendant jus- 
qu'au-delà du milieu de la tète; leur lobe assez long, peu épais, un peu crochu en 
dedans, paraissant subcorné à l'extrémité et muni à son bord interne de cils en 
dents de peigne; palpes maxillaires un peu arqués en dedans, de trois articles, 
dont le dernier, presque aussi long que les deux autres ensemble, est surmonté de 
quelques cils extrêmement courts ; menton assez grand, lèvre inférieure courte, à 
peine prolongée au milieu en une languette obtuse et portant les deux palpes 
labiaux de deux articles égaux. Ces organes sont enfermés dans l'arceau que for- 
ment les deux lobes maxillaires convergents. Antennes de quatre articles, les 
deux premiers courts, le troisième plus long que les deux précédents réunis, le 
quatrième grêle, plus long que le second, terminé par un long poil et deux ou 
trois petits, et accompagné d'un article supplémenlaire égal au tiers de sa lon- 
gueur et très-visible quand on observe la larve de piofil, parce qu'il est placé en 
dessous, à l'extrémité du troisième article qui, vu de côté, se montre sensible- 
ment plus large au sommet qu'à la base. Sur chaque joue, près de la base de 
l'antenne, un ocelle bien visible , un peu convexe, noir et en ellipse longitu- 
dinal. 

Corps de douze segments, parcouru jusqu'au onzième inclusivement par une 
ligne enfoncée, très-ûne, qui suit le milieu du dos. Prothorax presque carré, sen- 
siblement plus grand que chacun des deux autres segments thoraciques, d'un brun 
livide, avee les bords et la ligne médiane blanchâtres ; mésothorax et métathorax 
également brunâtres, mais sur un espace relativement moindre. Huit premiers 
segments abdominaux très-distincts comme les précédents, parce qu'ils sont un 
peu arrondis sur les côtés, ayant à la base et sur un espace mal limité postérieu- 
rement, une bande brune, interrompue au milieu par une ligne blanchâtre; mu- 
nis d'un petit bourrelet latéral et traversés sur le dos par un petit pli transversal 
qui n'atteint pas les côtés. Neuvième segment plus étroit que les précédents, se 
rétrécissant un peu d'avant en arrière, d'un blanchâtre un peu livide, à peine 
nuancé de brunâtre et terminé par deux crochets relevés, arqués, subcornés et 
brunâtres avec l'extrémité plus foncée. Dessous du corps entièrement blanc. 
Mamelon anal susceptible de devenir très-saillant et placé à l'extrémité du der- 
nier segment. Des poils blanchâtres se dressent sur la tête et sur toutes les autres 



- 94 - 

parties du corps ; ils sont peu nombreux et comme dans beaucoup d'autres larves 
placés symétriquement en verticillcs et en lignes longitudinales. 

Stigmates assez bien visibles, au nombre de neuf paires, la première ne parais- 
sant ni plus grande, ni plus inférieure que les autres, assez près du bord anté- 
rieur du mésolhorax, les suivantes au tiers antérieur des huit premiers segments 
abdominaux. 

Pattes ordinaires, composées de cinq pièces, y compris un ongle assez long, 
et hérissées de quelques soies ; tibias visiblement plus longs que les cuisses. 



Nymphe. 

Elle est blanche, molle et présente les particularités suivantes ; des soies cour- 
tes sur le front et sur les bords latéraux du prothorax, deux très-longues et un 
peu sinueuses au bord antérieur, et une, également très-longue, à chaque angle 
postérieur ; une soie assez longue sur chaque côté des six premiers segments 
abdominaux et deux sur leur face dorsale ; une autre sur chaque genou. 

Dernier segment comme quadrilobé, chaque petit lobe portant une soie, les 
deux extérieures longues, épaisses, un peu arquées en dedans, les deux intérieu- 
res très-courtes, beaucoup plus grêles et droites. Quelquefois, entre les deux lobes 
intermédiaires, on en observe un autre dépourvu de sève ; c'est probablement 
une affaire de sexe. Sur la face ventrale, l'abdomen est dépourvu de toute soie. 
Les soies sont toutes roussâlres et bulbeuses à la base, les plus longues sont sen- 
siblement plus épaisses et plus fortement bulbeuses. 

L'Insecte parfait naît en mai. (E. Pkrris). 

Pcdiaciis, SllUCk. 

Dermestoïdes, F très-rare Sous l'écorce des pins en mai. 

Larve. Vit en compagnie des larves du B. sténo- 
graphus. Voy. Ins. pin. mar., p. 469. 

Silvanus, Latr. 

Frumentarius, F Se trouve parfois, mais il est npporté par les grains 

étrangers, je ne fais donc que le mentionner. 
Larve. Westwood. Ins., t. I, p. 1 54. Ericuson, 

Archiv. nalurg., t. Vil!, p. 370. Blisson. Soc. 

ent. 1849, p. 163. Coquerel, Soc. cnt. 184'), 

p. 172. 
BidentatUS, F peu commun. Sous l'écorce des chênes avec le 

Tercdus. 



— 95 — 

Unidentatus, F très-commun. Presque toute l'année sous les 

écorces. 
Larve. Voy. Ins. pin. mar., p. 105. Perris, Soc. 

ent. 1853, p. 627. 
Similis, Er assez commun. Sur les pins ; on le prend surtout 

en battant les arbres abattus. Sos (P. B.) 

i3£i'aphiltis. Redt. 

Geminus, Kratz très-rare. Pris au vol le soir. Sos (P. B.) 

Psammsecus : Boud. 

Bipunctatus, F très-commun. Sous les herbes dans les marais, en 

fauchant sur des plantes basses. Dans les détritus 
des inondations. 

TelMiatophilus, Hr. 

Sparganii, Ahr rare. En fauchant sur les bords des marais. 

Larve. Vit dans les fruits du Sparganium ramosum. 

Typhse, Fall rare. Sur Typha latifolia. 

Obscurus, F commun. En fauchant sur les fleurs de Carex. 

Brevicollis, Aube . . . . assez rare. En fauchant sur les bords des marais. 

DESCRIPTION DE LA LARVE. 

Long. . 3 1/2 millim. — Hexapode, blanche ou d'un blanc légèrement jaunâ- 
tre, presque glabre, assez ferme, cylindrique, un peu incurvée antérieurement 
lorsqu'elle est libre, terminée par deux crochets relevés. 

Tête assez bien détachée, elliptique, lisse, luisante, roussâlre, subcornée, assez 
convexe, munie de quelques très-petits poils et marquée sur le devant du front 
de deux fossettes écartées. 

Epistome transversal, aussi long que le labre, ayant ordinairement un point 
j noir à ses angles postérieurs ; labre semi discoïdal, cilié de roussâtre. Mandibules 
d'un testacé jaunâtre avec la pointe noire; larges quand on les examine en des- 
sus, et, vues de côté, triangulaires, pointues et simples à l'extrémité. 

Mâchoires libres, convexes, assez robustes, leur lobe assez grêle, subcylindri- 
que, ne dépassant guère le deuxième article des palpes maxillaires , ceux-ci courts, 
de trois articles égaux. Menton carré, lèvre inférieure courte, transversale, pro- 
longée au milieu en une toute petite languette et surmontée de deux palpes 
labiaux courts de deux articles, ne dépassant pas ks lobes maxillaires. Antennes 



- 96 - 

assez ('paisses, courtes, ne paraissant rélractilcs qu'à leur base, de quatre arti- 
cles dont le troisième à peine plus long que le précédent, le quatrième plus court, 
grêle, surmonté d'un poil court et de deux ou trois autres £ peine visibles et 
accompagné d'un article supplémentaire moins long que lui, pointu et visible 
seulement quand on observe la larve de côté, parce qu'il est placé en dessous. 
Sur chaque joue, en arrière de la base des antennes, un ocelle noir, luisant, con- 
vexe, en ellipse transversale et bien visible. 

Prothorax plus grand que les deux autres segments thoraciques lesquels le sont 
un peu plus que les segmenls abdominaux. Mésolhorax et surtout métathorax 
ayant sur le dos les vestiges de deux ampoules dilatables et sur les côtés un bour- 
relet obsolète. 

Abdomen de neuf segments, les huit premiers ayant sur les flancs un bourrelet 
formé d'une double série de mamelons, sur le dos un pli médian transversal peu 
apparent, avec les vestiges d'une ampoule peu dilatable près du bourrelet, et en 
dessous deux plis longitudinaux. Dernier segment d'abord horizontal, puis brus- 
quement déclive et muni, au sommet de la déclivité, do deux crochets cornés, 
blancs à la base, pun ferrugineux, arqués en haut, relevés, presque verticaux; 
au bas de la déclivité se trouve le mamelon anal qui termine les segments et 
s'appuie sur le plan de position. 

L: microscope montre quelques rares poils courts, raideset d'autres très-petits, 
tant sur les côtés que sur le dos et sur la région ventrale, ainsi qu'à la face 
postérieure du dernier segment. Il permet, en outre, de constater que la surface 
dorsale est couverte, du moins en grande partie, d'aspérités très-fines et très- 
serrées, dirigées en arrière, mais la face ventrale paraît entièrement lisse. 

Stigmates au nombre de neuf paires : la première un peu plus grande et un 
peu plus inférieure que les autres, située près du bord antérieur du mésotho- 
rax, les suivantes vers le tiers antérieur des huit premiers segments abdomi- 
naux. 

Pattes robustes, mais très-courtes; trochanters à peine visibles, cuisses beau- 
cou;) plus longues que les tibias, ayant deux longues soies en dessous, près de 
l'extrémité et sur le reste de leur surface quelques soies courtes et fines; tibias 
munis de soies semblables, -auf deux inférieures plus fortes et spinuliformes ; 
ongle petit assez crochu. 

La métamorphose en nymphe s'opère dans les graines du Sparganium ramosum. 

(E. Perris). 

CRYPTOPHAGIDJë. 

Antheropliagus, Latr. 

Silaceus, Herbst rare. En fauchant dans les lieux humides. On le 

prend avec plus de certitude dans les nids de 
Bombus, ainsi que sa larve. 



— 97 - 

Crypfophagus, Hbst. 

11 est intéressant d'étudier les mœurs des larves de ce genre. Elles sont pour 
la plupart vidangeuses. Elles se trouvent dans des nids ou des fruits habités par 
des cbeuilles ou d'autres insectes sociaux. C'est ainsi que la larve du C. vini se 
trouve dans les celliers, sous les planches posées à terre, elle vit probablement 
des détritus qui se trouvent à terre, de là vient sans doute son nom de Vini. 

Celle du C. Pubescens, se trouve dans les nids de guêpes et do frelons et vit 
des excréments de ces hyménoptères. 

Celle du C. pilosus, est abondante sur les chaumes et vit également de divers 
détritus. 

Celle du C. cellaris, qui est très- rare, vit également dans les celliers dans les 
mêmes conditions que celle du C. vini. 

Celle du C. Perrisii-Pand., confondue longtemps avec celle du Paramecotoma 
abietis, vit dans les nids des chenilles processionnaires du pin et dans les châ- 
taignes habitées par les chenilles de Carpocapsa. 

Celle du C. dentatus est commune dans les chaumes et sous les écorces de 
divers arbres, elle se nourrit de divers détritus. 

Celle du C. scanicus est commune dans les nids de frelons dont elle dévore les 
excréments. 

Celle de VImmixtus, Panel., vit dans les mêmes conditions que celle du 
C. dentatus* 



Lycoperdi, Herbst. 



Schmidti, Sturm. 
Pilosus, Gyl. . . 



Saginatus, Sturm.. 



Umbratus, Er. 
Scanicus, L.. 



V. Patruelis, Sturm. 
Affinis, Sturm 



. assez commun. Dans le Polysaccum acaule et autres 

Lycoperdons. 
Larve. Même habitat (décembre). Voy. Bouché, 

Naturg. der ïnseckt. 1834, p. 191, n° 18. 
. rare. Pris à Sos par M. Bauduer. 
. peu commun. En secouant des toitures de chaume. 
Larve. Erichson, Naturg. der inseckt. Deutschl. 

1846, p. 348. Ch. Cand., p. 89. 
. assez commun. idem. avec L. fuli- 

ginosus (liouget). 
. très-rare. Pris à Sos par M. Bauduer. 
. commun. En fauchant un peu partout sur les fleurs. 

Avec L. fuliginosus (Rouget). 
Larve. Vit dans les lierres vermoulus (avril), 

dans les matières fermentées, mais surtout dans 

les nids de frelons. 
. Signalée comme ayant été trouvée dans les environs 

de Bayonne. 
, assez commun. Sur les plantes en décomposition, 

parfois sur les bolets. 

7 



— 98 i. 

Cellaris, Scop rare. Sous les planches dans les celliers. 

Larve. Westwood. Introd to Ihe modem, class. 
1839, t. 1, p. 148, fig. 12. Newport. trans. 
of ihe Linn. Soc. t. XX, 1850, p. 351. 

Dentatus, Herbst commun. En secouant des toitures de chaume; 

sous les écorces de platane en. hiver. 
Larve Vit dans le pin vermoulu (janvier). Voy. 
Ins. pin. mar., p. 476. Sous le nom dMcuJan- 
gulus, Gyl. Elle vit également dans les chaumes 
et se nourrit des excréments et des dépouilles 
des nombreux insectes qui habitent avec elle, 
ainsi que des Byssus et des Mucédinées qui se 
développent dans les chaumes. On la trouve 
aussi sous l'écorce des branches mortes de figuier, 
vivant des détritus de VHypoborus ficus. Voy. 
Perris, Ann. Soc. ent. 1852, t. X, p. 578. 

Distinguendus, Sturm. . assez commun. En battant sur le parapluie des 
chênes en fleur. Sos (P. B.) 

Vini, Panz commun. En fauchant sur YUlex europœus en mai. 

Pubescens, Sturm. . . . peu commun. En fauchant, mais surtout dans les 
nids de guêpes. Avec L. fuliginosus (Rouget). 

Iinmixtus, Pand. (inédit) très-commun. Sur les fleurs de Spirées. Sos 
(P. B.) 

Verrucifer, Pand. (inédit) très-rare. Prisa Sos par M. Bauduer. 

Perrisii, Pand. (inédil). . très- commun. Sur les fleurs de VUlex europœus 
(mars, avril) et dans les nids de chenilles du 
Bombyx pityocampa, où il subit ses métamor- 
phoses. 
Larve. 1ns. pin. mar., p. 111. Perris, Soc. ent. 
1853, p. 633. Sous le nom de Paramecosoma 
abielis. 



Paramecosoma, Gurt. 

Filosula, Er rare. Sur le châtaigner (avril). 

Melanocephala, H. . . . rare. Dans les détritus des inondations. 

Hypocoprus, Mots. 

Lathridioides, Mots.. . . peu commun. En tamisant des crottins de cheval 
secs presque toute l'année. Avec F. rufa 
(Mœklin). 



— 99 — 

Atomaria, Steph. 

Ferruginea, Shalb. . . . rare. Dans les marais sous les herbes. Sos (P. B.) 
Avec L. fuliginosus (Er. Nalurg. 111, p. 377). 

Nana, Er peu commun. En battant des branches mortes, 

clans les détritus d'inondation. 

Umbrina, Gyl commun. idem. 

Linearis, Steph rare. idem. et en fauchani. 

çà et là. Sos (P. B.) A été signalée dans le 
Nord par M. Bazin comme nuisant beaucoup 
aux betteraves. Soc. ent. 1854. Bull. XXVIX 

Conî-aminata, Er rare. Pris à Sos par M. Bauduer. 

Mesomelas, Herbst rare. En battant des branches mortes et parfoissur 

les fleurs. Avec F. rufa (Mœklin). 

Gutta, Steph très-rare. En fauchant çà et là. 

Rhenana, Kratz très-rare. idem. 

Munda, Er rare. Sous les poutres, dans les lieux obscurs. 

Basalis, Er commun. Au pied des plantes dans les marais. 

Fuscata, Sch commun. idem. et en battant 

des branches sèches. 

Apicalis, Er rare. En battant des branches sèches. Mai. Avec 

L. fuliginosus (Rouget). 

Gravidula, Er très-rare. idem. 

Scutellaris, Mots très-rare. En fauchant le soir dans les prairies. 

Atricapilla, Steph. . . . très-rare. idem. 

Pusilla, Payk assez rare. idem. Au vol (mai) 

en battant des chênes. 

Ruficornis, Marsh. . . . assez commun. Au vol autour des fumiers, mai. 
Avec L. fuliginosus (Rouget). 

Epistemus, WestW. 



Globosus, Waltl très-rare. En tamisant des mousses. Sos (P. B ) 

Girynoides, Mars. Var. . assez commun. Au vol autour des fumiers, mai. 
En fauchant. 

Piceorheus, Mars Dans les prairies. Avec h. fuliginosus (Rouget) . 

Globulus, Payk plus rare. idem. 



— 100 - 

LATHRIDIDjE. 

Lnugelatidia, Aube. 

Anophthalma, Aube. . . assez rare. Sous les pierres et les pieux enfoncés 
dans la terre. Sos (P. B.) Avec L. fuliginows. 
Soc. ent. Fr. 1846, p. XL, IX. 

DESCRIPTION DE LA LARVE. 

Long., 2 1/2 à 3 1/2 millim. — Hexapode, d'un blanc un peu roussâtre, avec 
la tête un peu plus foncée, étroite, linéaire, très-faiblement coriace, assez peu 
convexe en dessus, moins en dessous, très-peu velue, terminée par deux crochets 
médiocrement développés. 

Tète peu enchâssée dans le prothorax et aussi large que lui, plus large que 
longue, subconvexe, marqua de deux sillons formant une ellipse et munie de 
quelques poils sur les côtés. Epistome soudé avec le front; labre en lemi-ellipse 
transversale, cilié de quatre soies assez longues. Mandibules peu robustes, assez 
étroites, do longueur moyenne, ferrugineuses à la base, noires ensuite jusqu'au 
sommet qui, du moins dans l'une d'elles, est bifide. Mâchoires longues, très- 
peu coudées, descendant jusqu'à la base de la tête; leur lobe subcylindrique, 
atteignant presque le niveau apical du deuxième article des palpes maxil- 
laires et surmonté de quelques soies assez longues. Palpes maxillaires assez longs, 
débordant la tête, un peu arqués en dedans, de trois articles, les deux premiers 
égaux, le troisième d'un tiers \ lus long et terminé par des cils extrêmement courts ; 
un petit poil à l'extrémité externe du deuxième article. Menton étroit, lèvre infé- 
rieure petite, dépourvue de languette apparente, surmontée de deux palpes labiaux 
courts et de deux articles égaux ne dépassant pas les lobes des mâchoiies. Anten- 
nes assez longues et non rétractiies, de quatre articles : le premier épais, sensi- 
blement plus long que le deuxième, le troisième deux fois environ plus long que 
celui-ci, moins large à la base qu'au sommet où il porte deux poils, surmonté, 
quand un l'examine latéralement, de deux articles bien séparés, à peu près de la 
longueur dj second, mais beaucoup plus étroit ; quatrième article ordinaire, 
muni à l'extrémité d'un long poil et de deux ou trois très-courts; l'inférieur 
ou arlicli supplémentaire un peu plus grêle et glabre. 

Ocelles complètement nuls. 

Prothorax transversal, un peu arrondi sur les côtés, aussi long que les deux 
autres segments thoraciques réunis et, comme eux, ayant la bordure postérieure 
un peu plus pâle que le fond. 

Abdomen de neuf segments : le premier de la grandeur du métathorax, les 
suivants grandissant successivement jusqu'au sixième, puis égaux, les huit pre- 
miers pourvus d'un petit bourrelet latéral et marqués, de chaque côté de la ligne 



- 101 - 

médiane^ tant, en dessus qu'en dessous et sur un espace fort limité, de plis à peine 
apparents indiquant les points où s'opèrent des dilatations propres à favoriser les 
mouvements -, mésolhorax et métathorax paraissant susceptibles de dilatations 
semblables sur leur face dorsale. Dernier segment se rétrécissant, en s'arrondis 
sant, d'avant en arrière, échancré postérieurement, terminé par deux crochets de 
médiocre longueur, un peu relevés, modérément arqués en haut, à extrémité 
ferrugineuse et cornée. Mamelon anal situé sous le dernier segment et au milieu, 
non saillant postérieurement et très-visiblement bilobé. Corps très-peu velu, deux 
ou trois poils de chaque côté du protborax, deux de chaque côté des autres seg- 
ments, sauf le dernier qui en a un plus grand nombre ; sur le dos, six séries 
longitudinales de poils courts et raides ; sur la face ventrale, quelques longs poils 
et en beaucoup plus grand nombre de très-petits poils raides et inclinés en arrière ; 
il servent évidemment à faciliter les mouvements. 

Stigmates au nombre de neuf paires : la première très-près du bord antérieur 
du mésolhorax, les autres au tiers antérieur des huit premiers segments abdomi- 
naux. 

Pattes peu robustes, mais assez longues, débordant sensiblement le corps, de 
cinq articles, ongle compris, munies de quelques soies ; tibias un peu plus courts 
que les cuisses. 

Nymphe. 

Sa grosse tête plate, couebée sur la poitrine, lui donne une physionomie assez 
singulière. Ses parties, du reste, sont disposées comme à l'ordinaire et je n'ai à 
signaler que les caractères qui lui sont propres. Le front perte quatre soies insé- 
rées sur des tubercules coniques bien saillants ; le prothorax est frangé de huit 
longues soies semblables, quatre de chaque côté, et on voit une soie de même 
genre de chaque côté et d'autres sur le dos des segments de l'abdomen, lequel se 
termine par deux longs appendices coniques et membraneux cachés habituellement 
par la dépouille de la larve. Des soies existent aussi sur les genoux, mais celles-ci 
ne surmontent pas des tubercules. Les carènes du prothorax sont très-visibles. 

(E. Perris). 

Anommatus, Wesiïl. 

4 2-StriatuS, Mul rare. Sous les pierres et les pieux enfoncés dans 

la terre. Sos (P. B.) 

Merophysia, Luc. 

Formicaria, Mots très-rare. Avec des fourmis sous les détritus des 

bords de l'étang de Biscarosse (E. P.) Avec 
Atta barbara (Soc. ent. Fr. 1855, p. IV.j 



102 — 



Holoparamecus, Gurt. 

Singularis, Beck rare. Sous les écorces de chêne liège. Sos (P. B.) 

Caularum, Aube très-rare. Au vol près d'un fumier (Août) (E. P.) 

Latluidiiis, Illig. 

Angusticollis, Hum. . . . assez commun. En battant les chaumes et les 
lierres. Avec L. fuliginosus (Rouget). 

Panilellei, Bris très-rare. idem. 

Alternans, Manh très-rare. idem. 

Nodifer, Westw assez commun. idem. 

Larve. Sous des pièces de bois partout où naissent 
des Mycéliums. 

Limbatus, Forst rare. idem. 

Ruficollis, Marsh commun. Sous des planches de chêne humides 

dans les celliers. 

Exilis, Manh rare. idem. 

Gollaris, Manh rare. idem. 

Rugosus, Herbst assez commun. Dans la Reticularia Hortensis avec 

le Sphindus dubius et VAspidiphorus. 
Larve. Vit dans ce champignon d'un genre particu- 
lier, qui se produit sur les souches des arbres et 
finit par n'être plus qu'un amas de poussière 
noire très-fine (E. P.) 
Parasite. Âcrisis, Nov. sp. 

Transversus, 01 assez commun. En tamisant les mousses et les 

feuilles sèche?. Dans les détritus d'inondation. 

Minutus, 01 très-commun. En secouant les toitures de chaume. 

Avec L. fuliginosus (Rouget). 
Larve. Dans les chaumes. Elle se nourrit des pro- 
ductions cryptogamiques qui se développent dans 
les chaumes ou plutôt des excréments et des 
dépouilles des insectes qui vivent avec elle. Cette 
dernière hypothèse semblerait justifiée par cette 
circonstance qu'on trouve des Lathridius dans les 
nids de guêpes et dans les fourmilières (E. P.) 
Voy. Per. Ann. Soc. ent. 4 852, 1. 10, 2 e série, 
p. 581. Ch. Cand., p. 93. 

Assimilis, Manh très-rare. Signalé de Sos par M. Bauduer. 

Carbonaiïus, Manh.. . . assez commun En tamisant les mousses en hiver. 

Tantillus, Manh très-rare. Sous les planches dans les celliers. 



— 103 — 

Constrictus, Gyl rare. En tamisant des feuilles et des mousses. 

GoPJ'innus, Manh. . . . commun. Sous les écorces de platane. 
Filiformis, Gyl rare. Né chez M. Bauduor du tronc d'un ormeau. 

Corticai'in, Marsh. 

Pubescens, Illig très-commun. En battant des toitures de chaume. 

Larve. Vit comme celle du Lathridius minulus. 
Perris, Ann. Soc. ent. 1852, t. X, 2 e série, 
p. 585. 

Grenu lata. Gyl rare. idem. 

Denticulata, Gyl très-rare. idem janvier. Sos 

(P. H.) 

Impressa, 01 , . très-rare. Sous les écorces. Sos (P. B.) 

Serrala, Payk commun. En battant les chaumes et les aubépines. 

Larve. Vit dans les chaumes de détritus et de végé- 
tations cryptogamiques. 

Melanophthalma, Manh. très-rare. idem. 

Crenicollis, Manh rare. idem. 

Elongata, Hum rare. idem. parfois sous les 

écorces autour des fourmilières. 

Gibbosa. Herbst commun. Sur les chaumes, les fleurs, les ajoncs 

Avec L. fuliginosus (Rouget), F. rufa (Mœklin). 

Transversalis, Gyl. . . . assez commun. idem. Avec L. fuli- 

ginosus (Mœrkel). 

Fuscula, Hum assez rare. idem. et en tamisant 

des feuilles et des mousses en hiver. Avec L. fuli- 
ginosus (Rouget). F. rufa (Mœrkel). 

Truncatella, Manh.. . . rare. idem. 

Distinguenda, Villa.. . . moins rare. idem. 

Fuscipennis, Manh. . . . assez commun. idem. 

nionotoma, Herbst. 

Conicicollis, Guer très-commun. Avec F. rufa. Sos. 

Brevipennis, Kunz. . . . très-rare. idem. 

Picipes, Herbst assez commun. Au vol autour des fumiers au 

printemps et en automne. 

Brevicollis, A assez rare. Dans les crottins de cheval. 

Spinicollis, A. ..... rare. Au vol autour des fumiers. 

Quadricollis, A plus commun. idem. 

Longicollis, Gyl rare. Dans les fourmilières. 



- 104 — 

Flavipes, Kunz très-rare. Au vol. Sos (1\ 11.) 

Quadrifoveolata, A. . . . Dans les détritus des bûchers et des celliers, fin- 
ies planches pourries avec VAglenus brunneus. 
Avec F. rufa (Rouget). 

illyruiekixcnus, GllV. 

Picinus, Aube très-commun. En tamisant des feuilles en hiver. 

Sos (P. B.) 

Mycetïea, Steph. 

Hirta, Marsh commun. Sous des planches de chêne humides. 

dans les celliers. Avec L. emarginatus (Rouget). 
Larve. Westwood, Introd. to themod. class. 4839, 
t. I, p. 154. Blisson, Ann. Soc. ent. Fr. 
1849, t. VII, p. 315 sous le nom de Crypto- 
phagus hirtus. 

Symbiotes, Redt. 

Pygmaeus, Hamp assez rare. Sous les écorces de chêne liège en hiver. 

Sos (I». B.) 

MYCETOPHAGIDiE. 

Mycetophagus, Hellw. 

4-Pustulatus, L peu commun. Dans les Boletvs sulphureus et imbri- 

catus, ainsi que dans un agaric développé sur 
une souche d'aulne. 
Larve. Weslwood, Introd. tothe mod. cla?s. 1859, 
t. I, p 153. Frauenfeld, Soc. zool. bot. de 
Vienne. 1867, p. 775 Abeille, 1869, p. 107. 

Piceus, F commun. Dans les vieux bolets de chêne. Avec 

F. rufa (Mœrkel) 

DESCRIPTION DE LA LARVE. 

Très semblable à la larve du Lilargus dont la description lui convient parfai- 
tement, sauf les différences ci-après : 

Long. 6 millim. Corps et tête un peu moins déprimés, mandibules bifides à 



- 105 - 

l'extrémité, mâchoires îelativement un peu plus courtes; 3 e article des palpes 
maxillaires un peu moins long; ocelles au nombre de quatre, ocelle unique du 
second rang placé vis-à-vis celui du milieu du rang antérieur et un petit peu plus 
en arrière. Troisième article des antennes un peu plus en massue; à cela près 
tout est semblable ; le troisième article des antennes porte en dessous à son 
bord antérieur le petit mamelon que j'ai considéré comme l'article supplémentaire; 
les segments thoraciques et abdominaux ont les mêmes dimensions relatives et 
leur coloration est semblable ; seulement la couleur des bandes est brun roussâtre. 
Le dernier segment et les pattes sont conformés de même et on retrouve exacte- 
ment la même villosité, c'est-à-dire de longs poils assez rares et de très-petits poils 
assez serrés dont quelques-uns un peu plus longs et dirigés en arrière en ligne 
transversale un peu au-delà du milieu des huit premiers segments abdominaux. 
Stigmates semblables et semblablement disposés. 

Le bois de l'intérieur des vieux chênes et des vieux châtaigners dans lesquels 
pénètre l'humidité contracte à la longue une altération qui le rend rouge, cre- 
vassé, feuilleté et spongieux. Dans les crevasses ou entre les feuillets se forme, 
lorsque l'humidité est considérable, une substance byssoïde et papyracée de la 
nature des champignons et c'est laque vit. quelquefois en grand nombre, lalarve 
dont je viens de parler. C'est là aussi et dans une petite cellule que s'opère la 
transformation en nymphe. 

Nymphe 

Antennes épineuses; des soies longues sur le front, sur les bords antérieurs et 
latéraux du prothorax, quatre au bord postérieur et huit ou dix en ligne trans- 
versale au milieu; quatre sur le mésothorax, quatre sur le métathorax, trois 
plus petites sur les genoux, deux sur chaque côtés des huit premiers segments 
abdominaux, sur un bourrelet, et deux voisines de celles-ci, l'une sur le dos, 
l'autre sur le ventre ; plus'eurs sur le dernier segment lequel est terminé par deux 
appendices coniques, subulés, parallèles, un peu relevés et légèrement crochus à 
l'extrémité qui est roussâtre et subcornée. Toutes les soies dont j'ai parlé sont 
portées savoir : celles de la tête et des genoux sur de petits tubercules, les 
autres sur des papilles coniques dont les plus longues sont celles du bord anté- 
rieur du prothorax. (E. Perris). 

1 0-Punctatus, F très-rare. Dans les troncs pourris de chêne liège. 

Sos (P. B.) 

Atomarius, F très-rare. Dans les bolets pourris. Sos (P. B.) 

Multipunctatus, Helw.. . assez commun. Sur le Bolelus suberosus qui vit sur 

le hêtre. Très-commun quand on l'y trouve. 
Larve. Erichson, Archiv. de Wiegm. 1847, 1. 

p. 283. 



Fulvicollis, F. . 

Populi, F 

4 Guttalus, Mull. 



- 106 - 

très-rare. Dans les matières végétales en décompo- 
sition, 
très-rare. idem. Sos (P. B.) 

très-commun. Dans le champignon du chêne liège. 
Je l'ai trouvé en Armagnac avec L. fuliginosus 



Tripliyllus, Latr. 



Punctatiii 



Suturalis, F. 



assez rare. Sur le Bolet [oie en mai et juin. 

Larve. Vit dans le Bolet foie (Fistulina hepatica. 
Bull.) Vers la fin de septembre ou au commen- 
cement d'octobre époque où se produit ce cham- 
pignon, la femelle dépose ses œufs à sa base, et 
les larves en se développant y creusent des gale- 
ries sinueuses dans lesquelles elles se meuvent 
avec facilité, grâce aux nombreux et puissants 
organes de locomotion dont elles sont pourvues. 
Lorsqu'elles ont atteint la limite de leur accrois- 
sement, elles se laissent tomber à terre et s'y 
enfoncent pour se tran?former (E. P.) Voy. Per. 
Ann. Soc. ent. 4 854, 2 e série, t. IX, p. 39. 

commun. Dans des bolets pourris. Sos (P. B.) 



Litargus, Er. 



Bifasciatus, F. 



commun. Sous les vieilles écorces de châtaignier et 

de peuplier. 
Larve. Vit sous l'écorce du châtaignier, de l'orme, 

du figuier, du peuplier. 



DESCRIPTION DE LA LARVE. 

Long. 3 millim. 1/2. Hexapode, subdéprimée, coriace, linéaire, peu velue, 
fasciée de noirâtre. 

Tète déprimée, un peu plus large que longue, un peu arrondie sur les côtés, 
brun noirâtre en dessus, avec une ligne blanche parlant du vertex et se bifur- 
quant sur le milieu du front pour se diriger vers les angles antérieurs. Epistome 
transversal, allant presque d'une antenne à l'autre et de la couleur de la tète; 
labre pâle semi-elliptique, bordé de quelques cils; mandibules, autant qu'il m'a 
été possible d'en juger en les observant fermées, sur des larves conservées dans 
l'alcool, arquées, médiocrement larges, pointues à l'extrémité, sans dents sur la 
tranche interne; mais elles sont probablement bifides. Mâchoires courtes, leur 



- 107 — 

base ne dépassant guère la moitié de la tête, munies d'un lobe peu épais, à peu 
près cylindrique, terminé par quelques soies spinuliformes, pas guère plus long 
que les deux premiers articles des palpes maxillaires ; ceux-ci longs, débordant 
les mandibules fermées, un peu arqués en dedans et de trois articles; le premier 
un peu plus long que le deuxième, le troisième de la longueur des deux autres 
réunis et terminé par deux très-courtes soies tronquées et d'inégale longueur. 
Menton assez grand, lèvre courte, transversale, surmontée de deux palpes labiaux 
très courts et de deux articles égaux ne dépassant pas le lobe des mâchoires et 
entre lesquels se trouve une languette très courte, subarrondie et un peu ciliée. 

Antennes de quatre articles, le premier épais en cône tronqué et court, le 
deuxième cylindrique à peine plus long, ces deux articles glabres; le troisième 
trois fois au moins aussi long que le précédent, très-iégèrement en massue et 
muni d'un certain nombre de poils courts -, le quatrième égal à la moitié du pré- 
cédent, grêle, cylindrique, terminé par un poil long et deux ou trois beaucoup 
plus petits. Tous ces organes, sauf les mandibules de couleur pâle. Après un 
assez long examen, j'allais déclarer l'absence de tout article supplémentaire aux 
antennes, lorsque ayant mis quelques larves sous le microscope de manière à les 
voir de profil, j'ai constaté que le quatrième article est sensiblement excentrique, 
et j'ai aperçu au sommet inférieur du troisième article un petit tubercule qui ne 
peut êtie que l'article supplémentaire cherché. Sur chaque tempe, très- près de 
la base de l'antenne, cinq ocelles ronds sur deux rangs, trois presque contigus en 
ligne transversale, un en arrière vis-à-vis celui du milieu du rang de devant et 
un assez éloigné en allant vers le crâne. Les trois premiers noirs et convexes, les 
deux autres non colorés et déprimés. 

Prothorax de la longueur de la tête, plus large qu'elle, arrondi sur les côtés, 
brun noirâtre avec une ligne médiane très-fine, le bord antérieur et le bord pos- 
térieur blanchâtre. Mésothorax et métotharax semblables au prothorax, à peine 
moins longs que lui, de même couleur avec les bords antérieur, postérieur et laté- 
raux blanchâtres. 

Abdomen de neuf segments, le premier de moitié plus petit que le prothorax, 
le deuxième et le troisième grandissant progressivement, les autres égaux jusqu'au 
huitième. Tous ces segments ayant une large bande brune noirâtre, ou plutôt 
entièrement de cette couleur, sauf le bord postérieur qui est blanchâtre; sur les 
flancs un ou deux mamelons déprimés et brunâtres susceptibles de dilatation et 
servant incontestablement aux mouvements de la larve. Le neuvième segment 
un peu plus long que le précédent se rétrécissant sinueusement d'avant en arrière, 
profondément échancré postérieurement et terminé par deux crochets cornés légè- 
rement relevés Dessous du corps uniformément pâle; face inférieure du dernier 
segment occupée en partie par un mamelon anal. Deux longs poils de chaque 
côté de la tête, un encore plus long de chaque côté des segments thoraciques et 
des huit premiers segments abdominaux -, le dernier hérissé de quelques longs 
poils. Indépendamment de ces poils, peu nombreux, comme on voit, le microscope 
montre répandus sur tout le corps, depuis la tête jusqu'au dernier segment, mais 
très-peu serrés, de tout petits poils fins et raides et dont ceux de la partie posté- 



— 108 — 

rieure du corps sont un peu inclinés en arrière. Ces petits poils me paraissent 
destinés à faciliter la progression de la larve. Ils manquent au bord antérieur et 
au bord postérieur des segments. Stigmates roussâtres, au nombre de neuf paires; 
la première un peu plus grande et un peu plus inféiieure que les autres, très-près 
du bord antérieur du mésotborax, sur une sorte de mamelon triangulaire, les 
autres vers le tiers antérieur des huit premiers segments abdominaux. Pattes assez 
longues, débordant le corps de beaucoup, de cinq pièces ongles compris ; cuisses 
et tibias hérissés de petites soies égales et nombreuses. Ce caractère du nombre, 
de la brièveté et de l'égalité des soies des pattes mérite d'être noté. 

Nymphe. 

Elle se distingue par les caractères suivants : Massue des antennes épineuses, 
tête et protborax revêtus de très-petits poils fins et très-serrés; deux soies assez 
longues sur le front, deux encore plus longues au bord antérieur du protborax, 
une à chaque angle antérieur, une vers le milieu de chaque bord latéral et une 
à chaque angle postérieur; toutes ces soies portées sur un petit tubercule. De 
petits poils aux genoux. Abdomen à peu près glabre en dessous ; les six premiers 
segments revêtus en dessus de très-petits poils et d'autres un petit peu plus longs 
et inclinés en arrière disposés en série transversale un peu au-delà du milieu; 
sur chaque côté une papille subconique surmontée d'une longue soie ; dernier 
segment hérissé de petits poils ayant en outre de chaque côté, près de sa base 
une soie moins longue que les précédentes et sans papille, et terminée par deux 
appendices fins, subulés et divergents. (E. Perris). 

Dipiocseius, Guer. 

Fagi, Guer assez commun. Sous les vieilles écorces de hêtre et 

en battant des branches sèches. Avec L. fuligi- 
nosus (Rouget). 

Biphyllus, SllUC. 

Lunatus, F rare. Vit dans le Sphœria concentriez Pers. Pro- 
duction cryptogamique semblable à une grosse 
véce-loup et qui se développe sur les souches 
mortes du frêne. 
Larve. Même habitat. C'est dans la terre que 
s'effectue la transformation en nymphe (E. P.) 
Voy. Perris, Ann. Soc. ent. 1851, p. 42, 

Tjpluva, Curt. 

Fumata, L très-commun. Sous les écorces de pin, mais sur- 
tout dans les débris de paille. Avec L. fuliginosus 
(Rouget). 



- 109 - 

DESCRIPTION DE LA LARVE. 

Forme subcylindrique et linéaire du corps, organes de la bouche, ocelles, cro- 
chets terminaux, stigmates, poils longs et courts, dimensions relatives des segments, 
en tout semblable à ceux des larves de Mycetophagus et de Litargus. Les seules 
différences que je constate sont les suivantes: taille de 4 à 4 millim. 4/2; 
troisième article des antennes un peu plus court, mais muni de l'article supplé- 
mentaire tuberculiforme -, quatrième article de la longueur des 3/4 du précédent; 
palpes maxillaires un peu plus épais, pattes plus robustes et plus hérissées; 
bandes dorsales réduites à une simple nuance roussâtre. Ce dernier caractère est 
le plus saillant, la larve paraissant presque blanche. 

J'ai trouvé assez abondamment cAte larve, ainsi que sa nymphe et l'insecte 
parfait au mois d'octobre dans du marc de raisin entassé dehors depuis un mois 
et où la fermentation avait produit des moisissures abondantes. C'est peut-être de 
tes cryptogames dont la larve faisait sa nourriture. La transformation en nymphe 
n'exige aucun préparatif, elle se fait dins le premier recoin venu. 

Nymphe. 

CeA exactement la nymphe du Mycetophagus, sauf les différences suivantes : 
Les papilles sétigères sont un peu moins longues, le microscope me montre trois 
soies sur les côtés des segments au lieu de deux; les appendices du dernier 
segment sont droits, insensiblement relevés à l'extrémité et divergents. Ils ressem- 
blent à ceux de la nymphe du Litargus, mais ils sont un peu plus longs et plus 
coniques parce qu'ils sont sensiblement plus épais à la base. 

(E. Perrls). 

Berginus, El'. 

Tamarisci, Wollst. . . . assez commun. En secouant des chênes et des pins. 
On le trouve assez ordinairement dans les cha- 
tons mâles du pin. 
Larve. Vit dans les chatons vieillis du pin qui ont 
servi de pâture à la larve du Rhinomaeer attela- 
boïdes; dans les galles en pomme du chêne, celles 
que forme VAndricus terminalis, où se loge le 
Sinergus socialis et où l'on trouve comme para- 
site le Callimome admirabilis et les Pteromalus 
papaveris et riparius, Voy. 1ns. pin. mar., 
p. 477. Ann. Soc. ent. 4 862, p. 4 94. 



MO - 



DERMESTID.E, 



Byturus, Latr. 



Tomeniosus, F. 



Sambuei, Scop. . . 



très-commun. En mai sur Ranunculus bulbosus. 

Larve. Vit dans les fruits du Geum urbanum. 

Voy. Douglas, Entom. Wcekly, Int. ellig. 4 858, 

p. 6. Divers, Ch. Cand., p. 164. 
assez commun. Trouvé h SosparM. Bauduer. 



Dermes tes, L, 



Vulpinus, F. 
Frischi, Kug. 



Murimus, L.. . 



Undulatus, Brahm. 

Tessellatus, F. . . 
Mustelinus, Et.. . 



Aurichalceus, Kust. 



Aler, Ol 

Lardarius, L. . . . 



assez rare. Sur les cadavres de petits animaux. 

très-commun. Sur les charognes. 

Larve. Voy. Perris, Abeille, 4 870, p. 3ô. 

moins commun. idem. 

Larve. Bouché, Naturg, der Insekt, 1834, p. 189, 
n° 14. 

peu commun. idem. et aussi en tamisant 
des mousses. 

assez rare. En tamisant des mousses. Sos (P. B.) 

assez commun. Dans les détritus d'inondation en 
février. Pris deux individus sur des oseilles cou- 
vertes de Gastrophysa Raphani. 

peu commun. Vit dans les nids ries chenilles pro- 
cessionnaires du pin. 

Larve. Voy. 1ns. pin. mar., p. 116. Perris, Soc. 
ent. 1803, p. 640. 

assez rare. Dans Jes vieux troncs de chêne liège. 

assez commun. Sur les matières animales en décom- 
position. 

Larve. Blaukaart. Schonburg der Bupsen. wor- 
men., etc., 1688, p. 95. Dégâts sur les œufs 
de vers à s^ie, Soc. ent., 72, p. 205. 



Atta^enus. Latr. 



Pellio, L. 



très-commun. Sur les fleurs en été. 
Larve. Voy. Chap. Cand., p. 101 . Mu!s. et Key., 
Scuticolles, p. 7 9. 



— 111 ~ 

Schaefferi, Herbst rare. Sur les fleurs. M. Perris a trouvé sa larve 

dans des cocons de vers à soie et l'a élevée. 

Voy. Muls et Rey, Scuticolles, p. 77. 
Megatoma, F assez commun. Vit dans les nids d'hirondelles, se 

prend en fauchant au printemps dans les prairies. 

Stygialis. Muls pris dans une chambre par M. Bauduer àSos. 

20-Guttatus, F assez rare. Dans les vieux troncs d'arbres, dans les 

toitures de chaume. 
Verbaci, L assez rare. Sur les fleurs. 

Megatoma, Herbst. 

Un data, L assez rare En battant les toitures de (haume. 

Larve. Vit sous les écorces, de débris d'insectes. 
Mœurs. Soc. ent. 1857, B. XVII. 

fladrotonia, Er. 

Nigripes, F assez rare. Sur les fleurs de sureau et d'aubé 

pi ne. 

Trogodei'Biia, Latr. 

Versicolor, Greutz. . . . très-rare. Pris à Sos par M. Bauduer. 

Testaceicornis, Perris.. .très-rare. Vit dans le pin. 

Larve. Se trouve dans le bois qui nourrit des larves 
de Leptura teslarea, de Xanthochroa carniolica, 
de Rhyncolus slranguhtus et porcatus. Elle vit 
de leurs dépouilles et aussi de leurs excréments 
(E. P.) Voy. Ins. pin. maiv. p. 482. 

Nigra, Herbst très-rare. En battant des toitures de chaume. 

Th estas, Steph. 

Serra, F rare. Sur les fleurs. 

Larve. Vit sous les écorces comme celle du 
toma. Voy. Ch. Cand., p. 4 03. 



A "th reii us, Geoff. 

Scroplmlarise, L assez rare. Sur les fleurs. 

Larve. De Geer., Mém. 4 774, t. IV, mém. V, 
p. 203. Erichson, Nalurg. der. Ins. Deutschl. 
4 846, t. III, p. 454, 



- I 1 2 - 

Pimpinellœ, F commun. Sur les (leurs nu printemps et en été. 

varius, F très-commun. Sur les fleurs et surtout dans nos 

boîtes de collection lorsqu'elles sont mal sur- 
veillée . 
Larve. Erichson, Naturg. der. Ins. Deu'.schl. 
1846 t III, p. 455. 

Museorum, L Sur les fleurs de carotte. 

Larve. Lclzner, Arb. schess. Gesells. 1854, 
p. 82. Ch. Cand., p. 104. 

Festivus, Er rare. Sur les fleurs. 

Goliath, Saulcy Sur des tamaris dans un jardin. Sos (P. B.) 

Ti inodes, Latr. 

Hirtus, F rare. En battant des toitures de chaume. Avec 

L. fuliginosus (Rouget). 
Larve. Erichson, Naturg. der. Ins. Deutschl. 1846, 
p. 460. Muis et Rey, Scuticolles, p. 176. 

Orphilus, Er. 

GlabratUS, F rare. En battant les fleurs de tamaris, sur le bord 

de la mer. 



BYRRHID.E. 

Nosodendion, Latr. 

Fasciculare, 01 rare. Dans les plaies d'arbres. Sos (P. H.) 

Syucalyptu, Steph. 

Spinosa, Rossi commun. Sous les mousses, dans les détritus 

d'inondation. En piétinant le sable sur les bords 
de l'Adour. Avec L. fuliginosus (Mœrkel). 

Byri'Iiiis, L. 

Pilula, L assez commun. Eu tamisant des mousses et dans 

les détritus d'inondation. 



Dorsalis, F. 
Muiïnus, F. 



— 413 — 

. . très rare. Courant sur les chemin! 



.... très-rare. idem. Sos(P.B.) 

Cytilus, Er. 

Varias, F assez raie. Dans les détritus d'inondation. 

Sloiyrhus, Er. 

Nilens, Panz assez commun, idem. et sous les pierres. 

Lininichus Latr. 



Versicolor, Waltl. 

Pygrnaeus, Slurm.. 
Sericeus, Duft. . . 
Auroseiiceus, Duv. 



Pygniseus, F. 



Substriatus, Heer. 
Costatus, Cast. . . 
Laesicollis, Germ. 
Ca3latus, Er. . . 



. . commun. Sur le bord des ruisseaux et des marais, 
en piétinant le sable et en tamisant des mousses. 
. . rare. Au pied des herbes dans les lieux humides. 
. . rare. idem. 

• • rare. idem. Sos (P. B.) 

GEORYSSipm 

Georyssns, Latr. 

. . assez rare. Sur les bords des cours d'eau en arro- 
sant et en piétinant le sable. En tamisant les 
feuilles et les mousses humides. 

. . très-rare. idem. 

. . plus commun. idem. 

. . commun. idem. 

. . très-rare. idem. 



PARNIDiE. 

Paru us, F. 

Prolifericornis, F assez commun. Sous les détritus au bord des eaux 

et sous les graviers. 
Striatellus, Fairm. . . . très-rare. idem. 

Luridus très-rare. idem. Sos (P. B ; 

Lululentus, Er assez commun. idem. 

Viennciisis, Heer rare. idem. 

Auriculatus, Illig peu commun. idem. 

H 



— 414 - 

Potaminus, Sturm. 

SubstriatUS. Mull.. . , . assez rare. Sous les morceaux de bois et sous les 
pierres immergés. 

Potamophilus, Gei'in. 

Acuminalus. F rare. A fleur d'eau sur les pieux plantés dans le 

courant. 

Elmis, Latr. 

Voir pour les larves des Etmis, les Uncifères de 

Muls. et Rey, p. 4. 
Obscurus, Mullr assez rare. Dans les ruisseaux, sous des pierres et 

des morceaux de bois immergés. 

jEneus, Mullr commun. idem. 

Larve. Voy. Cbap. Cand., p. 110. Laboulbène, 

Soc. ent. 1870, p. 405. 

Cupreus, Mullr rare. idem. 

Nitens, Mullr très-rare. idem. Sos (P. B.) 

Germari, Er très-rare. idem. 

Volkmari, Mullr rare. idem. 

Opacus, Mullr rare. idem. 

Mulleri, Er très-rare. idem. 

Parallelipipedus, Mullr.. rare. idem. 

Pygmœus, Mullr rare. idem. 

Troglodytes, Gyl rare. idem. 

Stenelinis, Dufour. 

Canaliculalus, Gyll., . . rare. idem. 

Consobrinus, Dut" rare. Bords de PAdour, sons les pierres les plus 

riveraines, parfois au vol. 

Maci'oiiycliiis, Mullr. 

4-TllberculalUBj Mullr. . très-commun. Sous des morceaux de bois immergés 
depuis longtemps dans l'eau courante (toute 
l'aimée). 

Larve. Voy. Chap. Cand., p. HO. Parez, Soc. 
ent. 4 803, p. 021. 

Parasite. Pleromulus macronychivorus. 



- 115 - 
HETEROCERID/E. 

Heterocerus, F. 

Fossor, Kiesw. ...... commun. En piétinant le sable liumide, surtout 

sur les bords de FAdour. 
Femoralis, Kiesw .... rare. Sur le bord des mares, des dunes avec le 

Bembidium pallidipenne. 
Marginatus, F très-commun. Bords des eaux en piétinant le sable, 

détritus d'inondation. 
Larve. Westwood. Introd. to the mod. class., t. I, 

1839, p. 114. 
Pruinosus, Kiesw. . . . très-rare. idem. 

Hispidulus, Kiesw. . . . assez rare. Bords des étangs maritimes en arrosant 

le sable. 
Arragonicus, Kiesw. . . commun. idem. et dans les détritus 

des inondations. 
Ltovigatus, Panz commun. En arrosant le sa"ble surtout au bord des 

eaux saumâtres. 
Larve. Lelzner, Bresl. Ent. Zeib. 1853, p. 205. 
Fusculus, Kiesw .... peu commun. idem. 

Flavidus, Rossi rare. Se trouve dans les mêmes conditions que le 

Fcmoralis. 
Voir pour les larves des Helerocerus, les Spinipèdes 

de Muls. et Rey, p. 7, 28, 35. 

PEGTIN1GORNES. 

Lucanus, L. 

Cervus, L très-commun. Sur le chêne en juin où vit sa larve. 

On trouve moins communément la variété Hir- 
eus, Lin. 
Larve. Voy. Chap. Cand., p. 129. 

Dorcus, Mac-Leay, 

Palallelipipedus, L. . . . très-commun. Dans les troncs de chênes et de 
divers autres arbres. 
Larve. Elle est également cosmopolite. Voy. Chap, 
Cand. p. 129.1ns. pin. mar., p. 143. Perris. 
Soc ent. 1854, p. 105. 



- 116 — 

Séauco du 12 février. 

Présidence de M. Marquet. 

La Société reçoit : 

Bulletin de la Société archéologique de Béziers, 2 e série, 
t. VIII, 1 re livraison. 

Revue vétérinaire, publiée à l'Ecole vétérinaire de Tou- 
louse, 1 re année, n n 1. 

Annales de la Société botanique de Lyon, 3 e année, n° 1 . 

Bulletin des séances de la Société entomologique de France, 
n« 66. 

Comptes-rendus de l'Académie des sciences, t. LXXXV , 
n°26. 

Chronique delà Société d'acclimatation, 2 e année, n° 23. 

Bulletin de la Société Linnéenne du Nord de la France, 
n° 43. 

Journal d'agriculture pratique, novembre 1875. 

Bulletin de l'Association scientifique de France, n° 426. 

Société d'agriculture des Alpes maritimes, 61 e Bulletin. 

Bulletin de la Bémion des officiers, 6 P année, n os 1 et 2. 

Bulletin de la Société géologique de France, 3 e série, t. III, 
n° 8. 

Revue scientifique. 

Revue Savoisienne, 16 e année, n° 12. 

Au nom de la Commission chargée de l'examen des comp- 
tes du trésorier, M. de Saint-Simon déclare que ces comptes 
ont été trouvés parfaitement réguliers. Il propose de voter 
des remerciements à M. le Trésorier pour sa gestion habile et 
consciencieuse. 

Les conclusions de la Commission sont adoptées. 

M. Trutat signale ensuite le passage dans la région de 
Toulouse de plusieurs outardes barbues ; deux individus 
appartenant à cette espèce ont été tués aux environs; un 



- 117 - 

troisième a été vu dans Toulouse même, ainsi qu'un autre 
oiseau d'un genre voisin, la Houbara ondulée, originaire 
d'Afrique. 

Le Secrétaire rend compte des décisions prises à la der- 
séance du Conseil d'administration. Il a été arrêté que les 
revues et journaux déposés sur le bureau seraient mis au 
bâton et ne pourraient, dès-lors, être emportés parles mem- 
bres ; que les volumes de la bibliothèque ne seraient remis 
par M. le Bibliothécaire que sur un reçu signé, et devraient 
rigoureusement être rendus dans les délais fixés par le règle- 
ment. 

La Société procède aux élections annuelles pour le renou- 
vellement du Bureau et des Comités. 

Six membres ont envoyé leur vote par écrit pour l'élec- 
tion du Président. 

Sont élus : 

Président : M. le D r Gourdon. 

1 er Vice -président: M. Alfred de Saint-Simon. 

2 e — M. Eugène Trutat. 

Trésorier : M. Adrien Lacroix. 

Bibliothécaire- archiviste : M. le colonel Belleville. 

Membres du Conseil d'administration ; MM. Marouet et 
Courso. 

Membres du Comité de publication'. MM. Bidaud, G. de 
Malakosse, de Saint-Simon, Trutat. 

L'élection du Secrétaire et du Secrétaire-adjoint est ren- 
voyée à la prochaine séance. 

Sur la proposition de M. Bidaud, la Société vote d'una- 
nimes remerciements au Président sortant. 

M. Trutat rend compte d'une course au pic de Céciré, 
faite par lui, le 15 décembre dernier, en compagnie de M. 
Maurice Gourdon. 

La neige couvrait entièrement la vallée du Lys et les 
montagnes environnantes ; aussi avait-il été décidé que 



- 118 — 

l'ascension se ferait de nuit pour éviter les avalanches : 

« Nous étions donc partis la veille accompagnés de notre 
guide ordinaire, Barthélémy Courrège et de son frère : avant 
la tin du jour nous avions atteint la cabane abri que M. 
Gourdon a installée au fond de la vallée du Lys. 

Le lendemain, dès 3 heures du matin, nous commencions 
l'ascension du pic, et grâce à un brillant clair de lune nous 
étions au sommet (îJ,400 ,n , à 6 heures 30. Depuis quelques 
instants l'ombre avait remplacé la clarté de la lune, et peu 
après notre arrivée au pic le soleil illuminait de ses rayons 
les montagnes qui nous entourent. Rien ne saurait rendre 
les merveilleux effets de lumière que les neiges et les glaces 
produisaient de tous côtés ; mais le froid était vif et aussitôt 
que nous eûmes terminé le relevé photographique du pano- 
rama de la haute chaîne nous eûmes hâte de redescendre. 
A 9 heures nous battons en retraite et nous atteignons assez 
rapidement la gorge de la coume de Bourg. Chemin faisant 
nous sommes surpris de la quantité considérable des traces 
d'animaux de toute sorte que porte la surface de la neige. 
Nous rencontrons une bande de pinsons des neiges [fringilla 
nivalis) qui font une chasse active aux insectes de toute 
sorte que le soleil amène sur la neige. 

A midi nous étions de retour à la cabane de M. Gourdon 
fort satisfaits de la complète réussite de notre tentative. » 

M. ïrutat insiste sur l'intérêt que présentent les courses 
d'hiver en montagne ; jusqu'à présent elles sont à peu près 
inconnues dans les Pyrénées, mais elles deviendront faciles 
le jour où seront établis les abris que le Club Alpin Français 
a l'intention de commencer l'été prochain. 

M. Trutat donne lecture de la note suivante: 

Hybride de Coq et de Pintade. 

Le jardin des plantes de Toulouse possède, depuis deux 
uns environ, un gallinacé des plus curieux : c'est le produit 
hybride d'un coq domestique et d'une pintade. 



- 449 - 

Cet oiseau a été donné à la ville par M. Delhom ; et c'est 
à son extrême obligeance que nous devons les renseigne- 
ments suivants sur l'origine de ce métis. 

Un coq de la race Lauraguaise (poule noire du pays) avait 
pris en affection une pintade de la basse cour; et non- seule- 
ment celui-ci refusait complètement ses faveurs aux poules 
qui l'entouraient, mais la pintade de son côté répondait 
à cet attachement et vivait en concubinage avec lui. Ce fait 
fut remarqué par M. Delhom, et les œufs pondus par la pin- 
tade, une vingtaine environ, furent soigneusement placés 
sous une couveuse. Mais presque tous furent clairs et l'un 
d'eux donna naissance à l'hybride dont nous parlons, 

A première vue (pi. 4) cet oiseau rappelle en tous points 
la pintade; il en a le cri d'appel et la forme générale ; seuls 
la tête, le cou et les plumes lancéolées qui le recouvrent, 
sont du coq dont il a la taille. 

Voici la description de ce sujet : 

Tête dénuée de crête et de barbillons ; joues presque nues, 
d'un gris cendré ; œil noir entouré d'une peau blanchâtre ; 
une petite membrane rétractileet garnie de plumes pilifères, 
pend sous le menton. Bec blanchâtre à l'extrémitée, noir à la 
base ; narines entourées d'une peau nue etrougeâtre, s'éten- 
dant jusqu'à la commissure ; sur la mandibule inférieure 
existent des vestiges des petits caroncules qui ornent le bec 
de la pintade. 

Corps en entier d'un beau noir à reflets bruns rougeâ- 
tres sur le camail et sur les plumes du haut de l'aîle ; les 
taches ocellées et blanches de la pintade sont remplacées 
par de fines bandes blanchâtres ou fauve vif. 

Les pattes sont grises, et portent un rudiment d'éperon. 

Si nous ne connaissions l'origine certaine de ce curieux su- 
jet, les caractères qu'il présente sont assez nets pour montrer 
de suite qu'a tient à la fois du coq et de la pintade. Le pu- 
blic ne s'y méprend pas, et nous avons souvent entendu de 
bonnes fermières montrer du doigt, cette pintade à tête de 



- 1*0 - 

chapon. En effet, l'absence de crête donne tout à t'ait la tour- 
nure du chapon à notre hybride. 

Ce fait d'hybridation entre ces deux espèces, s'est déjà 
produit une fois ; mais ici le mâle appartenait au genre pin- 
tade. Ce sujet a figuré pendant quelque temps au Jardin 
d'acclimatation du Bois de Boulogne ; et c'est M. Al. Geoffoy, 
St-Hilaire qui nous l'a signalé. Malgré toutes les recherches 
que nous avons pu faire, nous n'avons pu découvrir d'autres 
faits de ce genre ; et sans nul doute cette hybridation doit 
être fort rare, car le coq et la pintade appartiennent à deux 
genres bien distincts ; et les habitudes de ces deux espèces 
sont tellement différentes que l'accouplement même doit se 
produire bien rarement 

Explication des planches. 
PI. 1. — Hybtide de coq et de pintade. 

L'inspection seule de cette figure fait rapidement saisir 
les caractères généraux de notre hybride : corps de pintade, 
tête et cou de chapon, 

C'est à l'habile crayon de M. Marquet que nous sommes re- 
devables de ce dessin ; à côté de ses qualités artistiques nous 
devons assurer de son exactitude parfaite : 

PI. 2. — Détail des plumes. 

(Cette planche a été obtenue par la photographie directe 
des plumes, et c'est par erreur qu'elle porte une indication 
contraire.) 

Fig. 1, 2, 3, Plumes de la poitrine linéolées de blanc pur 
f. 1 et 2, et de fauve f. 3. 

Dans la pintade ces plumes portent des ocelles blancs 
réguliers. 

Fig. 4 et 5, Plumes de l'aile noires, ruNure^ fauves. 



PL I 




Photohtho graphie 



A. Çumsac. 



HYBRIDE DE COQ ET DE PINTADE 



Ch. Marquct.ad. nst deV 

t 




PI IL 



Photolithoi - 



A. Çmnsac. 



HYBRIDE DE COÇ ET DE PINTADE. 

(Détail des Plume? 1 ' 



'' Mai juetad.mt.deV. 



— 121 — 

Séance du 26 janvier. 

Présidence de M. le D r Gourdon. 

La Société reçoit : 

Mémoires de l'Académie du Gard (année 1 872) . 
Chronique de la Société d'acclimatation. — 2 e année, n° 24. 
Comptes-rendus de la Société entomologique de Belgique. — 
Série II, n° s 49 et 20. 

M. l'abbé Bruguières , membre titulaire , envoie sa démis- 
sion et demande à être nommé membre correspondant. 

La Société accepte la démission de M. l'abbé Bruguières 
et lui accorde le titre qu'il sollicite. 

M. G. de Malafosse propose de demander l'échange du 
Bulletin de la Société avec le Polybiblion, revue publiée par 
la Société bibliographique. 

Cette proposition est favorablement accueillie. 

Le scrutin est ouvert pour la nomination du Secrétaire, 
du Secrétaire-adjoint et des Commissions des excursions. 

Sont élus : 

Secrétaire-général, M.EmileCARTAiLHAc; Secrétaire-adjoint, 
M. Charles Fabre. 

Membres de la Commission des grandes courses, MM. Gar- 
rigou, Gourdon (Maurice), Izarn, Regnault, Trutat. 

Membres de la Commission des petites courses, MM. d'Au- 
buisson, Desjardins, Marquet. 

Le Secrétaire-général donne lecture de la première partie 
d'un travail de M. Maurice Gourdon, intitulé : « Cinq jours en 
Espagne. » 

M. Cartailhac fait à la Société le récit des excursions 
accomplies par les membres de l'Association française pour 
l'avancement des sciences, lors du Congrès de Nantes, tenu 

9 



au mois d'août. 11 décrit les mégalithes et les tumuli les plus 
remarquables des côtes et des îles du Morbihan , tels que 
ceux Gavr'inis, de Locmoriaquer, du Mont Saint-Michel et 
de Carnae. Il rend ensuite compte de sa visite aux remar- 
quables collections du musée de Vannes et de M. le O de 
Limur. 

M. Alfred de Saint-Simon fait la communication suivante : 



Mollusques des Pyrénées de la Haute-Garonne. 

La faune malacologique de la Haute-Garonne, très inté- 
ressante sous de nombreux rapports, n'a élé connue jusqu'à 
présent que d'une manière imparfaite. Les efforts de plu- 
sieurs savants et surtout ceux de mon professeur et digne 
ami, M. Moquin-Tandon, qui avait su réunir autour de lui de 
nombreux élèves, et dont la perte a été si regrettable pour 
la science, n'avaient pu amener que des résultats incomplets. 
Un excellent observateur, mon savant ami M. P. Fagot, et 
moi, avons cru d'abord pouvoir combler cette lacune; mal- 
heureusement, une bonne partie de notre région n'a pas été 
encore explorée. M. Fagot a dû se borner à faire connaître 
les mollusques des environs de Toulouse, Villefranche-Lau- 
raguais et Villemur. Il s'est acquitté de cette tâche avec un 
véritable bonheur. Son travail consciencieux se distingue de 
tout ce qui a été publié jusqu'à présent sur notre faune con- 
ehyliologique, par une exactitude rigoureuse dans les déter- 
minations d'espèces, les synonymies, et les localités surtout. 
L'on sait combien les questions relatives à l'habitat des mol- 
lusques terrestres et fluviatiles sont importantes, et M. Fagot 
a rendu sous ce rapport un véritable service à la science. 

J'aurais voulu donner un catalogue complet des espèces 
qui composent la faune des Pyrénées de la Haute-Garonne, 
mais les vallées de Larboust et d'Aran, le massif de Gagire 
et les environs de Montréjeau n'ayant pas encore été explo- 
rés, j'ai dû me résigner à me servir des documents que j'avais 
à ma disposition, en attendant le résultat des recherches 
ultérieures. 



— 123 - 

J'ai pensé que mes savants collègues accueilleraient avec 
plaisir un examen comparatif des deux faunes malacologiques 
distinctes qui caractérisent, l'une, les plaines des environs de 
Toulouse , et l'autre , les montagnes qui séparent notre dé- 
partement du territoire espagnol. On va voir que ce travail 
n'est pas sans importance. Il est facile d'en juger par les 
listes suivantes que je dois à l'obligeance de M. Paul Fagot. 
Les mollusques sans désignation spéciale se retrouvent dans 
une grande partie de la France. 

Espèces habitant les deux régions. 

4 . Arion rufus. 

2. — hortensis. 

3. Limax agrestis. 

4. Milax marginatus. 

5. Testacella haliotidea. 

6. Succinea Pfeifferi. 

7. Vitrina Draparnaudi, Midi. 

8. — Servainiana spéciale. 

9. Zonites fulvus. 
40. — nitidus. 

44. — incertus, Pyrénées et bassin sous-Pyrénéen. 

42. — lucidus, Midi. 

43. — nitens. 

44. — crystallinus, remplacé dans la montagne par 

la var. subterranea. 

45. — diaphanus, Mont. 

46. Hélix rotundata, plus commun dans la montagne. 

47. — obvoluta, venu des montagnes de l'Ariége. 

48. — costata et var. pulchella. 

49. — lapicida, Martres-Tolosane et Venerque. 

20. — nemoralis et var. hortensis, celui-ci plus com- 
mun dans la montagne. 
24 . — aspersa. 

22. — aculeata. 

23. — limbata, commun dans la région Sud-Ouest de la 

France. 

24. — carthusiana et var. rufilabris* 



— 124 - 

25. Hélix rugosiuscula maritime. 

26. — hispida. 

27. — ericetorum. 

28. — neglecta maritime, ne dépasse pas Montréjeau. 

29. Bulimus quadridens, Mont. ail. 

30. — obscurus, Mont. ail. 

31. F 'erusaccia subcylindrica, remplacé dans la montagne 

par la var. exigua. 

32. Clausilia nigricans var. 

33. — Rolphii, Mont. 

34. — laminata, Mont. ail. 

35. Pupa muscorum et var. bigranata. 

36. — ringens, Mont. ail. Pyrénées, des Hautes-Pyré- 

nées à PAriège. 

37. — Boileausiana, Mont, ail., vallées de l'Ariége et de 

la Garonne. 

38. Vertigo antivertigo, Mont. ail. 

39. — pygmœa. 

40. — muscorum. 

41. Carychium minimum. 

42. Limnœa auricularia. 

43. — limosa. 

44. — truncatula. 

45. — palustris. 

46. Ancylus simplex, vit dans la montagne avec la var. 

costata. 

47. Cyclostoma elegans. 

48. Pomatias obscurus, Mont., vallée de l'Ariége. 

49. — crassilabris, Mont, ail., vallée de la Garonne. 

50. Acme Dupuyi, Mont, ail., se trouve aussi dans le Lot- 

et-Garonne. 

Espèces observées dans la plaine. 

1. Krynickillus brunneus . 

2. — Bourguignati. 

3. Limax cinereus . 

4. — variegatus. 

5. Milax marginalus. 



- 125 — 

6. Zonites pseudohydatinus spécial. 

7. Hélix Simoniana spécial. 

8. — squammatina. Midi et Sud-Ouest. 

9. — vermiculata, méditerranéen. 

10. — pomatia, Tarn, Aveyron. 

11 . — apicina, canaux latéral et du Midi, maritime. 

12. — caperata, maritime. 

13. — pisana, maritime. 

*** "~~ lauta, a \ vwitôilis, maritime. 

15. — terrestris, méditerranéen. 

16. — barbara, maritime. 

17. — acuta, maritime. 

18. Bulimus decollatus, méditerranéen. 

19. Azeca Nouletiana, Mont. ail. 

20. Cœcilianella Lesvilléi, remplacé dans la montagne par 

la var. eburnea. 

21 . Balia Deshayesiana, Midi. 

22. Pupa ringicula , Pyrénées-Orientales , Aude ; n'a été 

trouvé que dans les ail. 

23. — granum, Midi et région alpique. 

24. Vertigo Moulinsiana, Mont. ail. 

25. — edentula. 

26. Planorbis fontanus. 

27. — dubius. 

28. — vortex* 

29. — rotundatus. 

30. — cristatus. 

31. — albus, 

32. — contortus. 

33. — corneus. 

34. Physa acuta. 

35. — hypnorum, plus répandu dans le Nord de la 

France. 

36. Limnœa acutalis. 

37. — stagnalis. 

38. — glabra. 

39. Ancylus lacustris. 

40. Moitessieria Simoniana, Mont. ail. 

41 . Vivipara contecta, Midi. 



- 126 — 

42. Bythinia tentaculata. 

43. Paludiîiella Companyoi spéciale. 

44. — abbreviata. Mont. ail. 

45. Belgrandia Bourguignatlana spéciale. 

46. Valvata Tolosana spéciale. 

47. — cristata. 

48. Neritina fluviatilis. 

49. Sphœrium corneum. 

50. — lacustre. 

51 . Pisidium amnicum. 

52. — nitidum. 

53. Unio rhomboïdeus. 

54. — Requieni. 

55. — pictorum. 

56. Anodonta piscinalis. 

57. — arenaria. 

58. Dreissena polymorpha. 

La faune étudiée par M. P. Fagot, se compose de 36 gen- 
res et de 116 espèces ainsi réparties : 

Mollusques terrestres nus, ... 10 

— testacés 64 

Limnéens . . . . , 19 

Operculés terrestres 4 

— lluviatiles 9 

Bivalves 10 

Total TTë" 

L'on doit en déduire, comme descendus des petites Pyré- 
nées, de l'Ariége et de la Haute-Garonne, les genres Moites- 
sieria et Acme, de même que 10 espèces appartenant à ces 
deux genres, ainsi qu'aux genres Clausilia, Pupa, Vertigo, 
Pomatias et Paludinella ; ce qui réduit le nombre des espèces 
vivant dans la région de Toulouse et connues jusqu'à présent, 
à 106 ; ce nombre, assez considérable déjà, pourra s'accroître 
lorsque la Haute-Garonne aura été explorée avec plus de 
soin. 

Dans son Catalogue des mollusques du Gers, un des meil- 
leurs ouvrages qui aient été publiés sur les faunes locales 



- 127 — 

françaises, mon savant ami, M. l'abbé Dupuy, cite le Pom. 
septemspiralis comme habitant de nombreuses localités dans 
le Gers. Il est probable que cette espèce s'est étendue jus- 
qu'aux parties limitrophes de cette région et de celle dn 
Tarn-et-Garonne où M. Lacaze l'a aussi recueillie. 

Un des éléments les plus curieux de la faune sous-Pyré- 
néenne centrale, c'est la réunion d'un certain nombre d'es- 
pèces maritimes. On y remarque les Hélix Pisana, variabilis et 
acuta que l'on retrouve dans toutes les parties du littoral de 
la Méditerranée et de celui de l'Océan, jusqu'à l'embouchure 
de la Loire ; les deux dernières espèces se retrouvent même 
à Cherbourg et dans l'île de Wight. L'Hel. variabilis pénètre 
dans des régions plus septentrionales, car mon savant ami, 
M. Gloyne, l'a trouvé en très grande abondance auprès de 
Cork (Irlande]. A ces trois espèces, qui n'ont guère dépassé 
la rive droite de la Garonne près de Toulouse, il faut ajouter 
les Hel. terrestris et apicina, venus des régions méditerra- 
néennes, de même que le curieux But. decollatus qui repré- 
sente en Europe le genre Cylindrelle propre aux Antilles et 
au Mexique. 

Je signalerai aussi, parmi les mollusques des environs de 
Toulouse, une colonie Pyrénéenne et particulièrement Arié- 
geoise dans laquelle on remarque les Zonites incertus et 
nitens, les Hel. lapicida et obvoluta, le CL Rolphù et le Pom. 
obscurus, espèces cantonnées dans des localités très restrein- 
tes et qui deviennent de plus en plus rares par suite des con- 
ditions dans lesquelles se trouvent ces mollusques. 

La faune des Pyrénées de la Haute-Garonne est beaucoup 
moins riche que celle de la plaine qui s'étend à leur pied ; 
l'on peut en juger par la liste suivante : 

Terrestres. 

1. Arion 2 espèces. 

2. Milax \ — 

3. Limax \ — 

4. Testacella - \ — 

5. Vitrina 3 — 

A reporter. 5 genres et 8 espèces. 



— 128 - 
Report. . . 5 genres et 8 espèces. 

6. Saccinea 1 — 

7. Zonites 9 — 

8. Hélix 14 — 

9. Bulimus 2 — 

10. Fernsaccia 1 — 

11. Azeca 1 — 

12. Cœcilianella 1 — 

13. Clausilia 3 — 

14. Balia 1 — 

15. Pupa 10 — 

16. Vertigo 3 — 

17. Carychium 1 — 

Fluviatiles et operculés. 

18. Planorbis ...... 1 — 

19. Limnœa 4 — 

20. Ancylus . ...... 1 — 

21. Cyclostoma .... 1 — 

22. Pomatias 3 — 

23. Acme 1 — 

24. Paludinella 4 — 

25. Pisidium 1 — 

Total : 25 genres et 70 espèces. 

Les espèces qui n'ont pas encore été trouvées dans la 
plaine sont les suivantes : 

1 . Vitrina elongata, France. 

2. Zonites radiatulus, France. 

3. Hélix rupestris, France. 

4. — carascalensis. Les régions Pyrénéennes les plus 

élevées. 

5. Azeca trigonostoma spéciale. 

6. Pupa cylindracea, France. 

7. — triplicata, Pyrénées, Gévennes et Alpes. 

8. — doliolum, France, représentée par une forme 

spéciale dans les Pyrénées. 



- 129 - 

9. Pupa avenacea, même remarque pour cette espèce 
que pour la précédente.. 

10. — Bigorriensis, Pyrénéen. 

11. — Jumillensis Pyrénéen. 

12. Planorbis lœvis, France. 

13. Limnœa peregra, France. 

14. Pomatias Marquetianus, spéciale. 

15. Paludinella Simoniana, spéciale. 

16. — — Guranensis, spéciale. 

17. — Reyniesi, Midi. 

18. — Baudoniana, spéciale. 

19. Pisidium thermale, spéciale. 

La pauvreté de cette faune s'explique facilement par l'ab- 
sence presque complète des mollusques maritimes ; en outre, 
lesLimnéens, les Operculés fluviatiles et les Bivalves ne sont 
représentés que par un très petit nombre d'espèces, et plu- 
sieurs des genres dont celles-ci font partie, n'ont pas été 
encore trouvés dans cette portion de nos Pyrénées. 

MOLLUSQUES DE LA RÉGION PYRÉNÉENNE DE LA 
HAUTE-GARONNE. 

Genus 1 . — Arion. 
1. Arion rufus. 

Limax rufus. Linnseus, Syst. nat. édit. X, p. 652. 1758. 
Arionrufus. Michaud. Compl. Drap., p. 3, n° 1, 1831. 
Partout G. G. G. 

2. Arion hortensis. 

Arion hortensis. Ferussac, Hist. Moll., p. 65, fig. 4-6, 1819. 
Gierp. 

Arion fuscus o Pyrenaicus. 

Moquin-Tandon, Hist. nat. Moll. 1, 2, p. 14, 1855. 

Au-dessus de Luchon (Moquin). 

Ne pouvant certifier à quelle espèce appartiennent les 
individus rapportés par cet auteur à Y Arion fuscus, nous 
nous abstiendrons de donner la synonymie. 



— 130 - 

Genus 2. — MlLAX. 

Milax marginatus. 

Limax marginatus. Mùll, Verm. hist. II, p. 40, 1774. 
Milax marginatus. Bourguignat, Malac. 4. Gant. p. 42, 1862. 
Environs de Luchon. 

Genus 3. — Limax. 
4 . Limax agrestis. 

Limax agrestis. Linnaeus, Syst. nat. édit. X, p. 652, 1758. 
Petites Pyrénées 

Genus 4. — Testacella. 
1 . Testacella haliotidea. 

Testacella haliotidea. Draparnaud, tabl. moll. p. 99, 4804, 
et Hist. pi. 9, fig. 42-4 4, 4805. 

Trouvée deux fois à Gierp, près du chemin de Signac. 
Jardin à Gaud, près de Gierp, G. d'après M Parenteau. 

Genus 5. — Succinea. 

4 . Succinea Pfeifferi. 

Succinea Pfeifferi. Rossmassler , Icon. der land and 
susswass. moll. Heft. 4, p. 96, fig. 4-6, 4835. 
Rouziet et Guran, près de Gierp. 

Genus 6. — Vitrina. 

1 . Vitrina Servainiana. 

Vitrina Servainiana. De Saint-Simon. Descript. esp. nouv. 
Midi France (extr. Ann malac), p. 4, avril 1870. 

Gierp, sous les mousses, les feuilles mortes, et dans les 
vieux murs de pierres sèches, G. G. 

Après avoir fait connaître les caractères de cette Vitrine, 
nous avons dit qu'elle pourrait paraître voisine des V. sub- 
globosa, Beryllina, etc, ; nous n'avons pas ajouté qu'elle était 
surtout facile à confondre, à première vue, avec le V. pel- 
lucida (Mùll.). Un œil exercé la sépare aisément de cette der- 



— 131 - 

nière : 1° par ses tours à croissance plus rapide, plus aplatis, 
à suture moins profonde; 2° son ouverture un peu plus 
allongée, plus étroite et moins descendante ; 3° son avant- 
dernier tour plongeant dans l'ouverture comme celui du V. 
Pyrenaïca, etc. 

Ainsi que nous l'avons fait remarquer, notre V. Servai- 
niana vient se ranger près du groupe du V. major ; il est 
inutile, comme le démontrent nos observations antérieures, 
de songer à réunir celle-ci à l'espèce que j'ai découverte à 
Gierp. 

2. Vitrina elongata. 

Vitrina elongata. Draparnaud, Hist. moll., p. I20, pi. 8, 
tig. 38-39, 1805. 

Bases de la montagne d'Arries, près de Marignac, sous les 
mousses humides R. 

3. Vitrina Draparnaudi. 

Vitrina Draparnaldi, Guvier, Règne animal, II, p. 405 
(note), 1817. 

Roquefort auprès de Boussens, versant Nord et Ouest de 
la montagne. 

Genus 7. — Zonites. 

1 . Zonites fulvus. 

Hélix fulva. Mùll. Verm. hist., II, p. 56, 1774. Zonites 
fulvus. Moquin-Tandon, hist. nat. Moll. Franc, t. II, p. 67, 
1855. 

Trouvé une fois à la Bach de Gierp, le 2 avril 1867. 

2. Zonites nilidus. 

Hélix nitida. Mull. Verm. hist., II, p. 32, 1774. 
Rouziet, près de Gierp, sous les feuilles mortes. 

3. Zonites incer tus. 

Hélix incerta. Draparnaud, Hist. moll. p. 109. pi. 13, 
fig. 8-9, 1805. 



— 132 — 

Roquefort, près de Boussens , Gierp , montagne d'Ar- 
ries, G. G. 

Presque tous les auteurs français ont fait de l'Hel. incerta 
(Drap.) un synonyme de YHel. olivetorum Gmel, espèce 
italienne décrite par Charpentier, sous le nom de Hel. Leo- 
poldiana et qui diffère du Zonite français par ses tours à crois- 
sance plus rapide, son ouverture moins arrondie et plus 
descendante. 

4. Z mites lucidus. 

Hélix lucida. Draparnaud, tabl. Moll., p. 96, 1801. Zonites 
lucidus. Bourguignat Gat. coq. d'Orient in Voy. Mer Morte, 
p. 85 (en note), 1853. 

Gierp, Luchon. 

5. Zonites nitens. 

Hélix nitens. Gmelin, Syst. nat., p. 3633, 1788. Zonites 
nitens. Bourguignat, Gat. coq. d'Orient in Voy. Mer Morte, 
p. 85 (en note), 1853. 

Roquefort, Gierp, montagne d'Arries, Luchon. 

6. Zonites purus. 

Hélix pura. Aider, Gat. in transact. Newcastle, p. 12. n° 46, 
1831. Zonites purus. Gray, in Turton Shells. Brit., p. 171, 
fig. 50, 1840. 

Bagnères-de-Luchon (Moquin), Gierp. 

7. Zonites radiatulus. 

Hélix radiatula. Aider, cat. in trasact. Newcastle, p. 12, 
n° 60, 183|. Zonites radiatulus. Gray, in Turton Shells Brit. 
p. 173, fig. 137, 1840. 

Gierp. 

8. Zonites crystallinus. 

Hélix crystallina. Mùll. Verm. Hist. II, p. 23, 1774. Zonites 
crystallinus. Leach. Brit. Moll., p. 105 (m s ), 1820, Teste Tur- 
ton, man. 1831. Var. Subterranea. Zonites subterraneus. Bour- 
guignat. in Amen, malac, t. 1, p. 194, pi. 20, fig. 13-18, 
1856. 

Gierp, rive gauche de la Pique, R. (Bourguignat. in litt.) 



- 133 — 
9. Zonites diaphanus. 

Hélix diaphana. Studer. Kurz Verseichn., p. 86, 4829. Zo- 
nites diaphanus. Moquin-Tandon, Moll. France, II, p. 90. 1855. 
Roquefort, montagne de Gierp. 

Genus 8. — Hélix. 

1. Hélix rotundata. 

Hélix rotundata. Muller. Verm. hist. II, p. 29, 4774. 
Gierp, R. R. Galeries thermales de Luchon, G. G. 

2. Hélix rupestris. 

Hélix rupestris. Studer. Faun. Helv. in Coxe trav. Switz , 
III, p. 430, 4789 (sans description). 

Gierp, G. C. Les individus recueillis à Gierp sont plus 
bombés que ceux du type. 

3. Hélix lapicida. 

Hélix lapicida. Linnœus, Syst. nat., édit. X, p. 768. 4758. 
Gierp, Luchon, G. G. 

4. Hélix carthusiana. 

Hélix carthusiana. Millier, Verm. Hist. II, p. 15, 4774 (non 
Drap.). 
De Boussens à Cierp. 

5. Hélix limbata. 

Hélix limbata. Draparnaud, Hist. Moll., p. 400, pi. 16, 
%. 29, 1805. 

Gierp, Luchon, Montréjeau, etc., GG. 

E. minor. Moquin-Tandon, Hist. nat. Moll. France, t. II, 
p. 494, 1855. 

Luchon (Boubée ex Moquin). 

6. Hélix hispida. 

Hélix hispida. Linnaeus, Syst. nat., édit. X, p. 771, 4758. 
Cierp, RR. 



- 134 - 

7. Hélix aculeata. 

Hélix aculeata. Millier, Verm. Hist. Il, p. 81, 1774. 
Gierp, rive gauche, fentes des rochers sous les détritus RRR. 

8. Hélix rugosiuscula. 

Hélix rugosiuscula. Michaud, Compl. Drap., p. 14, pi. 15, 
fig. 11-14, 1831. 
Roquefort, près de Boussens, prairie. 

9. Hélix ericetorum. 

Hélix ericetorum. Muller, Verm. Hist. II, p. 33, 1774. 
Gierp, Ludion, etc. GG. 

10. Hélix neglecta. 

Hélix neglecta. Draparnaud, Hist. Moll., p. 108. 1805, 
De Martres-Tolosane à Montréjeau, venu de la plaine. 

1 1 . Hélix pulchella. 

Hélix pulchella. Millier, Verm. Hist., II, p. 30, 1774. 
Luchon, route de Cazaril, RR. 

Var. Costata. Hélix costata. Muller, Verm. Hist., II, p. 31, 
1774. 
Cierp, RR. 

12. Hélix aspersa. 

Hélix aspersa. Muller, Verm. Hist., II, p. 59, 1774. 
De Martres-Tolosane à Cierp. Dans cette dernière localité 
les individus acquièrent une très grande taille. 

13. Hélix nemoralis. 

Hélix nemoralis. Linna'us, Syst. nat., édit. X, p. 773, 1758. 
Var. Hortensis (Hélix hortensis). Muller, Verm. Hist., II, 
p. 52. 1774. 

Le type et la variété sont communs dans toute la région 

14. Hélix carascalensis. 

Hélix carascalensis . Féru ssac, ïabl. Syst. p. 42, 1822. 
Les environs du lac d'Oo et du port de Venasque, à de très- 
grandes hauteurs. 



- 135 - 

Genus 9. — Bulimus. 

\. s. g. Ena. 

1 , Ena obscur a. 

Hélix obscura. Muller, Verm. Hist., II, p. 4 03, 1774. Buli- 
mus obscurus. Draparnaud, tabl. Moll., p. 65, 4801. Ena 
obscura. Leach, Brit. MolL, p. 413 (m s ), 4820. Ex Turton 
manual 4 831. 

Barbazan, Cierp, Luchon, près de la tour de Gastelviel, 
sous les moellons des vieux murs en pierres sèches, au pied 
des arbres. 

2. s, g. Ghondrula. 
1. Chondrula quadridens. 

Hélix quadridens. Muller, Verm. Hist., II, p, 107, 1774. 
Bulimus quadridens. Bruguière , Encycl. Meth. vers II, 
p. 350, 1792. Chondrula quadridens. Beck. Ind. Moll. p. 87, 
1837. 

Cierp, Luchon, GG. 

Var. Niso (Jaminia Niso) . Risso., Hist. nat., Europe mérid. 
t. IV, p. 92, 1856. Cierp. 

Genus 10. — Ferusaccia. 

s. g. Zua. 
1 . Zua subcyhndrica. 

Hélix subcylindrica. Linnaeus. Syst, nat. édit. XII, p. 1248, 
4767. Ferusaccia subcylindrica. Bourguignat. in Amén. Malac. 
t. I, p. 209, 1856. 

Var. exigua {Achatina exigua). Menke, Synops. Moll., 2 e 
édit. XII, p. 29, 1830. Ferusaccia exigua. Bourguignat. Moll., 
nouv. lit. ou peu connus, 4 e décade, p. 4 22, 1864. 

Genus 1 1. — Azega. 

Azeca trigonostoma. 
Azeca trigonostoma. Bourguignat. in Sched., 1868. 



- 136 — 

Trouvé par M. Bourguignat, près de la cascade du Cœur, 
vallée du Lys, environs de Luchon, et rapportés par lui à 
VAzeca tridens dans son second volume des Aménités Mala- 
cologiques, p. 93, 1860. 

GENUS, 18. — C/ECILIANELLA. 

Cœcilianella acicula. 

Buccinum acicula. Mùller, Verni. Hist. , p. 151, 1774. 
Cœcilianella acicula. Bourguignat, Amén. Malac, p. 251 , 
pi. 18, fig. 1-3, 1856. Var. eburnea [C. eburnea). Bourgui- 
gnat, Etud. Syn. Risso, 1861. 

Gierp, la montagne d'Arries, sous les détritus des fentes 
des rochers. 

Genus 13. — Clausilia. 
1 . Clausilia laminata. 

Turbo laminatus. Montagu, Test. Brit. p. 352, pi. 2, fig. 30, 
1801. Clausilia laminata. Turton, Manual Brit. Moll., p. 70, 
1834. 

Montagne de Gagire, deux individus (M. Lespès) . 

2. Clausilia Rolphi. 

Clausilia Rolphii. Leach. Brit. Moll., p. 119 (m s ), 1820. 
Gierp, rive gauche de la Pique au sud du village, sous les 
feuilles mortes. Saint-Béat (M. l'abbé Dupuy). 

3. Clausilia nigricans, 

Clausilia nigricans. Jeffreys, Syn. Test, in Trans. Linn. 
London, t. XVI, p. 351.1838. 

Toute la région. Diffère du type qui habite le Nord de la 
France par son dernier tour sensiblement tordu. 

Il existe plusieurs variétés que nous ferons connaître dans 
une monographie des Glausilies françaises de la section des 
Iphigenia. Ce travail, entrepris avec notre ami et collègue 
M. P. Fagot, paraîtra prochainement. 



- 137 — 

Genus 14. — Balia. 
1 . Balia Deshayesiana. 

Balia Deshayesiana. Bourguignat, Not. Gen. Balia in Amén. 
Malac, t. II, p. 74, pi. 13, fig. 4-6, 4857. 

Cierp, arbres près du château dans les fentes de l'écorce. 
Montagne de Cierp, Esténos. 

Genus 15. — Pupa. 
2. Pupa muscorum. 

Turbo muscorum. Linnœus, Syst. nat. édit. X, p. 767, 4758. 
Pupa muscorum. Lamarck, Hist. nat. Anim. sans vert. VI. 2, 
p. 441, 1822 (non. Drap.). 

Saint-Martory (M. Marquet), Cierp. 

Var. bigranata(P. bigranata). Rossmassler, Ieon. der Lan. 
and Susswass. Moll. Heft. IX, X, p. 25, fig. 645. 

Mêmes localités. 

2. Pupa cylindracea. 

Turbo cylindraceus. Da Costa, Brit. Gonchyl., p, 89, pi. 5, 
lig. 18, 1778. Pupa cylindracea. Moquin-Tandon, in act. Soc. 
Linnéenne, Bordeaux, t. XV, 1849. 

Luchon, Cierp, C. 

Plus connu sous le nom de Pupa umbilicata. 

3. Pupa triplicata. 

Pupa triplicata. Studer, Kurzes Verzeichn, p. 89, 1820. 
Cierp, Luchon. Montagne d'Arries, C. 

4. Pupa doliolum. 

Pupa doliolum. Draparnaud, Tabl. Moll., p. 58, 1801. 

Découvert en 4842, par M. Partiot, près de la Tour de 
Castelblancat, aux environs de Luchon. Cierp, dans les dé- 
tritus des rochers et des vieux murs en pierres sèches, CC. 

Dans le second volume de l'Hist. naturelle des Moll. de 
France, de Moquin-Tandon, t. II, p. 387, j'ai signalé les 
différences qui existent entre les individus de Cierp et ceux 

10 



- 138 — 

du type. En outre, dans ceux-ci, les tours embryonnaires 
sont plus larges, plus aplatis, et le dernier est plus déve- 
loppé autour de l'ombilic, ce qui rend l'ouverture moins 
renversée en arrière. 

5. Pupa Pyrenearia. 

Pupa Pyrenearia. Boubée {Bombey err. typ.), in Michaud, 
compl., p. 66, pi. 15, fig. 37-38, 4834. 

Cierp, rive gauche de la Pique, fontaine de Signac, Lu- 
dion, montagne de Gazaril, au-dessus du village, GG. 

6. Pupa ringens. 

Pupa ringens. Gaillaud in Michaud. Gompl. Drap., p. 64, 
pi. 45, fig. 35-36, 4 834. 

Les vallées de la Garonne et de la Pique, depuis Mauran 
près de Gazères etMontréjeau jusqu'à Luchon, route de Saint- 
Aventin, au-dessous de Gastelblancat. 

Les individus trouvés à Saint-Martory par M. Marquet 
présentent des différences que nous ferons connaître quand 
nous aurons à notre disposition un plus grand nombre 
d'exemplaires. 

7. Pupa Boileausiana. 

Pupa Boileausiana. Charpentier, Teste Kùster in Ghemnitz 
und Martini Conchyl. Kab., p. 98, pi. 13, fig. 24-23, 4845. 

Base de la montagne d'Arries. La montagne de Gierp à 
une certaine hauteur où cette espèce remplace le P. ringens. 

8. Pupa Avenacea. 

Pupa avena. Draparnaud, Tabl. Moll., p. 59, 1801. Pupa 
avenacea. Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 8, 4843. 

Le Picon de Montréjeau, la Montagne d'Arries. 

Les individus de cette localité diffèrent du type par la 
partie inférieure de la spire plus atténuée, les denticulations 
plus fortes, et la présence d'un quatrième pli palatal plus 
petit que les autres. Us semblent former passage entre Y ave- 
nacea et le Bigorriensis. 



— 439 — 

9. Pupa Bigorriensis. 

Pupa Bigorriensis. Charpentier ex Charles Des Moulins (In 
Act. Soc. Lin. Bord., p. 160-161. 1835). 

Environs de Cierp. Montagne de Cazaril, près de Ludion, 
CC. 

10. Pupa Farinesi. 

Pupa Farinesi. Des Moulins, Descript. Moll in Act. Soc. 
Lin. Bord. T. VII, p. 156, pi. 2, fig. E, 1835. 

Var. Jumillensis {Pupa Jumillensis) . Guirao, M ss . Teste 
L. Pfeiffer, Mon. Helic. viv., t. 3, p. 540, 1853. 

Montagne d'Esquierry près de Luchon (M. Penchinaty. 
Environs de Saint-Béat (M. l'abbé Dupuy). 

Nous ignorons si nos individus se rapportent au type de 
Guirao ; mais nous les trouvons semblables à ceux décrits et 
figurés par M. Bourguignat in Moll. San Julia de Loria, p. 17, 
pi. 2, fig. 7-12, février 1863, et il nous est impossible de voir 
en eux autre chose qu'une variété du P. Farinesi des Pyré- 
nées-Orientales. 

Genus 16. — Vertigo. 
\. Vertigo anti-vertigo. 

Pupa anti~vertigo. Draparnaud, Tabl. Moll., p. 57, 1801. 
Vertigo anti-vertigo. Michaud, Compl. p. 72, 1831. 

Luchon, Allées des Soupirs, en 1842. N'a pas été retrouvé 
depuis cette époque. 

5. Vertigo pygmœa. 

Pupa pygmœa. Draparnaud, Tabl. Moll., p. 57, 1801. Ver- 
tigo pygmœa. Ferussac, père, Ess. méth. Conchyl. p 121, 
1807. 

Cierp, un individu. 

3. Vertigo muscorum. 

Pupa muscorum. Draparnaud, Tabl. Moll., p. 56, 1801. 
(non Lam). Vertigo muscorum. Michaud, Compl., p. 70, 1831 , 
Cierp, R. 



- 440 - 

Genus 47. — Carychium. 

1 . Carychium minimum. 

Carychium minimum. Mùller, Verm. Hist , p. 125, 4774. 
Luchon. Rochers au-dessus de l'Allée des Soupirs, R. 

Genus 18. — Planorbis. 

1 . Planorbis lœvis. 

Planorbis lœvis. Aider, Gat. Suppl. Moll., Newcastle, II, 
p. 337,1827. 
Rouziet, près de Gierp. Luchon. 

Genus 49. — Limnœa. 

1 . Limnœa auricularia. 

Hélix auricularia. Linnseus, Syst. Nat. Edit. X, p. 774, 
4758. Limneus auricularius. Draparnaud. Tabl. Moll., p. 48, 
1801. Limnœa auricularia. Moquin-Tandon, Hist. nat. Moll., 
France, II, p. 462, 4855. 

Trouvé dans l'étang d'Estaniaou (Saint-Béat), par M. Léon 
Parenteau. 

2. Limnœa limosa. 

Hélix limosa. Linnœus, Syst. nat. Edit. X, p. 774, 1758. 
Limnœa limosa. Moquin-Tandon, Hist. nat. Moll., France, 
T. II, p. 465, 1855. 

Rouziet, près de Gierp, dans une mare. 

3. Limnœa peregra. 

Bucanum peregrum. Mûller, Verm. Hist. II, p. 130, 1774. 
Limneus pereger. Draparnaud, Tabl. Moll., p. 48, 1801, Lim- 
nœa peregra. Lamarck, Anim. Sans Vert., VI, 2, p. 161, 
1822. 

Fronsac, Gierp, Guran, dans les mares et les fossés. 

4. Limnœa truncatula. 

liuccinum truncatulum. Mùll. Verm. Hist. II, p. 130, 1774. 
Limneus truncatulus. Jetfreys, Syn. Test, in Trans. Linn. 



— 141 - 

Lond. T. XVI, 2, p. 377, 1830. Limnœa truncatula. Beck. 
Jnd. Moll., p 113, 1837. 
Avec le précédent. 

Genus 20. — Ancylus. 
1 . Ancylus simpîex. 

Lepas simplex. Buchoz, Aldrov. Loth.. p. 336, n<> 1130, 
1761. Ancylus simplex. Bourguignat (Gat. Genre Ancyl. in 
Journ. Gonch. T. IV, p. 187, 1853). 

Les vallées de la Garonne et de la Pique, depuis Montré- 
jeau jusqu'à Luchon. 

Var. Striata {Ancylus striatus) Dupuy, Hist. Moll. France, 
5 e fascicule, p. 495, Tab. XXVI, fig. 5, 1851. 

Ruisseau du Pic du Gar, à une certaine hauteur. 

L'on trouve à l'embouchure du même ruisseau des indivi- 
dus de très-grande taille du type. 

Genus 21. — Cyclostoma. 
1. Cyclostoma elegans. 

Nerita elegans. Mùller, Verm. Hist. II, p. 177, n° 363. 
1774. Cyclostoma elegans. Draparnaud, Tabl. Moll., p. 38, 
n°1, 1801. 

Toute la région. 

Genus 22. — Pomatias. 
1 . Pomatias obscur us. 

Cyclostoma obscurum. Drap., Tabl. Moll., p. 39, 1801. 
Pomatias obscur um. Cristofori et Jan. Gat., XV, n° 3, 1832. 
Pomatias obscurus. L. Pfeiffer, in Zeistchrift fur Malak , 
p. 110, 1847. 

De Mauran à Roquefort, près de Boussens. Venu probable- 
ment de l'Ariége où il est très-commun. 

2. Pomatias crassilabris . 

Pomatias crassilabrum. Dupuy, Gat. extram. Galliœ, Test., 
no 225. 1849, et Hist. Moll. France, 5« fasc, p. 26, tab. XI, 
1851. 



— U2 — 

Pomatias crassilabris Stabile m ss in de Saint-Simon, Obs. 
Anat. sur quelques Pomatias du Midi de la France, p. ïi, 
janvier 1867. 

Vallée de la Garonne, depuis Saint-Martory jusqu'à 
Luchon. 

3. Pomatias Marquetianus. 

Pomatias Arriensis. De Saint-Simon, Mem. Pom. Midi de la 
France, p. 40-11, janvier 1867. Pomatias Arriacus. Bourgui- 
gnat, in Schedis. Teste Jules Mabille : Espèces françaises de 
la famille des Cyclostomidœ, Revue et Magasin de Zoologie, 
3 e série, t. III, n° 4, p. 150, 1875. 

La vallée de la Garonne, depuis Martres-Tolosane jusqu'à 
Saint-Béat, sous les blocs de rochers à une certaine profon- 
deur. 

J'aurais proposé de donner à ce Pomatias le nom d'im'a- 
nus, car les désinences en ina, ana et ica, s'appliquent égale- 
ment aux noms de montagnes ; en outre, la terminaison ana 
est la plus euphonique des trois, mais comme la vraie ortho- 
graphe de la montagne d'Arries n'est pas connue, j'use du 
droit dont jouissent les auteurs qui ont nommé les premiers 
une espèce inédite, et je dédie celle dont il s'agit à notre 
savant collègue M. Marquet, connu par ses intéressants tra- 
vaux sur les insectes du Midi de la France, et qui a, le pre- 
mier , signalé la présence dans les Albères de YAzeca 
Boissyi. 

Genus 13. — Acme. 

1 . Acme Dupuyi. 

Acme Dupuyi. Paladilhe, Nouv. Miscell. malac. fasc. III, 
p. 81, 1868. ' 

Recueilli dans les Pyrénées de la Haute-Garonne, par 
M. Sarrat. Trouvé à Luchon par M. Chelle. 

Genus 24. — Paludinella. 

S. G. Bel grand ia. 

1. Belgrandia Guranensis . 

Belgrandia Guranensis. Paladilhe, Etudes monogr. Palud. 
France, extr. Ann. malac. juillet et août 1870. 



- 143 - 

Ruisseau longeant la grande route de Luchon, près de 
Guran. 

Junior Paludinella canaliculata. Paladilhe, Nouv. MiscelL 
malac, p. 117, pi. 7, fig. 3-4, 4* fasc, février 1867. 

2. Belgrandia Simoniana. 

Bythinia marginata. Var. Simoniana, Moquin-Tandon, Hist. 
nat. Moll. France, T. II, p. 518, 4855. 

Belgrandia Simoniana. Paladilhe, Etud. Mon. Palud. France, 
p. 55 (Extr. Ann. Malac, juillet et août 1870.). 

Trouvé en 1854 et 4855 dans un ruisseau, entre Gierp et 
Rouziet, a disparu depuis et n'a pas été retrouvé dans les 
Pyrénées. 

Mon savant ami, M. Alfred Fontan, m'a envoyé plusieurs 
individus qu'il avait recueillis à Mazamet (Tarn). 

S. G. Paludinella. 

3. Paludinella Reyniesi. 

Hydrobia Reyniesii. Dupuy, Hist. Moll. France, 5 e fasc, 
p. 567, tab. XXVIII, fig. 6, 4851. 

Paludinella Reyniesi. Frauenfeld, Ueb. d. Gatt. Palud., 
p. 201, 1863. 

Environs de Luchon, et particulièrement l'embouchure du 
ruisseau de Gouron, près de l'allée des Soupirs. 

4. Paludinella Baudoni. 

Paludinella Baudoni . Paladilhe, Descr. esp. nouv. Palud. 
France, p. 32. pi. 3, fig. 9-10 (Ext. Ann. Sciences nat. 4874). 

Source de la Pique, au-dessous du port de Vcnasquc 
(Paladilhe). 

Genus 25. PiSIDIUM. 

4 . Pisidium Cazertanum. 

Cardium Cazertanum. Poli, Test. Sic. p. 65, pi. 44, fig. 4, 
1791. Pisidium Cazertanum. Bourguignat, Cat. coq. d'Orient 
in voy. mer Morte, p. 80, 4853. 

Var. Thermale {Pisidium Thermale. Dupuy, Cat. Extram. 
Gall. Test., n° 238, 4849). 

Environs de Luchon. 



— 144 — 

Il résulte de ce travail, qu'en réunissant les 146 espèces 
signalées dans le catalogue des Mollusques de la région de 
Toulouse aux 19 qui n'ont pas été recueillies dans la plaine, 
on arrive à un total de 435; ce nombre pourra s'accroître 
Lorsque la faune malacologique de la Haute-Garonne sera 
mieux connue, ainsi que je l'ai déjà dit. 



Séance du 9 février 18*70. 

Présidence de M. le D r Gourdon. 

La Société reçoit : 

Une lettre de M. le général de Nansouty en réponse h celle 
que la Société lui avait envoyée. (Après cette lecture, sur la 
proposition de M. le président, la Société émet le vœu que 
la commission des courses mette à l'étude un projet d'excur- 
sion au Pic du Midi). 

Bulletin mensuel du comice agricole de Vitry-le-François, 
lévrier 4876. 

Bulletin de la réunion des officiers, 6 e année, n os 5 et 6. 

Bulletin mensuel de la Société linnéenne du nord de la 
France, n° 44, 5 e année. 

Société entomologique de Belgique, série II, n° 21 . 

Bulletin des séances de la Société entomologique de France, 
n° 68. 

Bulletin de la Société d'agriculture, sciences et arts de la 
Sarthe, 2 e et 3 e trimestre de 4875. Le Mans, 1875. 

Bulletin de la Société des sciences de Semur, 41 e année, 
4874. 

Revue scientifique, n os 31 et 32, 4876. 

Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la 
Drame, année 1876, 36 e livraison. 

Bulletin de la Société d'étude et des sciences naturelles de 
Nrmes, 3 e année, n° 4. 

Chronique de la Société d'acclimatation, n° 25, 2 e année. 
Revue vétérinaire, n° 2, fév. 1876. 



- 145 - 

Mémoires de la Société des sciences de Cannes, t. III, 1873, 
t. IV, 1874. 

Bulletin de l'association scientifique de France, n os 429, 430, 
431. 

M. Marquet donne la suite de son Mémoire intitulé : 

Insectes hyménoptères du Languedoc, 

STAPHYLINI. 

Emus, Gurtis. 

maxiflosus, Lin Très-commun dans tout !e Languedoc; sous les 

cadavres, les fumiers et autres matières en dé- 
composition. 

hirtus, Lin Cette belle espèce est quelquefois amenée à Toulouse 

par les inondations. 

Leistotrophus, Perty. 

nebulosus, Fab Toulouse, Carcassonne -, sous les cadavres, les 

champignons pourris, etc., rare. 

murinus, Lin Assez commun dans les bouses et les fumiers; 

Languedoc. 

Staphylinus, Lin. 

chrysoeephalus, Fourc. . Très-joli insecte que j'ai trouvé deux fois à Tou- 
louse sous des stercums desséchés et sous des 
détritus de plantes. 

pubescens, de Géer. . . . Béziers, Toulouse. Trouvé dans les mêmes condi- 
tions que le précédent. 

fulvipes, Scop Languedoc (Fauvel, F. G. Rh.) Sous les pierres 

les mousses et les feuilles mortes. 

mcridionalis, Rosenh. . . Béziers, Carcassonne (Gavoy). Sous les bouses; 
très-rare. 

stercorarins, Oliv Languedoc; mœurs et habitat du pubescens, pas 

rare. 

lutarius, Grav. . . . . idem. îl se trouve surtout dans les bouges : 

pas rare. 



— 146 — 

chalcocephalus, Fab. . . Bézicrs ; très-rare ; sous les végétaux en décompo- 
sition, les bouses, etc. 

erythro-pterus, Lin. . . . Rare à Toulouse; sous les bouses. 

cœsareus, Gederh Languedoc ; courant sur les chemins, dans le voi- 
sinage des bouses ; pas rare. 

olens, Millier Insecte des plus communs; on le trouve surtout 

sous les pierres où il fait un grand carnago 
d'insectes. 

ophthalmicus, Scop.. . ) Commun dans tout le Languedoc; sous les pierres 

cyaneus, Payk.- . . . . \ et sur les chemins. 

nitens, Schrk ) Béziers. Carcassonne (M. Gavoy). Mœurs du 

similis, Fabr ) précédent. 

êclhiops, Waltl Un seul exemplaire trouvé à Béziers ; sous une 

pierre. Carcassonne (M. Gavoy). 

œneocephalus, de Géer. ) Insecte très-commun dans les lieux secs, sous les 

cupreus, Rossi \ pierres, dans tout le Languedoc. 

pedator, Grav Avec ce dernier, mais moins commun. 

ater, Grav Languedoc; sous les pierres et les détritus ; très 

commun. 

edenlulus, Block. . . . ) M . , ... . , , , , . , 

mono ( nv i Mœurs et habitat du précèdent; plus commun. 

compressus, Marsh. . . . Béziers; sous les pierres, pas très-rare. 
Canus, Stephens. 

cribratus, Erichs Etang de Vendres, près de Béziers; dans les 

détritus, 
cicatricosus, Erichs. . . Vias, Cette; sous les fucus des étangs; commun, 
xantholoma, Grav. ... On trouve cet insecte en compagnie du précédent 

et du suivant; il est excessivement commun, 
scriceus, Holme Très-commun à Cette, sous les algues. 

Hcsperus, Fauvel. 

rufipennis, Grav Béziers ; à l'étang de Vendres 1 , sous les détritus. 

Actobius, Fauvel, 

cinerascens, Grav. . . . Etang de Vendres; pas commun. 

signalicornis, Muls . . . Département de l'Aude (M. de Germiny) ; sous les 

mousses et sur le gravier, 
villosulus, Steph Deux exemplaires trouvés à Cette ; sous des détri 

tus Carcassonne (M. Fauvel). 



- 147 — 

orbus, Kiesw Cette (Cl. Rey); sur le sable, au boni des eaux. 

procerulus, Grav Etang de Vendres; assez commun dans les détritus. 

semipunctatus, Fairm. . Carcassonne (M. Fauvel); sous les pierres, les 

écorces, etc. 
prolixus, Erich Toulouse ; on le trouve, en hiver, par bandes 

nombreuses dans les fissures des talus de la 

Garonne. 

Phiionthus, Curtis. 

splendens, Fabr Toulouse ; sous les bouses et les débris végétaux ; 

rare, 
intcnnedius, Lacord. . . idem. Moeurs du précédent, mais très-com- 
mun, 
nitidus, Fabr idem. Trouvé deux fois seulement dans les 

alluvions de la Garonne, 
cyanipennis, Fabr. . . . idem. Pris dans les conditions du précédent, 
proximus, Kraatz. . . j Languedoc ; dans les plaies des arbres ; pas 
carbonarius, Erichs. . j commun, 
œneus, Rossi Carcassonne (Gavoy) ; sous les détritus végétaux 

des inondations; rare, 
carbonarius, Gyll. . . . Toulouse ; dans les bouses et les détritus ; assez 

rare, 
punctatus, Grav assez commun sous les roseaux desséchés de l'étang 

de Vendres, près de Béziers. 
cephalotes, Grav .... On trouve cette espèce sous les fumiers et les dé 

tritus ; elle n'est pas commune à Toulouse, 
umbralilis, Grav Languedoc; sous les détritus au bord des cours 

d'eau ; assez rare, 
sordidus, Grav idem. Dans les creux à fumier et sous les 

feuilles mortes; commun, 
rufimanus, Erichs. . . . idem. Cet insecte est très commun dans 

les alluvions de la Garonne, de l'Aude et de 

l'Orb. 
sanguinolentus, Grav. . idem. Avec le précédent et aussi commun, 
immundus, Gyll idem. Dans les débris des végétaux et des 

animaux ; commun, 
ventralis, Grav idem. Sous les crottins, les mousses, etc. ; 

pas commun, 
debilis, Grav Etangs du bas Languedoc ; dans les détritus ; pa.-^ 

commun, 
discoideus. Grav Languedoc; dans les détritus des rivières en truc , 

asssz rare. 



— 148 - 

laminatus, Croutz. . . . Trouvé deux fois seulement à Toulouse dans les 

alluvions de la Garonne. 

atratus, Grav Avec le précédent, mais bien plus commun. 

ebeninus, Grav Très-commun dans tout le Languedoc, dans les 

matières en décomposition, 
var. corruscus, Grav. . . Aussi commun que le type; on le trouve surtout 

à Toulouse, 
quisquilarius, Gyll. . . Toulouse, Béziers, Vias -, dans les détritus et sous 

les roseaux desséchés ; commun. 

rubidus, Erichs?! ' Avec le précédent; aussi commun, 

climidiatipennis, Er.. . . Béziers; très-commun à l'étang de Vendrcs, sous 

les roseaux coupés, 
fimetarius, Grav Languedoc ; sous les crottins et dans les creux à 

fumier; pas rare, 
nigritulus, Grav idem. Dans les détritus des rivières, les 

feuilles mortes ; très-commun, 
decorus, Grav idem. Sous les pierres, les débris végétaux ; 

rare. 

politus, Fabr idem. Habitat des précédents-, commun. 

varius, Gyll ) „. . . , .. 

etsavar.bimaculalus,Gj Béz,eis ' ,dem ' ldem ' 

pullus, Nordm Béziers, Narbonne(V. Bruck), Carcassonnc (Gavoy) 

Dans les endroits sablonneux; assoz rare 
tenuis, Fabr Etang de Yendres, près de Béziers, Vias, dans les 

détritus; rare, 
marginatus, Miill Toulouse, dans les matières animales et végétales 

en décomposition ; rare, 
oruentatus, Gmel. . . \ MA , ... 

bipustulatus, Fabr. . . \ ldem - Même habitat ; pas commun. 

longicornis, Steph. . . j Béziers, Carcassonne (Gavoy). Bord des oaux ; 

scybalarius, Nordm. . . ) courant quelquefois sur la vase; assez rare. 

varians, Payk Languedoc. Commun dans les matières en décom 

position. 

albipes, Grav Toulouse. Dans les bouses, les fumiers et les détri- 
tus végétaux ; rare. 

fumarius, Grav idem. Sous les débris végétaux ; rare. 

nigrita, Grav Languedoc (ex Fauvel, F. G. Rh.) Sous les 

mousses, au pied des arbres, les feuilles mortes, 
dans les marais. 

rnicans, Grav Béziers, dans les étangs, sous les détritus: assez rare. 

salinus, Kiesw Béziers, Cette, Montpellier (Fauvel), Narbonne 

(Simon). Sous les détritus et les algues, au 
bord des marais salants. 



- U9 — 



fulvipes, Fabr. 
vernalis, Grav. 



Commun dans tout le Languedoc, sous les détritus 

et au pied des plantes surtout. 
Habitat du précédent, mais moins commun. 



QUEDII. 

Velleius, Mannh. 



dilatatus, Fabr. 



Toulouse (Lespès). Sur un tronc d'arbre voisin 
d'un nid de frelons (Yespa crabro) . 



curtus, Erichs. 

brevis, Erichs. 
crassus, Fairm. 

lateralis, Grav. 



ochripennis, Ménetr 
fulgidus, Fabr. . . 



mesomelinus, Marsh 
ventralis, Arag.. 
truncicola, Fairm. 
cruentus, Oliv. . 



cinctus, Payk. . . 
impressus, Panz. . 
tristis, Grav. . . . 



fuliginosus, Grav. 

molochinus, Grav. 
ochropterus, Erichs. 

picipes, Mannh.. . 



nigriceps, Kraatz.. 
prœcox, Fauvel.. . 
fumatus, Steph.. . 
peltatus, Erischs. . 



Quedius, Steph. 

Languedoc (Cl. Rey), Toulouse, un exemplaire 

trouvé par M. Lespès. 
Revel, au pied des plantes^ pas commun. 
Béziers, Cette, Carcassonne (Fauvel), au pied des 

plantes; rare. 
Languedoc; dans les alluvions des cours d'eau; 

pas rare. 

idem. (Fauvel, F. G. Rh ) ; assez rare. 
Commun dans tout le Languedoc ; sous les débris 

végétaux, sous les algues, etc. 
Languedoc (Fauvel, F. G. Rh.); commun. 

Toulouse, dans les détritus des végétaux; rare. 

idem. Sous les feuilles sèches, les mousses ; 
pas commun. 

Toulouse, dans les débris végétaux; commun. 

Languedoc ; assez commun sous les écorces, les 

mousses, etc. 

idem. Commun dans les détritus des cours 

d'eau et sous les bouses. 

idem. Mœurs et habitat du précédent. 
Toulouse, deux exemplaires ; sous des débris des 

inondations. 
Dans les débris végétaux, les bolets, les feuilles 

mortes. Languedoc; pas commun. 

idem. idem. Languedoc ; rare. 



idem. 



idem. 



idem. 



— 150 — 

maurorufus, Grav. . . . Habite surtout sur la vase dans les étangs, au 
pied des roseaux; Carcassonne (Gavoy), Bé- 
ziers ; rare. 

scintillans, Grav Lieux secs, sous les pierres, au pied des plantes. 

Béziers ; pas commun. 

rulipes, Grav Béziers, Carcassonne (Gavoy). 

serrmeneus, Steph Languedoc (Fauv. F. G. Rh.) Mœurs du pré- 
cédent. 

boops, Gravenh, .... Béziers, Carcassonne (Gavoy), sous les feuilles 
radicales des plantes; pas rare. 

iictcrotiiops, Stephens. 

binotatus, Grav Vias, dans les algues; rare. 

praevia, Erischs Béziers; commun sous les plantes pourries. 

dissimilis, Grav Languedoc, sous les feuilles mortes, les détritus 

végétaux. 

Astrapœus, Gravenh. 

ulmi, Rossi Languedoc-, sous les pierres, surtout sous colles 

profondément enfoncées; dans les plaies des 
ormes; pas rare. 

Acylophorus, Nordm. 

glabricollis, Lacord.. . . Béziers; assez rare, dans les détritus amenés par 
l'Orb 

TACH1POKINI. 

Hypocyptus, Mannh. 

longicornis, Payk. . . . Languedoc -, commun dans les matières végétales 

en décomposition, 
seminulum, Ericbs.. . - idem. Avec le précédent; assez commun, 
discoideus, Erichs. . . . Béziers, à l'étang deVendres; dans les roseaux et 

les joncs pourris. 

Conurus, Steph. 

littoreus, Lin Languedoc; dans les végétaux en décomposition; 

rare. 



— 151 — 

pubescens, Grav Languedoc ; commun toute l'année dans les plantes 

pourries, dans les vieux troncs, parmi le terreau. 

ïividus Erichs ' * i Languedoc; assez commun, avec le précédent. 
Taciiypoius , Gravenh. 

nitidulus, Fabr, • • • j Commun toute l'année dans le Languedoc, sous les 

brunneus, Fabr j végétaux. 

pusillus, Grav Avec le précédent et aussi commun. 

hypnorum, Fabr Commun partout, sous les végétaux secs ou 

humides, 
macropterus, Steph. . . j Toulouse -, pas commun dans les détritus de la 
scitulus, Erichs. ... ) Garonne. 

?SsJ!ticW. : : I A ™ le " récédent - — «•■ 

ehrysomelinus, Lin.. . . Languedoc; commun sous les mousses et au pied 

des plantes. 

solutus, Erichs ) idem. Mœurs du précédent et aussi com- 

discus, Reiche et Saulcyi mun. 

obtusus, Lin Commun toute l'année dans les végétaux coupés. 

formosus, Mathews. . . . Espèce également commune toute l'année et qui vit 

surtout dans les mousses. 

Habrocerus , Erichs. 

capillaricornis, Grav. . . Languedoc; commun sous les végétaux décompo- 
sés, les feuilles mortes, etc. 

Cilea, Jacq. Duval. 

silphoides, Lin assez commun dans les bouses et au pied des 



Tachinus, Gravenh. 



flavipes, Fabr Toulouse; dans les détritus des crues de la 

Garonne. 

humeralis, Grav Languedoc; habitat du précédent. 

," Toulouse; dans les alluvions de la Garonne, 
idem. idem. 

Languedoc; assez rare, sous les végétaux pourris, 
idem. Sou9 les pierres (ex Pandellè). 



rufipes, de Geer. . 
subterraneus, Lin. 
fimetarius, Grav. . 
discoideus, Erichs. 



— 452 — 



Mcgacronus , Stcpli. 



analis, Payk. 



Toulouse; assez rare, sous les pierres, les écorccs, 
les mousses ; on le voit quelquefois courir sur les 
chemins. 



Alycetoporus, Mannh. 



nanus, Erichs. . 
splendens, Marsh. 

brunneus, Marsh 
longulus, Mannh. 
bimaculatus, Lac. 



. Languedoc. idem. rare. 

Toulouse-, détritus des inondations; sous les mous- 
ses ; rare. 

idem. Avec le précédent; moins rare ; on le 
[ prend en fauchant dans les prairies. 

J'ai pris à Banyuls le M. splendidus, Grav.; nul 
doute qu'il se trouve à Narbonne. 

Bolitobius, Stepll. 



pygmaeus, Fabr. 



trinotatus, Erichs. 
exoletus, Erichs. 
atricapillus, Fabr. 



Languedoc ; sous les mousses et les champignons 

assez commun. 

idem. Môme habitat et aussi commun. 

idem. Avec les précédents; commun. 
Toulouse; mœurs et habitat des précédents; coin 

m un. 



ALEOCHARINI. 
BOL1TOCHARI. 

1 er GROUPE. — GYROPHENATjE. 

Brachyda , Muls et Rey. 

notha, Erichs Béziers, un seul exemplaire. 

Gyrophama , Mannh. 

uffinis, Sahlb Toulouse, Carcassonne (Gavoy). Commune dans 

les bolets. 



- 153 - 

laevipennis, Kraalz. . . . Béziers ; très-rare, dans un bolet, 
polita, Gravenh Toulouse ; assez commune sous le liber d'un peu- 
plier mort* 

2 e GROUPE. DIESTOTAT.E. 

Difsiota, A Muls. et Rey. 

Mayeti, M. et Rey. , . . Geite (Mayet), très-rare. 

3« GROUPE. — PLACUSAT.E. 

Placusa, Erichs. 

complanata, Erichs.. . . Espèce vivant sous les écorces du pin ; rare en 

Languedoc, 
pumilio, Gravenh. . . . Languedoc 'ex Rey). 

Epipeda, Muls. et Rey. 

plana, Gyll Toulouse; un exemplaire trouvé dans les détritus 

des inondations. 

4 e GROUPE. BOLITOCHARATjE. 

Euryusa, EricllS. 



linearis, Mœrk Languedoc (ex Rey). Vivant avec des fourmis; 

très-rare. 

Bol i toc h ara, Muillll). 

lunulata, Payk Toulouse ; rare, dans les champignons. 

Sîpaiîa, Muls. et Rey. 

Selon toutes probabilités, les montagnes du Lan- 
guedoc doivent donner asile à quelques espèces 
de ce genre ; on les trouve habituellement sous 
les pierres très-enfoncées et dans la mousse 
humide. 

11 



— 4 54 — 

5 e GROUPE. — PHYTOSATjE. 

Phytosus, Gurtis. 

semilunaris, M. etRey. j c sous , fucus du ,. L 
spinifer, Curlis ) ' 

6 e GROUPE. — AUTALIÀTjE. 

Autaiia, Mannerh. 
i in pressa, Oliv Languedoc; dans les champignons. 

MYRMEDONII. 

1 er GROUPE. — LOMECHUSATjE. 

Atemeles, Stepll. 

emarginata, Payk. . . . Toulouse (Lespès); avec les formica fusca et cuni- 
cularia. 

2 e GROUPE. MYRMEDOMATjE. 

Zyras, Stepll. 

Haworthi, Steph Béziers, un exemplaire trouvé dans les détritus 

chariés par POrb. 
collaris, Payk Toulouse-, dans les débris de végétaux amenés par 

la Garonne; très-rare. 

Nynuedonia, EricllS. 

limbata, Payk. . • . . Toulouse. \ Ces quatre espèces sont parasites des 

funesta, Gravenh idem. I fourmis; elles sont souvent ame- 

hurneralis, Gravenh. . . idem. I nées à Toulouse avec les détritus 

lalicollis, Mœrk idem, j charriés par la Garonne et PAriége. 



- 455 — 
Drusiiia , Boisd. et Lacord. 

canaliculata, Fabr. . . . Insecte très-commun dans tout le Languedoc; il 
vit partout, sous les pierres, au pied des végé- 
taux, dans les fourmilières et dans les détritus. 

Erichsoni, Peyron. . . . Montpellier (ex Peyron). 

tuberiventris, Fairm. . . Cette (M. Mayet); en compagnie de fourmis. 

physogastra, Fairm.. . . Carcassonne (ex Fauvel). 

3 e GROUPE. MYRMECIATiE. 

IMyrmsccia, Muls. et Rey. 

rigida, Erichs Montpellier (ex Muls. et Rey). 

4 e GROUPE. — HOMALOTATjE. 

Caliicems, Gravenh. 

rigidicornis, Erichs.. . . Languedoc (Muls. et Rey) ; il court sur la vase. 

AIHanta, Thomson. 

incana, Erichs Cette, Vias; sous les fucus du bord delà mer-, 

rare. 



Coipodota, Muls. et Rey. 

melanaria, Mannh. . . ) Commune dans tout le Languedoc , sous les bouses 

lividipennis, Erichs. . j et les détritus végétaux. 

aterrima, Gravenh.. . . Toulouse ; sous la mous«e -, rare. 

fungi, Gravenh Languedoc-, commune sous toute espèce de végé- 
taux en décomposition. 

orphana, Erichs. . . . j Carcassonne (M. Gavoy) ; elle se trouve principa- 

clienlula, Er j lement sous le, feuilles mortes; rare. 

pulchra, Kraatz Toulouse; pas rare, sous les détritus des inonda- 
tions. 

vernacula, Erichs. . . . Rare à Toulouse; sous la mousse. 



- 156 



Chwtida, Muls. et Rey. 



longicornis, Gravenh. 



Dans les végétaux en décomposition 
raune à Toulouse. 



assez com- 



Microdota, Muls. et Rey. 

palustris, Kiesenw. ... Un seul exemplaire trouvé à Toulouse, dans des 

alluvions. 

divisa, Maerk Languedoc (ex Muls. et Rey). 

inquinula, Erichs. . . . Béziers; commune sous les bouses et les fumiers. 

segra, Héer Toulouse; assez raie dans les détr tus végétaux. 

celala, Erichs Languedoc (ex Muls. et Rey). 

nigra, Kraatz Carcassonne (Gavoy). 

sordidula, Erichs Languedoc; commune sous les fumiers et les 

bouses. 

Hotualota, EricllS. 



subcavicola, Ch. Bris. 



coriaria, Kraatz. 



oblita, Erichs. . . 
longula, Fairm. . 
nigritula, Gravenh. 

sericans, Thoms. . 
fungicola, Sharp. . 
trinotata. Kraatz. . 
socialis, Thomson, 
triangulum, Kraatz 

Waterhousei, Woll 
aeneicollis, Sharp. . 
oraria, Kraatz. . . 
parisiensis. Bris.. . 
perexigua, Sharp. . 
Eichhofli, Scriba. . 



Espèce très-commune dans la grotte de Moulis 
(Ariége) et dans celle del Pey (Pyrénées-Orienta- 
les) ; elle a été trouvée à l'air libre, à Béziers, 
pnr MM. Brisout et Grenier. 

Toulouse, Carcassonne (Gavoy) ; rare, sous les 
écorces des vieux arbres. 



idem. 



Dans les détritus des inondations. 



Commune dans les champignons pourris, à Car- 
cassonne (Gavoy). 

Mœurs et habitat de la précédente. Languedoc, 
assez rare. 

Toulouse; pas rare dans les détritus chariés par la 
Garonne. 

Vias, Cette, sous les matières rejetées par la mer ; 
pas rare. 

Béziers, Carcassonne (Gavoy), sous les détritus 
pourris. 

Carcassonne (Fauvel) 

Dans lesbousesdes ruminants, à Toulouse (Fauvel). 
Toulouse ; deux exemplaires dans les détritus des 
inondations. 



- 457 — 

Pelurga, Muls. et Rey. 

luridipennis, Mannh... . Un exemplaire trouvé à Toulouse, sous des 
détritus. 

jLiogiuta, Thomson. 

umbonata, Erichs. . . . Languedoc; commune sous les bouses et les vieux 

fagots, 
nitidula. Kraatz idem. (ex Muls. et Rey). 

Phryogora, Muls. et Rey. 

hygrobia, Thomson. . . Toulouse, deux exemplaires dans les détritus d'une 
inondation. 

Dinarœa, Tlioms. 

angustula, Gyllenh.. . . Toulouse; sur le bord des cours d'eau ; pas com- 
mune. 

Platavsea, ThomS. 

brunnea, Fabr Languedoc (ex Muls. et Rey), sur les végétaux. 

Heteronoma, Muls. et Rey. 

luctuosa. Muls. et Rey. . Toulouse; rare, dans les détritus des crues de la 
Garonne. 

Apimela, Muls. et Rey. 

macella, Erichson. . . . rare à Toulouse; dans les détritus des inondations, 
pallens, Muls Avec la précédente, mais moins rare. 

Amidobia, TllOIÏlSOn. 

^Hèer ManDh \-::i c --»™( G ^> 



- 158 - 
Meotica, Muls et Rey. 

indocilis, Heer Toulouse ; pas rare dans les détritus de la Ga- 
ronne. 

Amischa, Thoms. 

analis, Erichs Commune à Toulouse; dans les détritus chariés 

par les cours d'eau. 

Disopora, Thoms. 

pavens, Erichs Toulouse; très-commune dans les détritus delà 

Garonne, 
gregaria, Erichs idem. Carcassonne (Gavoy) ; mœurs de la 

précédente et aussi commune. 

TiuuH'cia, Muls. et Rey. 

gracilicornis, Erichs. . . Languedoc; très-rare, sous des détritus de végé- 
taux. 

fragilis, Kraatz Toulouse; un seul exemplaire, idem. 

subtilissima, Kraatz. . . idem. Rare dans les alluvions de la Ga- 
ronne. 

Geostiba, Thoms, 
circellaris, Gravenh.. . . Carcassonne (Gavoy); rare. 

Théo tura, TllOmSOn. 
cuspidata, Erichs .... Toulouse ; très-rare, sous les détritus des végétaux. 

5 e GROUPE. — TACHYUSATiE. 

Ischnopoda, Thoms. 

umbratica, Erichs. . . . Toulouse, Carcassonne (Gavoy), dans les alluvions; 
pas rare. 



- 159 - 

Gnypeta, ThoiïlS. 

labilis, Erichs Languedoc; au bord des cours d'eau; courant sur 

la vase. 

Tachyusa, EricllS. 

coarctata, Erichs Languedoc. \ Ou trouve communément ces quatre 

constricta, Erichs Béziers.. . f espèces au bord de l'eau, courant 

balteata, Erichs Languedoc, i sur le sable en relevant la partie 

ferialis, Erichs idem. ) postérieure du corps. 

Xeuusa, Muls. et Rey. 

uvida, Erichs Vias, Cette (Y Mayet), sous les fucus jetés par 

la mer. 
sulcata, Kiesenw Vias; très-rare-, habitat de la précédente. 

6 e GROUPE. — FALAGBIATjE. 
Falagria, Steph. 

sulcata, Payk Toulouse, Carcassonne; assez commune dans les 

détritus, 
sulcatula, Gravenh. . . . Etang de Vendres, près de Béziers dans les débris 

des végétaux ; commun, 
nsevula, Erichs Capestang (V. Mayet;. Même mœurs. 

Caïd io la, Muls, et Rey. 

obscura, Gravenh Espèce très-commune dans tout le Languedoc; on 

la trouve sous les pierres, dans les détritus, etc.; 
toute l'année. 

ALEOCHARII. 

1 er GROUPE. — HOMiEUSATiE. 

Homœusa, Kraatz. 

acuminata, Mœrk. . . . Très-rare à Toulouse, dans les détritus amenés par 
la Garonne. 



- 160 - 

2 e GROUPE. — ALEOCHARAT.E. 

Ajeochara, Gravenh. 



lata, Gravenh Languedoc; commune sous les cadavres d'ani- 
maux. 

idem Avec la précédente ; très-commune, 
idem. Au bord des cours d'eau ; sou< les 
galets. 

. Languedoc ; commune dans les matières animales 
et végétales en décomposition. 

. Toulouse; un seul exemplaire, sous des détritus. 

. Cette (V. Mayet); dans des poissons pourris. 

. Carcassonne (Al. Gavoy). 



fuscipes, Fabr 

rufipennis, Erichs. . 

brevipennis, Gravenh. 

fumata, Gravenh.. . 
clavicornis, Redl. . 
lalicomis, Kraatz., . 



Baryodma . TllOlïlS. 



bipunctata, Gravenh 
crassa, Baudi. . . . 
moiïon, Gravenh. 

decorata, Aube. . . 
crassiuscula, Sahlb. 

trislis, Gravenh. . 



. Languedoc ; Dans les végétaux pourris ; commune 

. Carcassonne (Gavoy). 

. Languedoc , sous des végétaux en décomposition , 

rare. 
. Béziers-, pas commune, dans les détritus de l'Orb. 
. Cette (V. Mayet), Béziers, Toulouse; sous les 

végétaux et les animaux en décomposition. 
. Carcassonne (Gavoy)-, mœurs et habitat le l'espèce 

précédente. 
. Carcassonne (Gavoy). 

) Cette (V. Mayet), Vias ; sous les fucus, au bord 
) des étangs salés; rare. 

. Toulouse ; avec la suivante et également fort rare. 
. Cette (V. Mayet) ; très-rare, dans les détritus, au 

bord des étangs. 
. Languedoc; étangs, sous les matières animales et 

végétales en fermentation ; pas commune. 
. Languedoc ; pas commune, dans les troncs pourris 

des pins 
. Languedoc ; très-commune dans les végétaux en 

décomposition, les fumiers, etc. 



Poiystoina, Stephens. 

albopila, Muls. et Rey. . Cette (V. Mayet) ; sous les fucus. 



laticornis, Kraatz.. 
tenuicornis, Kraatz 
rufipes, Muls. et Rey 
bisignata, Erichs. 
rufuarsis, Heer. . 



lanuginosa, Gravenh 
maesta, Gravenh. 
nitida, Gravenh. 



— 164 - 

grisea, Kraatz Vendre?, Cette (V. Mayet) ; avec la précédente. 

obscurella, Erichs. . . . Celle; dans les débris de végétaux, un seul exem- 
plaire. 



3 e GROUPE. — OXYPODAT^E. 

iHicrogiossa, Kraatz 



suturalis, Mannh. . . . ) Toulouse; rare. Cette espèce, vit ordinairement 
praetexla, Erichs. ... I dans le fumier des bergeries. 



Oxypod», Mannh. 

lividipennis, Mannh. . . Languedoc-, commune dans les fumiers et les 
détritus. 

opaca, Grav Toulouse; commune dans les détritus cbariés par 

la "Garonne. 

exoleta, Erichs. Languedoc; habitat de la précédente; pas com- 
mune. 

umbrata, Gyllenh. . . . Toulouse; rare dans les végétaux en décom- 
position. 

sericea, Heer Carcassonne (Gavoy), Narbonne; sous les détritus; 

ran\ 

exigua, Erichs Toulouse; avec la précédente et aussi rare. 

h<emorrhoa, Mannh. . . Languedoc; se trouve avec la Formica rufa. 

annularis, Mannh Toulouse; rare, dans les détritus des inondations. 

feriuginea, Erichs. . . . idem Sous les pierres, au bord des cours 
d'eau et dans les plaies des arbres ; moins rare. 



Thiasophiia, Kraatz 

angulata, Erichs Languedoc-, vit avec la Formica rufa ; rare. 

stichogiossa, Fairm. et Laboulb. 

rufopicea, Kraatz .... Toulouse; un exemplaire dans des détritus amenés 

par une inondation, 
corticina, Erichs Toulouse; très-rare, sous les écorces et dans les 

champignons ligneux, 



— 102 — 

4 e GROUPE. — OCYUSATiE. 
Ocyusa. 

maura, Erichs Toulouse ; dans les détritus des végétaux ; rare. 

5 e GROUPE. — PHLJSOPORAT/E. 

Phlseopora, EricllS. 

corticalis, Gravenh. . . . Languedoc ; commune sous le liber des arbres 
morts. 

6 e GROUPE. — CALODERAT.E. 

Oealea, EricllS. 

decumana, Erichs. . . . Montpellier (V. Kiesenwetter). 
Hyobates , Kraatz. 

nigrirollis, Payk Assez rare, dans les détritus cuariés par la Ga- 
ronne, à Toulouse. 

propinquus, Aube. . . . Béziers, Toulouse ; mœurs de cette dernière mais 
plus rare. Cet insecte vit ordinairement avec la 
Formica rufa. 

forticornis. Boisd. et Lac. Toulouse; quaue individus trouvés au bord de 
l'eau. 



Chilopora, Kraatz. 

longitarsis, Erichs Insecte excessivement commun à Toulouse et à 

Carcassonne (Gavoy); dans les débris végétaux 
amenés par les crues des rivières. 

rubicunda, Erichs. . . . Trouvé une seule fois à Toulouse, avec la précédente. 

Uerocala, Muls. et Rey, 

rngalipenilis, Kraatz. . . Béziers; un seul individu dans des détritus de 
l'Orb 



- 163 - 

Amarocliara, ThoiïlSOI). 

umbrosa, Erichs Languedoc; rare, dans les débris végétaux. 

OLIGOTII. 

oiigota. Mannh. 

parva, Kraatz ( Cette (V. Mayel); parmi des arachides venant du 

aliéna, Muls et Rey. . I Sénégal. 

pusiliima, Gravenh.. . . Toulouse ; pas rare, sous les détritus végétaux et les 

feuilles mortes. 
ruficornisMuls. et Rey. . Toulouse; un seul exemp'aire, avec la précédente. 

HYGRONOMII. 

Hygronoma. Erichs. 

dimidiata, Grav Etangs des environs de Béziers, au pied des 

plantes aquatiques; rare, 

DIGLOSSII. 

Je ne sache pas qu'aucune espèce du genre Diglossa ait été prise en Langue- 
doc ; cependant je ne serais pas étonné d'apprendre que la D. crassa se trouve 
sous les fucus du littoral à Cette ou à Béziers. 

GYMNUSII. 

Beinopsis, MattlieWS. 

erosa Steph ) Béziers ; rare , dans les détritus amenés par 

nscata, Matth \ l'Orb. 

Myllama, Erichs. 

brevicornis, Matlh. . . ) Toulouse; rare, sous la mousse humide des talus 

gracilis, Heer j de la Garonne. 

dubia, Gravenh Béziers-, très-rare, dan>s des détritus humides de 

l'Orb. 



— 4Gi - 

gracilicornis. Fair. et Br./ idem. Vendres, près de Béziers-, habitai de la 
incisa, Muls. et Rey. . \ précédente, également très-rare. 

elongata, Malth j Languedoc (ex Muls. et Key); elle court sur la vase 

glauca, Aube i parmi les joncs et les carex des étangs. 

intermedia, Erichs. . - . Celte espèce est très-commune à Toulouse, dans 
les radicelles des végétaux qui croissent dans 
les lieux humides; là où vivent les Raymondia 
Murqueli et Perrisi. 



DINARDII. 

iMuariia, Mannh. 

denlata, Gravenh Toulouse (Lespès) ; avec les Formica rufa et 

cunicularia ; assez rare . 



Séance du 23 février *8?6. 

Présidence de M. le D r GouRDON. 

La Société a reçu : 

Lettre du Ministère annonçant la réunion de la Sorbonne. 

M . Gourdon (Maurice) offre à la Société une série de 1 8 à 
20 échantillons de minéralogie de Suède et de Norvège qui 
avaient été remis à M. Chelle, notre regretté confrère, et 
sur lesquels il avait dû écrire une note. 

M. Cartailhac, à l'occasion de la mort récente de deux de 
ses confrères, MM. Chelles et Vimont, émet la proposition 
d'une m< sure ayant pour but de perpétuer au sein de la 
Société la mémoire de tous les membres défunts. Cette 
proposition est renvoyée au Comité de publication. 

M. TflUTAT met sous les yeux de la Société une série de 
dents de rhinocéros et d'anthracoterium, recueillis à Blaye , 
canton de Saint-Anlonin. Cette localité, explorée pour la re- 
cherche des phosphates, n'a pas donné traces de cette matière, 
quoiqu'elle offrît toutes les apparences des gisements or- 



— 165 - 

dinaires du pays. Cependant, la faune tertiaire qui accom- 
pagne les dépôts phosphatés était représentée. Le fait parti- 
culier à Blaye consiste en ce qu> les dents seules ont été 
conservées; et la plupart ont été roulées et ont toute l'appa- 
rence de petits galets. 

M. Trutat se contente, pour le moment, de signaler ce fait 
sans en donner une explication prématurée. Il fait observer 
cependant que ce gisement est à une altitude de 50 ra au- 
dessous de la hauteur moyenne des gisements des faunes de 
la région. 

M. A. Lacroix fait la communication suivante : 



Ganga uoifaande. .— Parades arenarius 

(Temm. ex Linn.) 

Canard Casarca. — Âuas Casarca. 

(Linn.) 

OBSERVÉS DANS LES ENVIRONS DE TOULOUSE. 

A la suite des nombreuses tempêtes qui se sont abattues 
pendant les derniers jours de 1875 et les premiers de 4876, 
sur les côtes nord et surtout nord-est de la Méditerranée , un 
passage considérable d'oiseaux égarés venant des contrées 
orientales de l'Europe s'est effectué dans les environs de 
Toulouse; pour l'instant je me bornerai à signaler deux 
captures précieuses pour la faune française ; je veux parler 
de celle du Ganga unibande et du Canard casarca. 

J'ai pu me procurer deux gangas unibandes , l'un me 
venant de Montréjeau (H te -Garonne), et l'autre de Bayonne ; 
le premier a été pris le 8 janvier 4876, le second huit jours 
après. 

Voici les renseignements qu'a bien voulu me donner le 
chasseur de Montréjeau qui captura le premier. 

Lorsqu'il aperçut les gangas, il crut tout d'abord avoir à 
faire à une Compagnie de Perdrix grises ; ces oiseaux se lais- 
sèrent approcher d'assez près ; du premier coup de fusil il en 



- 166 - 

abattit deux, la détonation épouvanta les autres, et ce n'est 
qu'avec grand peine qu'il les retrouva; mais cette fois il ne 
put en tuer qu'un seul. 

On en avait pris deux à Bayonne avant celui que j'ai reçu 
de cette localité. Six gangas ont donc été capturés, à ma 
connaissance. Les deux sujets que je possède sont des mâles 
adultes ; l'un pesait 557 grammes, et l'autre 552 grammes. 

La chair de ces oiseaux est loin de constituer un bon 
manger; elle est dure, coriace, et a un fumet trop accentué 
ce qui la rend bien inférieure à celles des Perdrix ; j'ai re- 
marqué que le jabot des gangas était amplement garni de 
graines de légumineuses de plusieurs espèces et mélangées 
de petits graviers. 

Voici la description des sujets que je possède : 

Dessus de la tête et poitrine cendré, légèrement teintés de roussâtre ; 
une ceinture noire au bas de la poitrine suivie d'un espace cendré d'en- 
viron 30 millimètres ; ventre, cuisses, abdomen et région anale d'un 
noir profond; sous-caudale de môme couleur avec une tache terminale 
blanche, plumes du dos et couvertures supérieures des ailes ocreux bril. 
lant, chaque plume étant rousse à la base puis traversée par une bande 
gris bleuâtre sombre et se terminant par une tache ocre brillant, ce 
qui fait paraître toute la partie supérieure couverte d'une masse de taches 
bien distinctes et produisant le plus joli effet; grandes couvertures des 
ailes ocre clair très-vif, les rerniges primaires gris cendré à baguettes noir 
brillant. 

Gorge et côté du cou d'un roux marron vif suivi d'uue large bande 
noire en forme de V assez évasé ; queue variée de cendré et de jaune 
ocreux brillant comme le dos -, chaque plume terminée de blanc-, les 
deux pennes du milieu dépassent à peine les autres, mais non terminées 
de blanc: tarses couverts par devant seulement de petites plumes très- 
courtes et d'un blanc jaunâtre ; doigts nus et sans plumes, bec bleu 
cendré, iris brun foncé. 

Cette espèce a pour patrie le nord et le nord-est de l'Afri- 
que, l'ouest de l'Asie, les Indes et la Perse ; elle se montre 
de passage régulier dans les plaines sablonneuses des bords 
de la mer Caspienne et de la mer Noire, et d'une manière 
irrégulière dans la Grèce, le sud de l'Italie, la Sicile et le 
midi de l'Espagne ; elle n'avait pas encore été observée avec 
certitude en France. 



- 167 — 

Canard casarca. — Anas Casarca. 

Les mêmes circonstances qui nous ont amené les gangas 
unibandes ont égaré une espèce de canard, le Casarca ; cet 
oiseau a le même habitat que l'espèce précédente, mais fré- 
quente plus particulièrement les parties marécageuses des 
bords des fleuves et des mers de l'Inde, de la Perse et du 
nord-est de l'Afrique. Ce canard est de passage régulier dans 
le sud de la Russie et les bords de la mer Noire ; de passage 
accidentel en Grèce, en Turquie et en Hongrie. A ma con- 
naissance, aucun oiseau de cette espèce n'avait encore été 
capturé en France. Trois sujets ont été tués pendant les pre- 
miers jours de janvier dernier, dans nos environs (1 j. 

Un de mes parents chassait aux canards le 4 janvier 1876, 
par un froid de 7 degrés au-dessous de zéro ; tout le sol était 
couvert de neige. Il rencontra sur les bords de la Garonne, 
à Grenade (Haute-Garonne), une bande de 6 à 7 canards 
rouges; il fut assez heureux pour en abattre un. Aussitôt 
que j'appris le fait, je réclamai cet oiseau, mais trop tard ; il 
était mangé . On avait seulement conservé les ailes à 
cause de leurs belles couleurs, et je pus reconnaître sans 
hésitation le canard casarca. 

Un sujet de la même espèce, tué à Grisolles (Tarn-et- 
Garonne), le 5 janvier 1876 , figure dans ma collection ; il 
était en compagnie d'un autre casarca ; tous deux parais - 
saient épouvantés et furentdifficiles à approcher. Sur le pre- 
mier coup de feu l'un d'eux tomba et l'autre disparut très- 
rapidement. 

Le troisième sujet a été pris le 9 janvier près de Garaman 
(Haute-Garonne) ; il fut monté par un préparateur de notre 
ville dans l'atelier duquel j'ai pu l'étudier. 

J'ai pu me convaincre que ces canards vivaient en liberté 
et ne présentaient aucunement l'aspect des sujets élevés en 



(1 ) Un grand marchand de gibier de Toulouse à qui j'ai parlé de ce fait 
m'a assuré avoir eu plusieurs de ces canards rouges dans les premiers 
jours de l'année, ce qui semblerait indiquer un passage assez important. 



- 168 — 

captivité; les pattes étaient grêles et minces, le bec lin et 
peu allongé, le plumage très-brillant et frais. 

L'aîle de celui qui fut pris à Grenade-sur-Garonne accuse 
un mâle adulte ; celui de Garaman était une femelle de pre 
mier âge ; celui qui figure dans ma collection, un mâle pres- 
que adulte et dont voici la description : 

Tête et moitié du cou gris Je souris, suivi d'un collier très-étroit d'un 
noir brun; le reste du cou, dessus et dessous du corps, d'un roux rou- 
geâtre, avec le croupion brun verdàlre; couvertures supérieures de l'aile 
blanches ; rémiges primaires noires, les rémiges secondaires d'un vert 
soyeux et changeant en vert pourpré blanc, lavé de gris sur les barbes 
internes-, rectrices noires bordées de vert a l'extérieur, bec noir, pieds 
jaunâtre sombre, iris brun jaunâtre (1). 



(I) Si je donne la description de ces deux oiseaux, c'est que quelques 
ornithologistes à qui j'ai fait part de ces captures m'ont écrit pour me 
demander si je n'avais pas commis une erreur, et si j'étais bien sur de 
posséder le ganga unibande et le canard casarca, dans les sujets tués 
aux environs de Toulouse. 

Je crois que toutes les fois qu'on rencontre une espèce rare dans une 
région, il est indispensable de la décrire: la nommer seulement, ne 
serait pas suffisant. Ici, la description sera concluante et lèvera tous les 
doutes. 



M. Emile Cartailhac donne quelques renseignements sur 
le Congrès international des sciences géographiques et sur 
l'Exposition spéciale admirablement installée dans une aile 
des Tuileries. Il exprime son étonnement d'y avoir trouvé 
si peu de choses touchant les Pyrénées et le bassin sous- 
Pyrénéen. 11 y avait natuellement les cartes de l'état-major 
et quelques vues panoramiques du Cirque de Gavarnie et de 
Pierrefilte, exposées aussi par le dépôt de la guerre. Le minis- 
tère de l'instruction publique avait envoyé quelques cartes et 
manuscrits du xvui e siècle. 

Le Club Alpin présentait une vue du Mont-Perdu par 
Schrader, huit cartes panoramiques des Pyrénées centrales, 
une carte-guide et trois cartes locales au 4 /120000e par 
M. Wallon. 



- 169 — 

Voici l'énumération de tous les numéros intéressant 
notre région. 

D r Fischer, deux cartes : Répartition des mollusques sur 
les côtes occidentales de France. 

Fabre : Carte géologique, minéralogique, agronomique du 
canton de Mende. 

De Folin et Périer : Les fonds de la mer, Revue avec col- 
lections. 

Régnier, graveur, à Paris : Département du Tarn, chromo- 
lithographie à 1/80000. 

Gamboulive (Clément), instituteur, Briatexte (Tarn) : Carte 
du Languedoc. 

Boisse : Atlas physique, statistique, historique de l'Avey- 
ron, 29 cartes. 

Belin (Eugène) : Relief des Pyrénées, en plâtre. 

Société Ramond : Son Bulletin . 

Rey Lescure : Cartes agrogéologiques et hydrologiques du 
département du Tarn-et-Garonne. 

— Cartes des gisements de phosphates. 

— Cartes hydrolog. des environs de Montauban. 
De Rouville : Cartes cantonales et communales de l'Hé- 
rault, par M. Gaillard, instituteur à Herpeau. 

Forestier : Manuel de géographie du Tarn-et-Garonne, par 
M. J.-P. Gasc, professeur à La Française. 

Société Ramond : Ses publications et ornithologie de 
Philippe. 

Uno des œuvres les plus intéressantes et les plus sérieuses 
de toute l'exposition était incontestablement la carte géolo- 
gique en relief du bassin d'Aurillac au 1 /40,000 e et la carte 
géologique du Cantal au 1/250, 000s par M. Rames, d'Au- 
rillac. 

M. Edouard Piette, avait exposé l'admirable produit de 
ses fouilles dans les grottes de Gourdan (H.-G.) et de Lortet 
(H.-P.). 

Enfin, dans l'exposition du Ministère de l'instruction pu- 
bliqne, Toulouse était brillamment rappelée par l'étalage 
des résultats de l'expédition pour le passage de Vénus, et les 
noms de MM. Filhol et Tisserand . 



12 



_ 170 — 



Remarques sur les Rudistes de Rennes-les-Bains 

(Aude) 

Par le D r J. Gourdon. 

Ces remarques étaient destinées à faire partie d'un travail 
étendu et accompagné de figures nombreuses sur la paléontolo- 
gie de Rennes-les-Bains. M. le docteur Gourdon est mort avant 
d'avoir pu mettre la dernière main à son étude des Rudistes, au 
moment même où il venait d'explorer à nouveau les gisements 
où se trouvent ces fossiles. Nous publions néanmoins avec de 
simples modifications de détail, les notes qu'il nous a laissées, 
voulant ainsi rendre un dernier hommage à la mémoire de notre 
regretté président. 

Le Comité de publication. 



Le territoire de Rennes-les-Bains (Aude), sur la constitu- 
tion géologique duquel j'ai eu précédemment l'occasion 
d'appeler l'attention de la Société (1) offre plus spécialement 
à étudier, parmi les nombreuses espèces fossiles qu'on y 
rencontre, la curieuse famille des coquilles connues sous 
le nom de Rudistes, et dont cette localité peut être considérée 
comme l'un des plus importants gisements : c'est celui dans 
lequel ces fossilles ont été pour la première fois signalés. 

Plusieurs séjours dans cette station m'ayant permis de 
recueillir un certain nombre d'échantillons de ces intéres- 
santes coquilles, j'ai été amené à en faire ainsi une étude 
comparative,, qui m'a conduit à quelques observations, tou- 
chant la distinction des espèces, queje viens vous demander 
aujourd'hui la permission de vous exposer. Je ferai précéder 
ces remarques de quelques mots indispensables sur les Ru- 
distes considérés en général. 

(1) Séance du 12 mars 1873. — Bull. t. vu, p. 225 



— 171 — 



DES RUDISTES EN GENERAL. 



Caractères. — Mollusques bivalves , à coquille toujours 
irrégulière, asymétrique, à valves très-inégales, de formes 
variées et insolites, souvent pourvues dans leur épaisseur 
de canaux de dimensions variées, et se réunissant par une 
charnière formée d'une et de deux dents cardinales, d'un 
ligament interne, et de deux grandes impressions muscu- 
laires, celle de la valve gauche ou supérieure sur des apo- 
physes saillantes. 

Coquille généralement composée de trois couches : l'ex- 
terne, mince et compacte, souvent détruite par les agents 
atmosphériques ; la moyenne, ou principale, formée de 
lames plissées laissant des pores irréguliers ou des tubes, 
parallèles au grand axe de la coquille ; l'interne, formant 
les saillies et cloisons diverses qui se montrent dans la ca- 
vité de la coquille; elle est subnacrée, et très-rarement 
conservée, étant ordinairemeut remplacée par du carbonate 
de chaux, de la vase ou un vide. Cette couche est quelquefois 
compacte, plus souvent formée de lamelles extrêmement 
minces que séparent des intervalles plus ou moins mar- 
qués. Elle cesse à l'insertion du manteau, ou ligne palléale 
au delà de laquelle se voit, sur le bord de la coquille, la 
structure cellulaire de celle-ci. 

La coquille était fixe , c'est-à-dire attachée aux corps 
sous-marins par un point de sa surface, formant le crochet 
droit, et variable suivant les espèces, mais facile encore à 
reconnaitre, sur tous les individus un peu entiers, chez les- 
quels le point d'attache se montre sous l'aspect d'une cassure 
plus ou moins irrégulière et étendue. 

Gisements. — Les Rudistes, si remarquables par la bizar- 
rerie de leurs formes, se distinguent encore par la durée rela- 
tivement limitée de l'existence de l'ensemble du groupe, 



- 172 - 

lequel se rencontre exclusivement dans le terrain crétacé, 
et plus spécialement dans la partie inférieure de cet étage, 
comme si les forces de la nature n'eussent pu les faire vivre 
avant et après cette époque. 

Ajoutons que les Rudistes se montrent surtout dans le 
crétacé du midi de l'Europe; un peu dans les Pyrénées, 
d'avantage dans les Gorbières, et en particulier aux environs 
de Rennes (Aude) où les espèces sont plus variées, les indi- 
vidus plus abondants que partout ailleurs, comme si cette 
région eut été plus favorable au développement de cette 
étrange famille de mollusques. 

Ces coquilles, dans les lieux qu'elles occupent, sont géné- 
ralement réunies en nombre considérable, attestant soit l'ex- 
trême abondance de leur production, soit l'existence en co- 
lonies compactes des espèces auxquelles elles apparte- 
naient. 

Dans la région de Rennes, elles se montrent en plusieurs 
points ; mais sont surtout abondantes à la montagne des cornes, 
principalement dans la couche supérieure, inclinée au sud- 
ouest, et dont la tranche se montre à découvert sur une 
face taillée à pic, tournée vers l'est. Les fossiles apparaissent 
là, au milieu d'une roche friable dont ils constituent en cer- 
tains points par leur accumulation la masse toute entière. 

Ces coquilles ne se trouvent pas là au lieu où elles ont 
vécu. On voit, par le grand nombre de fragments brisés 
qu'elles offrent, par la manière dont elles sont entassées pêle- 
mêle dans la roche, qu'elles ont été arrachées de la place où 
elles étaient fixées, et que, charriées par un torrent, elles se 
sont accumulées, avant son soulèvement, sur le point qu'elles 
occupent aujourd'hui. * 

Ou ne peut extraire directement les coquilles de la roche; 
mais la marne qui les unit se désagrégeant par l'action at- 
mosphérique, elles se détachent peu à peu, s'isolent, et 
peuvent ainsi être recueillies sur place. Seulement, à cause 
de la hauteur de l'escarpement qu'elles occupent, à mesure 
qu'elles se séparent, elles roulent les unes sur les autres, 
s'entraînent mutuellement et arrivent ainsi au plateau infé- 
rieur, où elles jonchent le sol sur une vaste étendue et où 
l'on peut en faire une abondante récolte. Malheureusement 



— 173 — 

elles se brisent dans la chute, de sorte qu'il est assez rare 
d'en trouver de parfaitement intactes. 

Un niveau de Rudistes analogue à celui de la montagne 
des cornes peut être observé à la métairie de Linas, au pied 
du pic de Bugarach, vers le nord, notamment dans un champ 
labouré à l'ouest de la ferme, au milieu d'un calcaire gris de 
fumée, taché de jaune, compacte, presque cristallin et très- 
dur. 

Le calcaire à Rudistes se montre de plus au village des 
Bains, dans le lit de la Sais, au-dessous du point du Bain- 
Fort, ainsi que sur la rive droite de la rivière, en face de 
l'établissement, où il forme la base de l'escarpement qui 
borde la route ; il constitue, en ce point, un calcaire noirâ- 
tre très-dur, dont les Rudistes, apparents dans la cassure, 
ne peuvent être détachés. On le trouve enfin sur la route 
des Bains à Bugarach, entre la métairie de la Ferrière et la 
Viallasse. 

Historique. — C'est à Rennes que l'existence des Rudistes 
fut pour la première fois signalée par Picot de Lapeyrouse 
lequel, en 1775, parcourant les environs de ce village décou- 
vrit ces coquilles qui lui parurent nouvelles ne se rappor- 
tant tout au moins à rien de ce qui était connu. Il en donna 
une description exacte avec la figure de toutes le ; formes 
qu'il avait cru pouvoir déterminer (1). 

Mais le travail de Lapeyrouse élait encore fort incomplet, 
soit en ce qu'il ne donnait pas de noms aux coquilles, toutes 
confondues par lui sous des noms génériques, soit parce 
que ses figures, bien qu'exactes et faites avec soin, n'offraient 
pas les vrais caractères des espèces. Depuis lors, les recher- 
ches de nombreux auteurs, qui ont fait de ces mollusques 
l'objet de leurs études, nous ont de mieux en mieux appris 
à les connaître, et aujourd'hui les naturalistes paraissent 
fixés sur leur organisation autant qu'on peut l'être à l'égard 
d'animaux dont aucun représentant n'a pu être observé à 
l'état vivant. 

Parmi les naturalistes qui se sont d'abord occupés de 

(1) Descript. dequelq. espèces d or thocératites et quelq. nouveaux os- 
tracites, etc. in folio avec 11 planches, Erlanges 1781. 



— 174 — 

l'étude des Rudistes, doit être cité surtout Lamarck {{) qui 
forma des diverses espèces de ce groupe une famille à la- 
quelle il donna le nom qu'elle a conservé de Rudistes et 
créa les principaux genres aujourd'hui admis. Viennent 
ensuite : les travaux de Lametherie (2), Defrance (3), Des- 
hayes (4), Desmoulins (5) qui ont surtout pour but de faire 
connaître l'organisation de ces curieux fossiles ; puis l'ou- 
vrage de Rolland du Roquan (6), qui le premier donna une 
description un peu satisfaisante et méthodique des espèces 
trouvées à Rennes ; le grand ouvrage d'Alcide d'Orbigny (7) 
contenant une histoire nouvelle et complète de la famille 
des Rudistes, basée sur des observations et sur des vues 
propres à l'auteur; l'ouvrage de Woodward (8), faisant con- 
naître avec de nouveaux détails l'organisation spéciale de 
ces fossiles ; et enfin les travaux de divers autres natura- 
listes qui les ont plus ou moins complètement fait connaître 
à leur tour. 

Les études diverses dont les Rudistes ont été l'objet, en 
faisant ressortir tout ce qu'offrait d'insolite l'organisation 
de ces mollusques, ont rendu d'autant plus difficile la fixa- 
tion de la place qui leur convient dans la série zoologique, 



(1) Lamarck Système des animaux sans vertèbres, 1 vol. in 8°. Paris 
an IX -1801). — Histoire naturelle des animaux sans vertèbres. 7 vol. 
in 8. Paris 1815, 1822. 

(2) Lametherie. Journal de physique an XIII (1 805). 

(3) Defrance. Dictionnaire des sciences naturelles 60 vol. de texte et 
11 vol. de planches à Paris 1816, 1830. (Articles divers). 

(4) Deshayes. Ann. des sciences naturelles. 1805 t. v. 

(5) Gh. Desmoulins. Essai sur les sphérulites, etc. Bull, de la Soc. 
linnéenne de Bordeaux. 1 827. 

(6) Rolland du Roquan. Description des coquilles fossiles de la famille 
des Rudistes, qui se trouvent dans le terrain crétacé des Corbières. 1 vol. 
in 4, avecplanch. Carcassonne 184i. 

(7) Alcide d'Orbigny. Paléontologie française. Terrains crétacés, 
t. IV. Paris 1847. 

(8) R. P. Woodward. Manuel de conchyliologie traduit par M. Aloïs 
Humbert. Paris 1870. 



— 175 - 

difficulté qui ressort surtout de la diversité des opinions 
émises à ce sujet par les auteurs. 

Le premier en date, Picot de Lapeyrouse, avait divisé les 
coquilles en deux classes, l'une les Ostracites (aujourd'hui 
Radiolites), dont il fit un genre voisin des huitres ; l'autre, 
les Orthocératiles {Hippurites) , qu'il rangea, trompé par les 
fausses cloisons intérieures qu'elles renfermaient, parmi les 
Céphalopodes. 

Lamarck, dans son premier ouvrage, les maintient avec 
ce classement. Mais les ayant mieux étudiées, il n'en forme 
plus son second ouvrage (Hist. nat. des anim. sans vert.) 
qu'une seule famille qu'il place à la fin des Conchyfères, 
faute de pouvoir leur assigner un rang plus méthodique. 

Le plupart des naturalistes néanmoins continuaient à 
classer les Rudistes parmi les céphalopodes, lorsque les re- 
cherches de deux d'entr'eux, Alcide d'Orbigny etDeshayes, 
vinrent démontrer que ces mollusques ne pouvaient appar- 
tenir à cette classe. 

Deshayes, par suite, crut pouvoir les placer parmi les acé- 
phales dimyaires, Mais A. d'Orbigny n'ayant pas reconnu 
dans ces coquilles les attaches musculaires particulières aux 
acéphales ordinaires, les rangea parmi les Brachiopodes. 

La même divergence s'est produite entre les autres natu- 
ralistes quant à la place qu'il convient d'assignt r à ce groupe 
de mollusques ; ceux-ci les rangent dans les coraux (Léopold 
de Buch), ceux-là dans les annelides iStreenstrup), d'autres 
parmi les Cirrhipèdes (Desmoulins, Garpenter, Sharp). D'au- 
tres enfin , adoptant l'opinion de Deshayes et de Cuvier, 
admise par Owen, par Quenstedt, les maintiennent parmi les 
Lamelli tranches. De ce nombre est Woodward, le dernier 
auteur qui les ait décrits ; il en forme sous le nom de Hippu- 
ritidœ une famille particulière à siphons respiratoires courts 
et à impressions palléales simples. 

Les genres compris dans cette famille, admis par la géné- 
ralité des auteurs, sont au nombre de six : Hippurites, Radio- 
lites, Caprotina, Caprina, Caprinulaet Caprinella, tous, sauf 
les Caprotina et Caprinella représentés à Rennes ou sur le 
territoire environnant. 



— 176 — 
II. 

RUDISTES DE RENNES. 

GENRE H1PPUHITES (Lamk). 

Coquille allongée, de dimensions très-variables, ayant 
depuis 5 jusqu'à 30 centimètres de longueur, sur une lar- 
geur de 2 à 12 centimètres. 

Valve inférieure adhérente, conique, droite ou arquée, 
élargie en cornet vers le haut ; à surface extérieure marquée 
de stries d'accroissement ; lisse ou garnie de côtes, etoffrant, 
de plus, du coté cardinal, deux grands sillons longitudi- 
naux accompagnés souvent d'un troisième; bord supérieur 
épais, marqué de sillons ramifiés variables de forme; cro- 
chet pour l'attache aux corps sous-marins à l'extrémité du 
cône. 

A sa partie inférieure cette valve offre une cavité coni- 
que divisée par deux ou trois arêtes longitudinales, cor- 
respondant aux sillons externes , lesquels , par suite , 
peuvent être considérés comme des duplicatures ou in- 
flexions de la couche externe de la coquille. De ces trois 
arêtes, la plus petite, tranchante et qui correspond au 
3 e sillon, est considérée comme servant à l'attache du liga- 
ment ; elle manque dans les sujets qui n'offrent que deux 
sillons; la seconde ou moyenne, obtuse, devait servira l'in- 
section musculaire; la troisième, la plus saillante, paraît 
formée par un pli du siphon. Vers le fond de la cavité 
se montrent des lames transversales plus ou moins incli- 
sées, qui ne sont autre chose que des lames d'accroisse- 
ment déposées par l'animal dans sa coquille (1). 

(1) Ces hune* sont tout-à-fait analogues à celles que l'on trouve dans 
le talon de certaines huîtres très-allongées et se forment, par le fait du 
développement de ranimai, à mesure quecelui-ci, abondonnanl la partie 
inférieure de la coquille, se construit au dessus une paroi nouvelle 



- 477 - 

Valve supérieure libre, déprimée, plane ou convexe, à 
sommet sub-central à bords épaissis, taillés en biseau par 
dessous; elle offre à sa face externe deux sillons pronon- 
cés correspondant aux deux sillons principaux de la valve 
inférieure, et qui sont quelquefois remplacés par deux dé- 
pressions ovalaires et plus ou moins profondes, dites oscules. 
Cette même face externe est garnie de pores servant d'ou- 
vertures à des canaux ramifiés creusés dans l'épaisseur de 
la valve, et se dirigeant du centre à la circonférence vers 
le biseau externe, ou ils vont s'ouvrir. Ces canaux, d'un 
diamètre d'autant plus grand qu'ils se rapprochent davan- 
tage du bord de la valve, sont de deux ordres, les uns 
profonds et les autres superficiels. Les premiers, occupant 
la face profonde de la valve et parallèles à cette face, sont 
rayonnants, de longueur inégale et vont s'ouvrir au biseau 
extérieur de la valve; ils se montrent séparés par des 
cloisons qui se bifurquent plus ou moins régulièrement à 
leur extrémité. 

Les canaux superficiels, qui s'ouvrent par les pores de 
la face supérieure, se dirigent, en suivant une direction 
presque verticale, dans les canaux profonds; ils sont beau- 
coup plus courts et plus nombreux que ceux-ci, et par leur 
présence rendent finement poreuse la couche superficielle 
de la valve. 

A sa face interne, la valve supérieure offre deux dents 
droites, subcentrales, l'intérieure plus grande, l'une et 
l'autre supportent une apophyse musculaire crochue. 

Par suite de cette disposition, la valve supérieure offri- 

pour s'en servir comme point d'appui. Ces lames furent considérées 
d'abord comme des cloisons comparables à celles des orthocères, ce qui 
fit classer les hippurites parmi les Céphalopodes. Mais il fut démontré, 
notamment par Aie. d'Orbigny et Deshayes, qui se sont disputés la 
priorité de cette observation, que les lames des hippurites, qui d'ailleurs 
ne communiquent point entr'elles par un siphon, ne sont pas de véri- 
tables cloisons, et que les hippurites, en conséquence, ne peuvent être 
rangés dans la classe des Céphalopodes. 



178 — 

raitune double attache musculaire, alors qu'il n'en existerait 
qu'une seule, à la duplicature moyenne, sur la valve infé- 
rieure. 

L'animal vivant dans la cavité de la coquille devail offrir, 
suivant d'Orbigny, de longs cirrhes charnus très-digités, 
s'élendant au dehors et se repliant pour entrer, par leur 
ouverture marginale dans les canaux de la valve supé- 
rieure. 

Le genre Hippurites, le plus important de la famille par 
le nombre et le développement des individus qui le compo- 
sent, comprend des espèces qui vivaient en grandes familles, 
formant quelquefois des masses énormes, où les individus, 
serrés les uns contre les autres, ont pris, suivant la place 
qu'ils occupaient, les formes les plus diverses. 

À Rennes, en particulier, ces coquilles réunies en quantité 
considérable, ont donné à la localité une sorte de célébrité 
parmi les gisements connus de tous les géologues. 

Les espèces dont se compose le genre sont assez nombreu- 
ses. Les auteurs en admettent une trentaine dont six ou sept 
sont représentées dans le gisement de Rennes, où l'on trouve 
notamment les formes décrites sous les noms de : Hippuri- 
tes bioculata H. dilatata, H. canaliculata, H. sulcata, H. cornu- 
vaccinum, H. organisans. 

Ayant pu réunir un grand nombre de sujets de ces di- 
verses espèces , il m'a paru possible, après les avoir soumis 
à une comparaison attentive, de les ramener à deux types 
principaux, dont toutes les formes ci-dessus désignées ne 
constitueraient que des modifications plus ou moins mar- 
quées, ou de simples variétés, pouvant résulter soit du mode 
de développement, soit simplement du degré de croissance 
atteint par les individus, 

Nous distinguerons ainsi, en conservant à ces deux types, 
parmi les noms admis, ceux qui en expriment le mieux les 
caractères distinctifs, Y H. bioculata, et Y H. canaliculata, aux- 
quelles nous avons lieu de penser que la plupart des autres 
espèces existant dans d'autres localités peuvent se rattacher 
également. 



— 179 — 

4° Hippdrites bioculata. (H. bioculata Lamarck 1802; et 
H. dilatata Defr. 1822). 

Coquille le plus souvent isolée, à test épais ; Valve infé- 
rieure en cône évasé ou allongé et plus ou moins cylindri- 
que ; droite, contournée ou arquée en forme de corne, et 
offrant seulement deux sillons longitudinaux, correspondant 
à deux arêtes intérieures presque égales ; la plus saillante, 
celle du siphon, à base mince, la 3 e beaucoup plus petite 
ou nulle; bord supérieur épais, en biseau et marqué de 
sillons ramifiés. 

Valve supérieure plane ou concave, à sommet sub-central 
légèrement convexe, pourvue à sa face externe de deux 
oscules profondes, arrondies ouovalaires, éloignées du bord 
de la valve et situées vis-à-vis les deux sillons extérieurs 
de la valve inférieure. Cette même face couverte d'une 
multitude de pores fins, rapprochés, régulièrement espacés, 
de forme arrondie vers le centre de la valve, et s'allongeant 
vers les bords en petites lignes rayonnantes. Canaux in- 
térieurs nombreux, les profonds fins et serrés , les superfi- 
ciels, s'ouvrant aux pores extérieurs, et plus longs à la pé- 
riphérie où la valve offre le plus d'épaisseur; augmentant 
de diamètre à mesure qu'ils pénètrent plus profondément, 
de manière à apparaître, suivant le degré d'usure de la 
valve, comme des pores de plus en plus grands, et qui 
atteignent leur plus grande largeur vers le bord externe. 

Espèce des plus variables sous les rapports de la forme, 
de la longueur et de la largeur proportionnelles, de l'état de 
la surface ; l'usure de la valve supérieure montre au lieu 
de pores des trous obliques arrondis et même les canaux 
intérieurs à découvert. Quelques individus présentent ces 
modifications à un degré si prononcé qu'on serait porté à 
en former des espèces distinctes, si la comparaison d'un 
grand nombre d'exemplaires, passant insensiblement d'une 
forme à l'autre ne permettait d'y reconnaitre de simples 
altérations d'un type unique. 



- 180 - 

Il est possible toutefois de distinguer dans l'ensemble de 
ces formes quelques variétés assez constantes qui se rangent 
en deux groupes : les coquilles à surface lisse (var. lœvigata) 
et celles à surface sillonnée (var. sulcata). 

Hippuriles canalicnlala , wv. \cmaaVa. — Variété n'atteignant 
jamais un grand développement, les individus les plus volu- 
mineux ne dépassent pas une longueur de 40 centimètres. 
Valve inférieure allongée, régulièrement conique, droite, quel - 
quefois recourbée, à surface presque lisse, marquée seulement 
de lignes transversales d'accroissement et laissant apparaître, 
dans quelques individus , des stries longitudinales , fines , 
parallèles, non formées par des canaux et qui semblent cons- 
tituées par les bords de lames minces et parallèles serrées 
les unes contre les autres et composant la paroi de la co- 
quille. Valve supérieure couverte de pores petits et nom- 
breux, avec deux oscules ronds ou ovalaires et nettement 
marqués. 

Bippuritcs bioculata, mt. sulcata. — Les individus de cette variété 
se présentent sous des formes beaucoup plus diverses que 
ceux de la variété précédente et peuvent arriver à une beau- 
coup plus grande taille. La valve inférieure est cylindrique 
ou conique, plus ou moins contournée, marquée à la surface 
de sillons longitudinaux profonds que séparent des lignes 
saillantes à bord arrondi et plus ou moins coupés par les 
stries transversales d'accroissement. La valve supérieure pré- 
sente des pores plus développés, surtout au pourtour, et 
souvent rassemblés par groupes ; elle offre des oscules ova- 
laires. 

Dans cette deuxième variété doit être rangé le type dont 
quelques auteurs ont fait une espèce distincte, sous les noms 
de H. dilatata, Defr. 4821, H. turgida, Rolland du Roq. 
1841, et qui représente seulement l'espèce sous sa forme la 
plus développée. On trouve, en effet, entre ce type et les 
individus les plus petits, toutes les dimensions intermédiai- 
res qui suffisent à établir l'unité spécifique. 

Les échantillons les plus gros se présentent généralement 
sous l'aspect d'une coquille de 20 à 30 centim. de long, sur 
10 à 12 centini. de diamètre, presque cylindrique, s'atténuaut 
en cône au sommet. 



— 181 ~~ 

Quelques sujets, moins volumineux, affectent une forme 
nettement conique. 

L'if, bioculata représente l'espèce la plus commune dans 
la région, où elle se trouve en proportion infiniment plus 
considérable que l'autre type. Seule elle forme des masses 
étendues au milieu desquelles les autres hippurites se mon- 
trent isolées çà et là. 

Les variétés à surface lisse et celles à surface sillonnée et 
de dimensions moyennes sont les plus abondantes ; les indi- 
vidus de grande taille sont plus rares. 

2° Hippurites canaliculàta Rolland du Roq. 1841. 

Coquille souvent agrégée, à test généralement mince. 
Valve inférieure, en cône régulier, droit ou contourné, à 
sommet très-pointu ; offrant trois sillons longitudinaux cor- 
respondant à trois arêtes inférieures, très-inégales entr' el- 
les, une seule toujours beaucoup plus prononcée, arrondie 
au bord et à base élargie ; l'espace compris entre les deux 
plus grandes de ces arêtes figure un canal de dimension 
médiocre (1); bord en biseau, marqué de sillons radiés 
non ramifiés. 

Valve supérieure, plane ou convexe, à sommet presque 
central ; dépourvue d'oscules qui sont remplacées par deux 
dépressions allongées ou canaux, partant du centre et attei- 
gnant le bord relevé de la grande valve ; les deux dépres- 
sions, s'élargissant vers le bord, sont placées vis-à-vis des 
deux principaux sillons extérieurs, et, par suite, corres- 
pondent aux deux grandes arêtes intérieures que parfois 
elles laissent en partie à découvert ; pores de la face ex- 
terne se présentant sous forme de petites lignes méandri- 
ques, irrégulièrement contournées, très-rapprochées ; ca- 

(1) Ce caractère est commun à toutes les hippurites; peut-être a-t-il 
cependant déterminé Rolland du Roquan à donner à l'espèce son nom 
de canaliculàta. Nous conserverons ce nom pour ne point faire varier 
la synonymie, mais en le rattachant à la forme canaliculée des oscules 
de la valve supérieure. 



— 182 — 

naux intérieurs profonds, moins nombreux et plus larges 
que dans le bioculata; couche poreuse superficielle très- 
mince, ne renfermant que des canaux très-courts et laissant 
apparaître les canaux profonds dès que la coquille com- 
mence à s'user, sans montrer l'agrandissement progressif 
des pores. 

Espèce non moins variable que la précédente, aux points 
de vue du volume, de la forme, des ornements extérieurs , 
mais dans laquelle néanmoins nous croyons devoir ranger 
toutes les autres espèces du genre qui ont été admises par 
les auteurs ; ces formes en effet ne constituent que des va- 
riétés, tout au plus des sous-espèces, ne différant les unes 
des autres que par des caractères secondaires et d'ailleurs 
sans fixité absolue. 

En considérant seulement les formes qui ont été recuei- 
lles à Rennes, nous les admettrons comme formant dans 
cette espèce les quatre variétés suivantes : lœvigata, sulcata, 
cornuvaccinum et organisans. 

Hippurites canaliculata, wt. \«,mçpAa(/f. canaliculata, Roll. du R. 
1841) ou à surface lisse. — Coquille peu allongée, ne dépas- 
sant pas 6 à 10 centimètres de longueur sur 4 à 5 centim. 
de largeur. La valve inférieure, régulièrement conique, à 
surface unie ou pourvue de côtes très-superficielles, est 
marquée par les ondulations d'accroissement et par les trois 
sillons très-prononcés. La valve supérieure est plane ou 
légèrement convexe au centre. 

Dans les plus grands individus, les linéoles méandriques 
de la face supérieure forment de petites excavations de 
forme irrégulière où l'aspect primitif ne se distingue qu'avec 
une certaine attention. 

II. canaliculata, mv. suUata (H. sulcata, Defr. 1821; H. 
striata, Defr. 1821). — Coquille souvent agrégée, longue de 5 
à 10 centimètres sur 4 à 6 de diamètre. La valve inférieure 
irrégulièrement conique, oblongue, passant à la forme cylin- 
drique, est pourvue de côtes saillantes, prononcées, ondu- 
leuses, inégales, plus grosses proportionnellement que dans 



- 183 - 

toutes les autres espèces du genre. La valve supérieure, très- 
convexe, forme un cône surbaissé, marqué de quelques 
dépressions rayonnantes ramifiées dans le jeune âge. 

Par ses côtes prononcées et la grande convexité de la valve 
supérieure, cette variété semble se distinguer nettement de 
la précédente. Mais certains sujets à côtes moins marquées, 
et d'autres offrant même les deux formes réunies, suffisent 
à montrer qu'il est possible que les deux types rentrent 
dans la même espèce. Cette variété est plus abondante que 
la précédente, mais les échantillons sont rarement intacts. 

Hippurites canaliculata, mt. comumcclnum. (H. cornuvaccimm, 
Bronn. 1832). — Coquille le plus souvent isolée, de grande 
dimension, atteignant 30 centim. et plus de longueur, sur 
10 centim. environ de diamètre. La valve inférieure plus ou 
moins cylindrique, régulière, conique dans le jeune âge, est 
couverte de côtes peu pronocées, inégales. La valve supé- 
rieure plane ou légèrement convexe au centre, est creusée 
de sillons peu prononcés, radiés, se bifurquant une ou deux 
fois avant leur terminaison. 

Cette variété est assez rare à Rennes. 

Hippurites canaliculata, mx. o^amians {H. organisans, Desm. 
1826). — Coquille presque toujours agrégée, souvent en masse 
considérable; grêle et très-allongée, pouvant atteindre de 15 
à 30 centimètres de longueur, sur 2 à 4 centimètres de diamè- 
tre au plus. La valve inférieure est étroite, cylindrique en 
cône aigu au sommet, à côtes longitudinales fines et inéga- 
les. La valve supérieure est convexe, un peu conique, avec 
quelques sillons superficiels, rayonnants, bifurques vers le 
bord ; pores assez grands, irréguliers. 

Type assez constant dans sa forme, variable seulement 
dans ses dimensions ; la plus répandue de toutes les variétés 
du genre, dans l'étage turonien de tous les pays, elle est la 
plus facile à reconnaître par les masses agrégées qu'elle 
constitue, et qui lui donnent l'aspect d'un assemblage de 
tuyaux d'orgue, d'où le nom qui lui a été attribué. 



— 184 - 

GENRE RADI0L1TES. (De radius rayon. Lamarck 1801 
sphœrulites de Lametherie 1 805). 

Caractères. — Coquille courte, irrégulière, à valves dis- 
semblables de forme et de structure, avec une étroite 
inflexion ligamenteuse commune aux deux valves. 

Valve inférieure droite ou oblique, arrondie, conique ou 
déprimée, offrant extérieurement des lames foliacées ou des 
côtes rayonnantes, et souvent un sillon longitudinal \ bord 
épais, en biseau ou coupé transversalement et couvert de 
stries rayonnantes; paroi à structure cellulaire, c'est-à-dire 
offrant dans toute son épaisseur des canaux fins de 1?4 à 1/5 
de millimètre, prismatiques, longitudinaux et formant, sur 
une coupe transversale de la coquille, un réseau serré 
comme les alvéoles d'une ruche. Face interne assez régu- 
lièrement circulaire, non pourvue des fortes arêtes ou cor- 
niches propres au genre Hippurites. 

Valve supérieure plus petite , conique ou presque plane, 
à sommet subcentral, marquée d'un sillon rayonnant et 
couverte d'une lame mince, souvent rayonnée; bord taillé 
en biseau ; pas de poros ni de canaux intérieurs ; couche 
moyenne se détachant par plaques écailleuses. 

Intérieur de la coquille offrant une cavité profonde, droite 
avec deux fossettes dans la valve inférieure pour recevoir 
deux fortes dents anguleuses et striées appartenant à la 
valve supérieure, et servant à l'attache de deux muscles 
adducteurs; en avant de ces dents, cette même valve offre 
une cavité conoïde, inclinée du côté du ligament. 

Le plus souvent les couches internes de la coquille ont 
disparu et le vide laissé par elle est comblé par du calcaire, 
d'où une grande difficulté pour déterminer les caractères 
de la couche interne qui reçoit les impressions des parties 
molles. 

Le genre Radiolites est fort nombreux et a fourni jusqu'à 



- !85 ~ 

ce jour plus de 40 espèces. Mais une seule d'entr'elles se 
montre dans la station de Rennes, mêlée aux Hippurites, 
bien qu'en proportion infiniment moindre. Cette espèce offre 
des formes nombreuses que les premiers observateurs ont 
considérées comme espèces distinctes. Mais l'examen com- 
paratif d'un grand nombre d'échantillons m'a permis de 
constater que toutes ces formes se rattachent les unes aux 
autres par une série de transitions faciles à saisir, et qu'en 
réalité, il n'existe, dans le gisement de Rennes, qu'une seule 
espèce, d'ailleurs la plus abondante du genre et la première 
qui ait été déterminée par Lamarck, sous le nom de R. Ân- 
géïoïdes. 

Radioliïes angéïoïdes Lam. 1801. 

Coquille toujours isolée, longue de 5 à 9 centimètres, 
large de 4 à 6 eentim. quelquefois moins haute et plus 
large. Valve inférieure conique, droite, plus longue que la 
supérieure, à côtes longitudinales inégales, saillantes, à 
bord arrondi ou aigu, séparées par des sillons arrondis et 
produisant sur le bord des découpures en dents de scie; 
surface coupée transversalement par des zones d'accroisse- 
ment, au nombre de 1, 2 ou 3 au plus, inégalement espa- 
cées et formant des lames ondulées ou bien des saillies pro- 
noncées ou bourrelets anguleux, figurant des coquilles 
distinctes emboîtées les unes dans les autres; ces zones 
manquent quelquefois, ce qui donne à la coquille la forme 
d'un cône plus régulier et médiocrement allongée. Valve 
supérieure plus ou moins conique, à sommet subcentral, 
marquée de côtes rayonnantes et dont l'usure laisse voir 
une surface lisse parsemée de stries fines , rayonnantes 
aussi ; présentant quelquefois une bordure ondulée. 

Cavité intérieure non centrale, rapprochée des insertions 
ligamentaires, de telle sorte que la valve offre une épaisseur 
beaucoup plus considérable vers le bordpalléal. 

Cette espèce, comprend des individus fort divers; les uns 
larges et racourcis, d'autres coniques, d'autres cylindriques, 

a 



— I8G — 

mais offrant toujours, comme caractère propre servant à les 
distinguer de toutes les autres espèces du même genre, les 
cotes rayonnantes des deux valves. 

Un autre caractère, qui n'est peut-être pas particulier à 
cette espèce, mais que nous n'avons point trouvé mentionné 
dans les auteurs, est l'aspect offert par la valve inférieure 
lorsqu'elle n'a point encore acquis un trop grand déve- 
loppement : sa surface alors est dépourvue de côtes, et 
se montre couverte, dans toute son étendue de stries trans- 
versales ondulées, uniformes, fines, régulières, parallèles, 
très-rapprochées, parfaitement marquées quoique superfi- 
cielles, et dans tous les cas bien distinctes des stries d'ac- 
croissement. 

Ces stries, qui correspondent à des lamelles horizontales 
de la coquille, existent principalement dans les individus 
jeunes, sur lesquels les côtes longitudinales ne sont qu'à 
peine indiquées. Mais on les rencontre aussi sur les sujets 
plus gros et plus avancés en âge, même sur les coquilles 
pourvues de une ou plusieurs zones d'accroissement, bien 
qu'elles s'effacent généralement à mesure que les sujets se 
développent. 

Mais une remarque que l'on peut faire c'est que ces stries 
n'existent , tant sur les jeunes sujets que sur les gros, que 
lorsque la surface n'offre pas encore de côtes rayonnantes et 
disparaissent partout où celles-ci se forment. 

La coquille jeune, encore pourvue des stries parallèles, 
se caractérise en outre par la grande épaisseur de la paroi, 
surtout prononcée vers le bord palléal, et ne laissant qn'une 
fort petite cavité intérieure. 

Variété de l'espèce. En dehors des types divers appartenant 
tous, sans contestation, au R. Angéïoïdes, j'ai recueili quel- 
ques échantillons d'un type qui, bien que se rattachant par 
l'ensemble de ses caractères à cette même espèce, en diffère 
en quelques points, de nature à justifier peut-être une déter- 
mination spéciale. 

Ce type se distingue notamment par la structure de la valve 
supérieure, dont la couche moyenne offre une disposition 
feuilletée, ou plutôt canaliculée, laissant apparaitre quand 
la couche superficielle est enlevée, une série de sillons ou 



— 187 — 

canaux rayonnants, serrés, plus ou moins réguliers, et d'un 
diamètre un peu plus grand que les canaux prismatiqnes de 
la valve inférieure. 

Je ne saurais affirmer, d'après le seul examen des cinq ou 
six échantillons offrant cette particularité que je possède, 
si les canaux en question , qui manquent absolument dans 
les autres individus, constituent un caractère propre aux 
premiers, ou s'ils ne sont qu'un résultat de l'altération subie 
par la coquille. Ce que l'on peut constater seulement c'est 
que les individus sur lesquels on observe ces canaux rayon- 
nants sont tous de petite taille ; en outre, leur valve infé- 
rieure est couverte de côtes parfaitement marquées et leurs 
stries transversales ont déjà presque entièrement disparu, 
même sur les plus petits individus ; quelques uns cependant 
offrent des zones d'accroissement : double circonstance d'où 
il semblerait résulter que ces sujets ne sont pas aptes à at- 
teindre une plus grande taille J'ajouterai que cette même 
valve inférieure est moins longue et plus évasée, et se rappro- 
che ainsi des formes plus développées de l'espèce princi- 
pale. 

Je n'insisterai pas davantage sur les particularités offertes 
par ces coquilles, me bornant pour aujourd'hui à les signa- 
ler à l'attention des observateurs, en attendant que de nou- 
velles recherches permettent de décider si elles sont de na- 
ture à motiver la création d'une espèce nouvelle, ou si, en 
raison même du moindre développement des sujets sur 
lesquels on les observe, elles indiquent seulement un état 
particulier de la coquille non parvenue à son entière forma- 
tion. 

Outre l'espèce particulière au territoire de Rennes, citons 
la suivante trouvée dans une localité voisine. 

Radiolites Pailleteana d'Orb., 1842. 

Coquille très-déprimée, plus large que haute. Valve infé- 
rieure élargie, pourvue de lames fortement ondulées, 
excessivement larges, épaisses, striées en travers ; valve 
supérieure plus petite, presque plane, pourvue de lames 
semblables à celles de la valve opposée. 



— 188 — 

Espèce fort rare, que d'Orbigny indique comme ayant été 
trouvée par lui et Paillet au dessus de la source de la Sais, 
près de Rennes, indication qui laisse du doute sur l'étage 
où on peut espérer la rencontrer. 

GENRE CAPRIN A d'Orbigny père, 1822. 

Coquille à valves très-inégales; V inférieure presque lisse, 
conique, avec un sillon longitudinal ligamentaire ; la su- 
périeure, oblique ou en spirale, perforée par une série de 
canaux longitudinaux séparés par des cloisons verticales, 
se bifurquant de l'intérieur à l'extérieur où elles se montrent 
quand la couche superficielle est enlevée, sous l'aspect de 
lignes fines et parallèles. 

Ce genre est représenté à Rennes par une seule espèce, 
la C. Aguilloni d'Orb. 1839, relativement assez commune, 
bien que nous ne l'ayons rencontrée que par fragments, et 
qui ne nous a fourni d'ailleurs matière à aucune observa- 
tion. 

GENRE CAPRINULA d'Orb. 1847. 

Valve inférieure très-longue, conique, fixée par l'extré- 
mité du crochet, pourvue de côtes longitudinales et d'un 
sillon latéral; offrant dans son épaisseur une série de ca- 
naux anguleux ou arrondis, percés dans le sens de sa 
longueur, et dont les plus longs sont les plus rapprochés 
de la face interne. 

Valve supérieure volumineuse, en spirale oblique, à un 
ou deux tours, à surface lisse et pourvue dans son épaisseur, 
de canaux analogues à ceux de l'autre valve, unie à celle-ci 
sans charnière. 

Une seule cavité à l'intérieur de la valve inférieure. 
Genre se rapprochant du précédent par le développement et 



— 189 — 

la forme spiralée delà valve supérieure, mais s'en distinguant 
aisément par les côtes et par les canaux intérieurs de la valve 
inférieure. Une seule espèce de ce genre a été trouvée dans 
les corbières c'est la 

Caprinula Boissyi d'Orb. 1847. 

Coquille de 16 centimètres. Valve inférieure en cornet 
presque cylindrique à sillon latéral profond ; valve supérieure 
formant un tour et demi; canaux intérieurs très-inégaux. 
Trouvée à Fourton par MM. d'Orbigny et Boissy. 

Le tableau suivant résume cette notice. Nous y donnons 
la synonymie abrégée des espèces et variétés que nous 
avons admises. Nous renvoyons pour les figures à l'ouvrage 
de Rolland du Roquan et à celui de d'Orbigny. 

Tableau des rudistes dont il est traité dans cette notice. 



GENRE HIPPURITES. Lamarck, 1801. Syn. Orthoceratites. Picot. 
Batholites, Montf. 

1° Hippurites bioculata, Lamarck, 1801. — Animaux sans vertèbres, 

p. 104. 
Variété A. lœvigata. H. bioculata, Rolland du Roquan, 1841. — Des- 
cription des coquilles de la famille des rudis- 
tes, p 47, pi. II, f. 1-4, pi. III, f 1. pi. VII, 
f. 3. 
H. bioculata, d'Orbigny, 1847. — Paléontologie 
française. Terr. crétacés, t. IV, p. 1 66, pi. 529. 
Variété B. sulcata. H. dilatata , Defrance , 1821. — Diction, des 
sciences naturelles, t. XXI, p. 197. 
H. turgida, Rolland. — Description des coquilles, 

p. 55, pi. IV, f. 4, pi. V, pi. VII, f. 5. 
H. dilatata, d'Orbigny. — Paléontologie fran- 
çaise, loc.cit., p. 165, pi. 528. 

2° Hippurites cànaliculàta, Rolland du Roquan, 1841. — Description 
des coquilles, p. 50, pi. III, fig, 2, p. VII, f. 2. 

Variété A. lœvigata. H. cànaliculàta, d'Orbigny. — Paléontologie fr. 
loc. cit., p. 168, pi. 530, fig. 3-8. 



- 190 — ■ 

Variété B. sulcata. H. sulcata. Defrance. — Dictionnaire des 
sciences, loc. cit., p. 196. 
H. sulcata, Rolland. — Description des coquilles, 

p. 53, pi. IV, flg. 2, pi. VII, f. 1. 
H. striata , Defrance. — Dictionnaire des 

sciences, loc. cit., p. 196. 
H. striata, Rolland. — Description des coquilles, 
p. 52, pi. IV, f. 3, pi. VII, f 6. 
Variété G. cornuvaccinum. H. cornuvaccinum, Bronn. 1832. 
Variété D. organisans. H. org artisans , Montfort sp. 1808. — Conchy- 
liologie System., t. I, p. 334. 
H. organisans, Rolland du R. — Description des 
coquilles, p. 58, pi. VI, f. 1-4, pi. VII, f. 1. 
H. organisans, d'Orbigny. — Terrains crétacés, 
t. IV, p. 173, pi. 553. 

GENRE RADIOL1TES, Lamarck, 1801, Syn. Sphœrulites de Lamèthe- 
rie. Ostracites Picot de Lapeyrouse. 

1° Radiolites angeïoïdes, Lamarck, 1819. — System, des anim. sans 

vert., t. IV, p. 130. 
Syn. Rad. ventricosa, Lamarck, loc. cit., p. 

233. 
Sphœrulites ventricosa , Rolland du Roq — 

Description des coquilles, p. 61, pi. VIII. 
Radiolites angeïoïdes, d'Orbifinx. — Terrains 

crétacés, t. IV, p. 206, pi. 549. 

2° Radiolites pailleteana, d'Orbigny, 1842. — Annales des sciences 
natur., p. 18*. Id. Terrains crétacés, loc. cit. 
p. 217, pi. 528. 

GENRE CAPRIN A, d'Orbigny père, 1823. Syn. plagioptychus Ma- 
theron. 

Caprina aguilloni, d'Orbigny, 1839. — Revue cuviérienne. p 169. Id, 
Terr. crétac, t. IV, p. 184, pi. 538. 

GENRE CAPR1NULA, d'Orbigny.. 1839. 

3apbinula Boissyi, d'Orbigny, 1839. — Revue cuviérienne, p. 139. Id. 
1847. Paléont. fr. Terr. crétac, t. IV, p. 188. 
pi. 540. 



— 191 — 

Séance «lia 22 mars 1876. 

Présidence de M. le D r Golrdon. 

La correspondance imprimée comprend une série de livrai- 
sons, des publications périodiques, Revues ou Bulletins de 
Sociétés correspondantes et, en outre, les ouvrages suivants : 

Recherches sur l'anatomie et la physiologie des muscles striés, 
pâles et foncés, par MM. Lavocat et Arloing. 

Rapport sur les publications résultant des voyages de Lewis 
et Clarke, par le D r Eliott Cour; département de l'Intérieur 
(États-Unis). 

Le Président annonce la vente de l'hôtel dans lequel la 
Société tient sa séance. 

M. Louis de Malafosse envoie le rapport ci-dessous sur 
l'ouvrage de M. Rousseau, membre titulaire, traitant des 
Cours d'eau de l'Aude. 

Messieurs, chargé par vous d'examiner le travail de notre 
collègue M. Rousseau intitulé: < Etude générale sur le régi- 
me des cours d'eau du département de l'Aude », j'ai cru 
qu'une œuvre si laborieusement étudiée, sur une contrée qui 
nous touche et rentre dans le domaine de nos recherches 
ordinaires, ne devait pas être seulement le sujet d'un rapport 
verbal et méritait une attention spéciale de notre part. 

Sous un ensemble de statistique hydrologique départe- 
mentale où sont étudiés spécialement les inondations dues 
aux cours d'eau de l'Aude, leurs causes, les moyens préventifs 
immédiats et éloignés et la physiologie de chaque bassin» 
l'on retrouve dans cette étude si précieuse pour le départe- 
ment des aperçus et des renseignements où le géologue et 
le géographe ont beaucoup à puiser et qui rentrent dans le 
cadre de nos travaux. 

Tout en rendant hommage aux laborieuses recherches de 
notre collègue sur l'hydrologie statistique de chaque petit 
bassin, recherches qui ont dû nécessiter de sa part beaucoup 
de voyages, de confrontations de matrices cadastrales et de 
courses pénibles dans des contrées dont plusieurs étaient à 



- 192 - 
peu près inexplorées, vous me permettrez de signaler surtout 
dans cet ouvrage ce qui a traita la géographie physique et à la 
géologie, deux sciences qui sont loin d'avoir été oubliées par 
M. Rousseau. 

Le département de l'Aude emprunte à ses cours d'eau une 
physionomie particulière. L'Aude escortée de ses affluents y 
règne en maîtresse, et ne laisse qu'une très-petite part au 
bassin du Lers qui représente le versant océanique, tandis 
que tout le reste du département est méditerranéen. 

Il suit de là que la majeure partie de ce département est 
formée d'une vaste plaine aboutissant à la mer et entourée 
de pentes abruptes qui y font converger les eaux. Au nord, 
les montagnes Noires; au sud, les Pyrénées et les Gorbières. 
Sa proximité de la méditerranée fait de l'Aude un fleuve qui, 
dans des proportions moindres, a, comme le Nil et leiMissis- 
sipi, conquis de vastes étendues où voguaient autrefois les 
navires et jette dans sa basse plaine le limon pris aux terrains 
si variés des Pyrénées, de la montagne Noire et des Gorbières. 
Chaque petit ou grand affluent de cette rivière ou de ce 
fleuve a une physionomie similaire sinon identique. Tous 
ces cours d'eau naissent dans les terrains de cristallisation 
des Pyrénées, dans les roches métamorphiques de la mon- 
tagne Noire, ou sur les pentes dénudées du crétacé des Cor- 
bières et voient leur cours, d'abord torrentueux, se ralentir 
dans les vastes plaines centrales du département de l'Aude, 
où les molasses tertiaires occupent un si vaste espace. 

Presque tous les terrains où naissent ces rivières, et souvent 
ceux qu'elles traversent sur un long espace de leurs cours, 
sont imperméables, rocheux pour la plupart, ou composés de 
strates argileuses du crétacé rebelles à la végétation. Les ter- 
rains prédominants des bassins supérieurs sont les terrains 
de transition dévoniens ou siluriens. Schistes ou marbres, 
ils rejettent l'eau du ciel dans la vallée et, en bien des endroits, 
notre collègue sylviculteur qui insiste, avec tant de raison au 
reste, pour le reboisement, en est réduit à demander le 
gazonnement seulement, devant la pauvreté du sol. 

A part la Cesse, qui naît dans l'Hérault où elle a un très- 
court trajet, la ligne de faîte des eaux a été suivie au nord de 
l'Aude pour limite du département II suit de là que le bassin 
du fleuve est réduit au seul département qui porte son nom. 



— 193 - 

Toutefois l'Aude, j'entends la rivière de ce nom, naît dans 
le lac appelé lac d'Aude, à plus de 2000 m d'altitude, dans 
le département des Pyrénées-Orientales; mais elle n'y coule 
que sur une faible étendue, si on la compare à celle de tout 
son parcours. 

La description du bassin montagneux de cette rivière, 
donne lieu de la part de M. Rousseau à des remarques géolo- 
giques que j'eusse désirées plus étendues. L'effroyable rapidi- 
té de l'Aude, depuis son entrée dans le département j'usqu'à 
Quillan, où se trouvent les admirables gorges de la Pierre-Lis, 
est-elle due à des phénomènes de convulsions géologiques? 
M. Rousseau se borne à une nomenclature des terrains grani- 
tiques, dévoniens, carbonifères et crétacés traversés par les 
eaux, mais mentionne toutefois, à son arrivée vers Quillan, les 
roches redressées verticalement. Gela me fait regretter que 
notre collègue géologue n'ait pas cru devoir nous dire si une 
faille suivie et relevée par lui n'aurait pas joué un rôle im- 
portant dans cette longue descente torrentueuse des eaux. 

Si je me permets cette question, c'est que l'Aude, en ce 
qu'il m'est donné de connaître des rochers de St-Georges et 
la Pierre-Lis, aurait ici une grande analogie avec le Tarn 
dans le parcours de sa source sur le mont Lozère jusqu'à 
Milhau. Une immense faille en zig-zag, visible sur la simple 
carte de l'état-major, donne à la rivière du plateau central 
un caractère grandiose et particulier qui me paraît se retrou- 
ver dans l'Aude en ces parages. 

Le massif calcaire des Gorbières qui sépare les deux dépar- 
tements des Pyrénées-Orientales et de l'Aude, tout en appar- 
tenant en majeure partie à ce dernier, a été spécialement 
étudié par M. Rousseau. Je n'ai pu, en lisant les pages con- 
sacrées par lui au cours del'Agly, de la Berre et de i'Orbieu, 
m'empêcher de songer aux nombreuses recherches dont ces 
contrées furent, le but de la part de notre regretté confrère 
Magnan. Il faut que ces montagnes peu habitées et d'un 
difficile accès aient un âpre attrait pour ceux qui les parcou- 
rent. On sent en lisant les pages de M. Rousseau que le tou- 
riste et l'explorateur veulent apparaître sous le statisticien. 
Tout le monde peut sans peine étudier les cours d'eau de 
la Montagne-Noire ; on est à peu près sûr d'avoir un gîte à 
portée, et l'on est en pays plus ou moins peuplé et j'allais 



- 494 - 
même dire, malgré la beauté des sites, presque banal. 11 n'en 
est pas de môme sur les lianes nus et inhabités desCorbières. 
M. Rousseau, pour expliquer la désolation et l'aridité aux- 
quelles sont vouées ces régions, entre dans des explications 
et même des récits d'aventures de voyage que je ne veux 
pas laisser passer inaperçus, car ils touchent de près à nos 
études. 

Les versants sud et est des Gorbières, composés d'alter- 
nances de bancs crétacés et de marnes stériles, n'ont pas de 
saillies pour retenir les eaux pluviales. Il s'ensuit que les 
orages enlèvent rapidement en bien des endroits toute la 
terre végétale qui pourrait s'y accumuler avec l'âge et vouent 
ces pentes à une complète stérilité. 

Il n'est même pas sans danger de s'engager dans ces val- 
lées érodées par les eaux. Ces lits de torrents complètement 
secs deviennent, dès qu'il pleut, de véritables fleuves boueux. 
M. Rousseau a vu une rivière d'un volume d'eau très-con- 
sidérable décroître à ses yeux en peu d'heures et lui livrer 
passage à pied sec : un orage tombé plus haut dans la mon- 
tagne avait jeté sur un bassin plus ou moins vaste une quan- 
ité d'eau que le terrain imperméable forçait à s'écouler par 
ce passage. De source importante il n'y en avait pas, c'était 
un fleuve accidentel, voilà tout. Que l'on transporte ce mê- 
me phénomène au cœur de l'Afrique, dans les immenses et 
arides monts de l'Abyssinie et l'on s'expliquera sans peine 
ce phénomène hydrologique contre lequel eût tant à se pré- 
munir l'armée d'invasion anglaise. Une vallée sèche et 
étroite, par un ciel bleu et une température normale, don- 
nait subitement passage à un immense fleuve, emportant 
tout sur son cours, parce qu'une masse d'eau tombée à la 
suite d'un orage à une distance souvent très-éloignée se 
frayait une issue, la roche n'yyant pu l'absorber. 

La dénudation continue des Gorbières, dénudation contre 
laquelle, en ce qui regarde la Berre, notre collègue ne voit 
pas de remède exécutable, est cause d'un phénomène qui 
nous montre chaque jour la raison bien simple qui a contraint 
Narbonne à n'être plus un port maritime. La rapidité des 
eaux troublées de la petite rivière jette en eifet dans 
l'étang de Bages et de Sigean la majeure partie des terres 
enlevées à peu de distance sur les flancs des montagnes. Il 



— 195 — 
s'en suit que son embouchure dans cet étang s'exhausse 
chaque année et que la terre avance sur l'eau salée. Sur la 
montagne, dit M. Rousseau, « on voit partout saillir les 
bancs calcaires crétacés constituant cette région ; la terre a 
disparu en grande partie et après chaque orage, sert a com- 
bler l'étang de Bages et de Sigean. » 

Dans son étude, M. Rousseau, ainsi qu'il le dit dans sa 
préface, a posé beaucoup de jalons. Son livre sera toujours 
précieux pour tous ceux qui voudront étudier le départe- 
ment de l'Aude à tous les points de vue, qu'ils soient agri- 
culteurs, géologues, ou géographes. 

Plus à portée qu'un autre par ses fonctions d'officier fores- 
tier de voir de près ces régions, notre collègue a étendu le 
cercle de ses investigations au-delà de son domaine et, tout 
en faisant une œuvre pratique contre le fléau des inonda- 
tions, il a su faire aussi une œuvre de science dont les habi- 
tants du département lui seront reconnaissants et que les 
étrangers désireux de s'instruire ne pourront qu'apprécier. 

M. Adrien Lacroix donne lecture de la note suivante : 
J'ai reçu de Bagnères-de-Luchon une femelle de vautour 
fauve Vultur fulvus, race occidentale, dépassant de beaucoup 
les proportions ordinaires; elle mesure du bout du bec à 
l'extrémité de la queue 1 m 39 centimètres et pesant 14 kilog. 
750 grammes. 

Ce grand rapace a été tué, le 6 février 1876, au port d'Oô, 
sur son aire. Cette aire mesurant 2 met. 20 c. de diamètre, 
était bâtie sur les bords avec des débris de bois assez gros ; 
le centre, composé de bois plus menu , était recouvert de 
laine de mouton, de crins de cheval et de poils d'izard. On 
y trouva deux œufs très gros et de forme un peu arrondie, à 
coquille rugueuse , blanche , flappée légèrement de brun- 
rouge jaunâtre clair. 



— 196 - 

Séance «1 as î» avril 1876. 

Présidence de M. le D r Goukdon. 

La correspondance imprimée comprend les publications 
périodiques de vingt Revues ou Sociétés savantes. 

Le secrétaire-général expose à la Société les propositions 
du Conseil d'administration au sujet du choix d'un nouveau 
local. La Société décide, vu l'urgence, de consacrer la 
somme de 200 francs à la location d'une salle sans engager 
l'avenir. Le bureau devra, en outre, faire dès qu'il sera pos- 
sible les démarches nécessaires 1° pour obtenir une subven- 
tion de la ville en échange du logement auquel elle avait 
reconnu que la Société avait droit; 2° obtenir une allocation 
extraordinaire du conseil général. 

M. Gaston de Malafosse analyse le contenu du dernier 
fascicule envoyé par la Société toscane des sciences naturelles 
de Pise, 

Cette publication contient un travail de M. d'Achiardi 
sur la Cordierite dam le granité normal de l'île d'Elbe et sur 
la corrélation des roches granitiques et trachy tiques. 

L'auteur décrit les divers caractères qui lui permettent de 
rapporter à la Cordierite des petits cristaux et des grains 
d'un vert-brun observés par lui dans le granité des îles de 
la mer de Toscane appelé granité normal, par opposition au 
granité fourmalinifïre. qui forme des filons dans le premier. 

La présence de la Cordierite dans les roches granitiques 
de la Toscane a, dit-il, une importance particulière, parce 
qu'elle établit un nouveau lien entre les granités des îles 
d'Elbe et de Giglio et les trachytes du continent toscan, où 
ce même minéral a déjà été rencontré. L'analogie des tra- 
chytes et des granités a été depuis longtemps signalée : elle 
est si frappante, qu'il est parfois très- difficile de distinguer 
des échantillons empruntés à ces deux classes de roches. 

Bien des théories ont été imaginées pour expliquer ce fait, 
bien des hypothèses émises sur l'origine des granités et des 
trachytes. Certains géologues regardent ces derniers comme 
ayant produit les granités par métamorphisme. M. d'Achiardi 



— 197 — 

professe une opinion absolument contraire : pour lui, le 
granité ou le magma granitique ont donné naissance aux 
trachytes sous l'action des eaux marines. Ces eaux auraient 
enrichi de soude les divers éléments du granité, et auraient 
à la longue transformé le tout en ryacolyte ou feldspath 
vitreux qui constitue presque à lui seul le trachyte. M. d'A- 
chiardi appuie cette théorie sur diverses considérations et 
entr'autres sur le fait souvent signalé de la répartition des 
roches volcaniques, groupées en général dans lé voisinage 
des mers. 11 répond brièvement aux objections qu'on pour- 
rait lui opposer ; mais conclut en se défendant de vouloir 
faire dériver absolument tous les trachytes de grafites 
préexistants. 

Dans la même revue le docteur Francesco Stagi publie des 
recherches chimiques sur les calcaires des montagnes de Pise ; 
il donne les analyses détaillées de chacune de ces roches, et 
fait remarquer que l'on retrouve dans toutes des matières bi- 
tumineuses et du phosphore. De ce fait il induit l'origine pu- 
rement organique des masses calcaires; conclusion très-con- 
testable, et beaucoup trop générale dans tous les cas. -- 
Le professeur Barali cherche à démontrer dans une note 
étendue que l'os molaire se développe chez l'homme et chez 
les autres mammifères par un seul point d'ossification. — 
N. Meneghini donne la description des crinoïdes tertiaires. 
— M. le docteur Angelo Manzoni énumère les coquilles mor- 
tes de la plage du Lido et les bryozoaires qui se fixent sur 
elles. — M. Lauley décrit une magnifique mâchoire de sphœ- 
rodus cincius (Agass.), poisson de l'époque tertiaire et présente 
des observations sur le genre Sphœrodus et ses caractères. 



Séance du 26 avril. 

Présidence de M. Marquet. 

La correspondance imprimée comprend les publications 
périodiques de dix Sociétés ou Revues et , en outre , les 
ouvrages suivants offerts par le ministère de l'Instruction 
publique : 



— 198 — 

Faune entomologique française, par Berce et Dayrolle.. 
Traité de paléontologie végétale, de Schimper. 
Mission scientifique au Mexique. 

M. Garcin, ingénieur à Narbonne et membre titulaire, 
donne quelques renseignements sur les gisements préhis- 
toriques de la montagne de la Glape; ils complètent les 
observations faites par un autre collègue, M. Rousseau, qui 
a publié dans le Bulletin de la Société le compte-rendu de 
ses fouilles. 

M. Cartailhac insiste vivement sur l'intérêt des stations de 
la Glape. Les ossements , les débris d'industrie, les dessins 
sur os permettent de les rapporter à l'époque dite du Renne, 
et si bien caractérisée aux Eysies,à la Madeleine, à Laugerie- 
basse , à Bise et sur de nombreux points des Pyrénées. Si 
l'on s'occupe d'une époque plus récente , l'âge de la pierre 
polie, on est frappé de voir dans l'Aude une quantité énorme 
de haches en pierre polie et un si petit nombre de stations 
proprement dites. Gomme il y a évidemment des recherches 
à faire dans ce sens, on peut certifier que le succès les cou- 
ronnera. 



Séance du 24 mai. 

Présidence de M. le D r Gourdon. 

Il est donné lecture du compte-rendu de la dernière 
séance du comité de publication. 

If. l'Archiviste dépose sur le bureau un exemplaire du 
fascicule 1 du neuvième volume du bulletin. 

La correspondance imprimée comprend les publications 
de nombreuses Sociétés et Revues. 

M. Trutat, au nom de M. Gaston de Malafosse absent, 
donne lecture d'un rapport sur le numéro d'avril de la 
Revue des Sciences naturelles. 

Dans ce fascicule, M. Hesse décrit un nouveau crustacé ap- 
partenant au genre Ancée qui vit en parasite sur les branchies 



— 199 - 

et dans la bouche du congre de la Méditerranée (Conger 
vulgaris) . 

Il dépeint les transformations subies par cette espèce pour 
arriver à l'état parfait en passant par celui de Pranizés. Dans 
cette première phase de développement, les ancées femelles 
portent déjà des œufs ; mais ces œufs ne peuvent être fécon- 
dés que par des mâles adultes, et lorsque les femelles sont 
elles-mêmes sorties de l'état larvaire. 

On ne trouve sur les poissons que dee pranizés qui, solide 
ment fixés sur les lissus, segorgentde sang et d'autres liquides 
vitaux. Arrivés à l'état lancées, leur genre de vie est encore 
inconnu. M. Hesse pense que le mâle se retire dans quelque 
cavité des rochers, ou dans une alvéole abandonnée de 
balane, et saisit avec ses mandibules et ses pattes-mâchoires 
les proies qui passent à sa portée. 

On remarque dans le même numéro l'article intitulé: 
Draguayes profonds au large de Marseille en juillet-octobre 
1875, par M. Marion. — Cette note donne les résultats de 
six draguages fait à des profondeurs diverses, de 60 à 350 m . 
Les listes d'animaux recueillis contiennent des mollusques, 
parmi lesquels plusieurs brachiopodes ; des échimodermes, 
des cœlentérés, des spongiaires, des crustacés, des bryozoai- 
res et des annélides en assez grand nombre. 

Plus loin M. Barthélémy, professeur au Lycée de Toulouse, 
publie la première partie d'un travail sur l'absorption des 
bicarbonates par les plantes dans les eaux naturelles. 11 
distingue deux sortes de racines: Jes unes, véritables bran- 
chies aquatiques, servent à l'absorption des gaz dissous 
dans l'eau; les autres sont destinées à absorber les liquides. 
Des quatre premières séries d'expériences entreprises, il ré- 
sulte que les plantes prennent des carbonates une quantité 
qui est en rapport avec la quantité d'eau évaporée et que 
l'absorption est plus grande le jour que la nuit. Il peut même 
y avoir excrétion la nuit, lorsque l'absorption et l'évapora- 
tion ont été faites le jour. 

Parmi les autres articles contenus dans le fascicule il faut 
noter : Théorie des plantes carnivores, etc , simple et très- 
concise analyse d'un ouvrage récent de Morren, professeur à 
Liège, qui cherche à démontrer que la nutrition est la même 



- 200 - 
chez les végétaux que chez les animaux, et que les végétaux 
manifestent des phénomènes biologiques d'un ordre élevé. 
Les plantes étudiées sont les Utricularia, les Drosera, les 
Dionœa, etc. — La méthode naturelle et le 'principe de l'évolu- 
tion, par M. Ch. Martins. Note de quelques pages, écrite 
pour établir que « l'ordre naturel de Jussieu n'est que l'ordre 
de succession des végétaux à la surface du globe depuis la pé- 
riode primaire jusqu'à l'époque actuelle. » A l'appui de sa 
thèse, l'auteur cite quelques faits bien connus, et rappelle 
incidemment les divers arguments donnés pour justifier la 
théorie de l'évolution appliquée au régime animal. — La 
lumière et les organes lumineux chez quelques annélides , 
par le professeur Panceri (traduction). — Dans ce Mémoire, 
le professeur Panceri étudie les conditions dans lesquelles se 
produit la phosphorescence de divers annélides marins et 
terrestres. Parmi ces derniers, il signale le lombric ou ver 
de terre, qui parfois émet une lueur venant des glandes 
du clitellum, en octobre, époque de la reproduction. 

Enfin, la Revue donne un mémoire particulièrement in- 
téressant pour les naturalistes de cette contrée : Notice sur le 
Pic du Gar , par M. le professeur Leymerie. En voici le ré- 
sumé : A la sortie de la vallée de la Pique où le géologue a 
pu observer la série des terrains primaires, allant en s'abais- 
sant; il ne rencontre pas, comme il pouvait s'y attendre, les 
couches secondaires, mais retrouve le granité protèique et les 
schistes anciens. La cause de ce phénomène est le soulève- 
ment énergique d'une zone parallèle aux Pyrénées et d'une 
largeur de 6 à 7 kil. 

Le Pic du Gar fait partie de cette zone et domine à l'est la 
plaine qui s'ouvre au confluent de la Garonne et de la 
Pique, plaine qui est bordée à l'ouest par les masses grani- 
tiques schisteuses du Som-d'Olivet. 

L'altitude du Gar est de 1786 m ; il s'élève de 1300 m au- 
dessus de la vallée de la Garonne. 

Cette montagne, dont le sommet est formé par une crête 
hérissée , semble se décomposer naturellement en trois 
régions : 

1 U Région inférieure on rugueuse. 

2° — moyenne ou tranquille. 

3 n — supérieure ou hérissée. 



- 201 - 

Ire Région. 

A la base, on remarque, auprès du village de Ghaum, un 
typhon granitique, présentant un front abrupt, par suite 
d'une rupture opérée dans le sens de la vallée. C'est à lui 
que doit être rapportée l'origine du soulèvement de la mon- 
tagne, dont les strates plongent vers le N.-E. 

Au-dessus, viennent des schistes, dont les plus anciens 
sont très-tourmentés et fortement modifiés par l'infiltration 
de la matière granitique. Il représentent le Gambrien. 

2 e Région. 

Schistes siluriens etdévoniens. — Les premiers de ces schis- 
tes sont argileux, fissiles, sub-ardoisiers ; ils alternent avec 
de minces couches d'un calcaire bleuâtre contenant des 
orthocères et la cardiola interrupta. La présence de ces 
fossiles permet d'assimiler cet horizon à celui de Marignac 
(silurien supérieur). 

Le dévonien paraît être représenté par des grauwackes 
lines, d'un gris brunâtre, assez schisteuses, présentant à cer- 
tains niveaux des empreintes d'Orthis. 

Au-dessus de ces couches, on retrouve le grès rouge 
pyrénéen rattaché par les uns au permieu, par les autres au 
trias. 

3 e Région. 

Dans cette région, où les couches sont fortement redres- 
sées, on remarque d'abord des calcaires grisâtres, sub-cris- 
tallins , en partie vacuolaires , puis compactes. Au-dessus 
viennent des calcaires noirâtres, un peu bitumineux, et des 
schistes de même couleur. Ces couches se rapportent évi- 
demment au lias et sont couronnées par des dolomies noires, 
fétides, sans doute supraliasiques comme celles d'Aspet. 

Puis viennent des calcaires clairs, compactes, en partie 
bréchoïdes, fortement inclinés à l'est. Ils forment le sommet 
de la montagne, et les plus élevés d'entr'eux pourraient bien 
représenter le crétacé inférieur (grès vert). D'autant plus 
que dans un chaînon dépendant du massif du Gar, ces cal- 

U 



— 202 — 

caires montrent à leur surface ces courbes noires indiquant 
la présences des caprotines. 

Vers la base du pic, entre les villages d'Eup et de Bezins, 
on remarque un affleurement d'ophite tigrée. 

La diversité des terrains qui constituent le Pic du Gar 
permet, dit M. le professeur Leymerie, de le considérer 
comme « un immense échantillon offrant rassemblés tous les 
terrains des Pyrénées proprement dites. » 



Séance du 14 juin ÎS'ÎG. 

Présidence de M. le D r Gourdon. 

M. E. Gartailhac rend compte des fouilles qu'il vient 
d'exécuter dans les environs de Castelnau-de-Montmirail. 
Il s'agit d'une grotte sépulcrale découverte par le proprié- 
taire du sol, M. Bouissou, en défonçant une vigne; elle ren- 
ferme les restes d'environ 20 individus. Malheureusement 
beaucoup de personnes avaient pénétré dans ce puits natu- 
rel de 4 mètres de profondeur s'élargissant à la base, de 5 à 
6 mètres de rayon, et elles avaient écrasé les ossements. 
M. Cartailhac a pu cependant recueillir cinq crânes et une 
quinzaine de chacun des principaux ossements. 

Par l'aplatissement des tibias, la perforation d'un tiers des 
humérus, etc., ces ossements annonçaient les hommes des 
dolmens. A la fin de sa fouille M. Gartailhac a pu, en effet, 
recueillir des perles en calcaire, en coquille, en os, une 
aiguille en os semblables à celles que renferment générale- 
ment les dolmens. Il y a un beau dolmen en ruine à coté 
du champ ou s'ouvre la crypte. M. Gartailhac remercie pu- 
bliquement M. Gaston Ferai de Puicelsy, qui lui a signalé 
cette grotte et le propriétaire AI. Bouissou, qui a mis la meil- 
leure grâce à faciliter les recherches. 

M. E. Gartailhac adonné au Muséum de Toulouse le pro- 
duit de ses fouilles. 

M. Gaston de Malafosse analyse plusieurs notes du miné- 
ralogiste allemand de Lasaulx, traduites dans les Mémoires 



- 203 - 

de l'Académie de Clermont-Ferrand. Dans un premier tra- 
vail sur les roches volcaniques de l'Auvergne. M. de Lasaulx 
s'efforce de démontrer que la composition des laves ne peut 
servir de critérium certain pour déterminer l'époque de leur 
éruption. Pour établir cette thèse, il étudie avec le plus 
grand, détail les roches de la chaîne de Puys, et ensuite 
celles du mont Dore II donne le résultat de minutieuses 
analyses chimiques et d'observations microscopiques sur des 
lames minces de chaque échantillon. Discutant et compa- 
rant ces résultats, il en arrive à conclure qu'on ne saurait, 
avec Lecoq, diviser les laves en deux groupes : l'un pyroxé- 
nique et comprenant les plus anciennes, l'autre labradori- 
que, réunissant les laves modernes. C'est surtout à la strati- 
graphie qu'il faut demander des éléments pour fixer les 
âges relatifs des produits volcaniques. 

Une autre note a pour but de décrire les traces d'anciens 
glaciers observées dans le massif du mont Dore. Les stries y 
sont très-visibles sur les granits et les basaltes. Beaucoup de 
roches sont moutonnées. Enfin, de nombreux blocs errati- 
ques sont rangés en file ou en cercle sur le penchant des 
cônes volcaniques. 

Le savant professeur estime que les glaciers du mont Dore 
ont contribué dans une large mesure à creuser les vallées 
qui sillonnent les flancs du massif, et dont il n'attribue pas 
la formation aux déchirements. 

Les glaciers dont il s'agit auraient exercé leur action pen- 
dant la période la plus récente du pliocène. 

Certains lacs de l'Auvergne sont regardés comme occupant 
la place de cratères d'explosion, simples cheminées volcani- 
ques sans cônes et sans coulées. M. de Lasaulx croit que 
beaucoup de ces prétendus cratères ne sont que des dépres- 
sions produites par l'éboulement de vastes cavités souter- 
raines. Il cite un exemple de ce phénomène qui se produit 
actuellement auprès du Puy de Montchalme. 



- 204 — 

Séance du 28 juin 4876. 

Présidence de M. le D r Gourdon. 

La correspondance imprimée comprend les publications 
des Socilés et Revues et, en outre, une série d'ouvrages 
donnés par M. Belleville dans lesquels on remarque une pla- 
quette fort intéressante : Considérations sur les diverses mé- 
thodes à suivre dans l'observation des peuples sauvages, par 
J. M. Degerando. 

M. l'abbé Froment, vicaire à Castelnaudary , est nommé 
membre titulaire, sur la présentation de MM. Lacroix et 
Trutat. 

M. E. Cartailhac annonce dans quelles conditions vase 
tenir la huitième session du Congrès international d'archéo- 
logie préhistorique à Pesth. Il donne la liste des questions 
posées au programme. 

Suivant son usage, la Société d'histoire naturelle souscrira 
à cette session. 

M. Trutat appelle l'attention de ses confrères sur une 
remarquable série de reptiles et autres animaux du Nord de 
l'Afrique que M. le D r d'Auriol veut bien offrir à la Société 
pour le Musée d'Histoire naturelle de la ville. 

La Société en exprimant sa gratitude à M. le D r d'Auriol 
prie M. Trutat de fournir une note détaillée sur ces objets. 

M. Lacroix dépose sur la table de la Société trois oiseaux 
très-rares dans la faune française. Ces sujets lui ont été 
communiqués par M. Rey, amateur d'ornithologie. 

Le premier de ces oiseaux est un faucon concolor, Falco 
concolor, capturé à Gaillac (Tarn), le 3 octobre 1873. C'est 
un mâle presque adulte. 

Le second est un traquet de grande taille ayant la robe 
du traquet motteux ordinaire, mais plus grand que le tra- 
quet rieur. Ce sujet fut capturé à Nissan (Hérault) le 5 no- 
vembre 1875. 

Le troisième est un Canard couronné, Anas mersa, mâle en 
livrée d'hiver, tué près Béziers dans les étangs de Vendre, le 
i>8 janvier 1876. 



- 205 — 

M. Lacroix donne ensuite lecture de la note suivante: 

Canard Pilet. — Anas acuta (variété rouge). 

Je mets sous les yeux de la Société une très-jolie variété 
du Canard Pilet ou Canard à Longue queue. 

C'est un maie adulte capturé dans les grands ramiers de 
Braqueville, à 6 kilomètres sud de Toulouse, le 28 avril 1876. 

Pour faire mieux ressortir les différences existant entre ce 
magnifique sujet et le type ordinaire j'établis le tableau 
comparatif suivant : 



Mâle adulte ordinaire. 

Tête, gorge et partie supérieure 
du cou brun taché de noir, au ver- 
tex nuancé de violet et de pourpre 
sur les côtés. 

Nuque d'un noir brillant limité par 
du blanc pur sous forme de bande. 

Moitié intérieure du cou, poitrine 
et abdomen d'un blanc pur. 



| Mâle adulte, variété. 

Tête, gorge et partie supérieure 
du cou brun lavé de rouge brique 
sombre, taché de noir, marron au 
vertex et nuancé de violet rougeâtre. 

Nuque d'un noir lavé de r .uille, 
limité par du blanc légèrement teinté 
de roux clair et sous forme de bande. 

Moitié inférieure du cou, poitrine 
et abdomen fortement lavés de rouille 
assez vif. 



Séaucc du 19 juillet f*7«. 

Présidence de M. le D r Golrdon. 



La correspondance comprend les publications des Sociétés 
correspondantes et des Revues. 

M. E. Cartailhac au nom de l'auteur M. le professeur Ca- 
pellini, géologue bien connu, secrétaire général du Congrès 
international d'anthropologie et d'archéologie préhistorique 
dépose sur le bureau une brochure intitulée : YUomo plioce- 
nico in Toscana, M p., 4 pi. Extrait des actes de l'Acad. dei 
Lincei. 

M. F. Regnault expose le résultat de quelques recherches 
qu'il vient de faire dans les grottes ossifères du Roussillon, 



896 — 

M. Alexandre Jtertrand, dans une liste des cavernes habi- 
tées ou sépulcrales classées par départements et par com- 
munes, d'après le dictionnaire archéologique de la Gaule 
publié à la iin de son ouvrage : Archéologie celtique et gau- 
loise, cite pour les Pyrénées-Orientales les suivantes : Argou, 
— Foudla. - Yilleiranchc de Contient, — Vingrau ( Cannes 
de las Encantadas). Déjà Marcel de Serres, dans son Essai sur 
les cavernes ù ossements, 4835, signalait les cavernes de Vil— 
lefranche, les unes dans la montagne de Belloch et dans 
l'Intérieur de la citadelle de cette petite forteresse , les au- 
tres dans la montagne de Saint-Jacques. Elles avaient été 
vidées à cette époque à la suite des travaux du génie ; le 
contenu est perdu ; il ne reste que la liste des animaux 
communiquée à Marcel de Serres et publiée par lui. L'ours, 
la hyène, le lièvre, le rhinocéros, le cheval, le cerf, le bœuf 
avaient été rencontrés là. 

La caverne d' Argou avait donné à Marcel de Serres le 
rhinocéros, le sus scropha, le cheval, le bœuf, Yovis et le 
renne qu'à cette époque on n'avait pas encore reconnu, et 
auquel on donnait divers noms. La Société scientifique des 
Pyrénées-Orientales a publié diverses notes sur ces cavernes, 
mais on peut dire qu'elles n'ont jamais été étudiées sérieuse- 
ment, et il serait désirable de voir des recherches entrepri- 
ses pour les explorer. D'autant plus que le nombre des gise- 
ments connus est bien inférieur à celui des gisements que 
l'on pourrait trouver. 

C'est ainsi que M. Félix Regnault après avoir fait dans la 
grotte de Fouilla ou Fuilla, la plus haute dans la vallée de la 
ïet, quelques fouilles superficielles, après avoir trouvé des 
ossements d'Ursus spelœus dans diverses cavités voisines de 
Villefianche, découvrit à Sirach une caverne ossifère tout- 
à-fait digne d'attention. 

En sortant de Prades on atteint en vingt minutes le pont 
de Ria. En suivant le petit canal on arrive en un quart 
d'heure au village de Sirach, bâti sur un mamelon calcaire 
Tout à côté du village se voit une ouverture d'un mètre de 
hauteur sur 1 m ,20 de large, il faut ramper le long d'un cou- 
loir étroit, pour entrer après 6 à 7 mètres de parcours dans 
une immense salle. Au milieu on trouve d'abord un lac assez 
protond qui paraît être formé par les eaux infiltrées du 



- 207 - 

canal qui passe au-dessus. Diverses salles se suivent remplies 
de déblais, de grands blocs, et ce n'est que dans la der- 
nière, terminée en entonnoir, que la terre moins mélangée 
invitait à faire des fouilles. Une tranchée de 6 mètres de 
large sur 0,40 à 0,50 cent, de profondeur a livré une grande 
quantité d'ossements d'ours {ursus spelœus). M. F. Regnault 
insiste sur ce que ces os étaient tous entiers et non frag- 
mentés comme le sont souvent ceux de la grotte de Gargas 
(Haute-Garonne) qu'il a également étudiée. 

M. Aragon , sous-préfet , et M. le Maire de Sirach ont mis 
le plus gracieux empressement à faciliter les fouilles de 
M. Regnault. 



Séanee du S août £8^6. 

La correspondance comprend les publications de plusieurs 
Sociétés savantes et Revues. 

M. Gartailhac appelle l'attention de ses confrères sur 
l'intérêt que doit offrir la session de l'Association française 
pour l'avancement des sciences à Clermont-Ferrand. 

M. Lacroix communique à la Société des observations 
recueillies sur divers oiseaux fort rares dans nos régions, 
parmi lesquels se trouve l'aigle doré. 

Conformément au règlement , le Président annonce que 
les séances de la Société seront suspendues jusqu'au mois 
de novembre. 



- 208 - 



ERRATA 



Page H6, ligne I; au lieu de 12 février, lire M janvier. 

Page 145, ligne 6; au lieu de hyménoptères, lire : coléoptères. Ajouter 

en note : voir le Bulletin, t. VIII, p. 157. 
Page 195, ligne 29; au lieu de izard, lire : isard. 
Page 198, ligne 26; au lieu de neuvième volume, lire : dixième volume. 



- 209 — 



TABLE DBS MATIÈRES 



Pagœ. 

Etat des membres de la Société. . , 5 

Liste des Académies et Sociétés correspondantes. . , n 

Règlement de la Société. 4 4 

Règlement 'de la Bibliothèque . , . . 22 

Séance de rentrée du 4 7 novembre 1875 23 

Sur un squelette de Balœnoptera muscuîus, acquis par le Musée : 

E. Trdtat, J. Gourdon 23 

Séance du 1 er décembre 24 

Sur le radis Daï-ko du Japon : L'abbé Avignon 25 

Séance du 8 décembre . . . 25 

Modification de l'art. 34 du règlement . 26 

Séance du 15 décembre 26 

Sur le passage des Outardes : A. Lacroix , . . . 27 

Séance du 29 décembre 27 

Rapport sur l'état de la bibliothèque : E. Belleville 28 

Exposé de .a situation financière de la Société : A. Lacroix 28 

E. Gobert : Catalogue raisonné des Coléoptères des Landes (suite). 29 

Séance du 12 janvier 1876 4 16 

Approbation des comptes du Trésorier 11(. 

Sur un Passage de l'Outarde barbue et du Barbara à Toulouse : 

E. Trutàt 116 

Elections du Bureau et des Comités 417 

Sur une Ascension d'hiver au Pic de Géeirë : E. Trutat il 7 

I') 



- 210 — 

E. Trutat : Hybride de coq et de pintade, vivant au Jardin des 

Plantes de Toulouse 4 4 8 

Séance du 26 janvier 4 24 

Elections complémentaires 4 21 

Sur le Congrès de l'Association française à Nantes : A. Cartailhac 1 21 

A. de Saint-Simon : Mollusquesdes Pyrénées de la Haute Garonne. 122 

Séance du 9 février 144 

Marquet: Insectes coléoptères du Languedoc (suile) 4 45 

Séance du 23 février 164 

Don de minéraux de Scandinavie : M. Gourdon 1 64 

Sur un gisement de rhinocéros et d'anthracotérium à Blaye 

(T.-et-G.) : E. Trutat 1 64 

A. Lacroix : Le Ganga unibande et le Canard casarca observés dans 

les environs de Toulouse 1 6 ,f 

E. Cartailhac : Le Congrès international des sciences géographi- 

ques 16S 

D r J. Gourdon : Remarques sur les Rudistes de Rennes-les-Bains 

(Aude) 170 

Séance du 22 mars 191 

L. de Malafosse : Sur l'ouvrage de M. Rousseau : Les cours d'eau 

de l'Aude : 191 

Séance du 5 avril 19 6 

Choix d'un nouveau local pour les séances 196 

Analyse des publications de la Societa Toscana di svienze natu- 

rali : G. de Malafosse 4 96 

Séance du 26 avril 197 

Envoi d'ouvrages par le ministère 198 

Sur les gisements préhisloriques de la Clape : E. Garcin, E. Car- 
tailhac 198 

Séance du 24 mai 4 98 

Analyse de la Revue des Sciences naturelles : G. de Malafosse. . 4 98 

Séance du 1 9 juillet 20S 

F. Regnault : Fouilles dans les cavernes ossifères du Roussillon. 20î> 
Séance du 2 août .'.... 207 



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Toulouse — Tfpotfi iphie Bouiial •■•' Gibrar 






l'ouloase/ — I yj>. Bonnal el (îibrac, rue Saint-Rome ii. 



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